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29 Mars 2010
Par Roger CADIERGUES – Consultant et Ancien directeur général du COSTIC
Les nouveaux tarifs photovoltaïques sont désormais fixés par l’arrête du 12 janvier 2010. Une bulle spéculative photovoltaïque s’est développée en fin d’année 2009 dans ce secteur. L’intérêt de revendre de l’électricité à EDF à un cout avantageux sous couvert d’un contrat de 20 ans avec obligation d’achat a conduit des excès de demandes de toits solaires avec plusieurs centaines de demandes de grandes puissances (sup à 250 kW soit 250 m2 de panneaux).
Les deux catégories de production
Il existe deux modes essentiels de production d’électricité utilisant l’énergie solaire :
La vente d’électricité au réseau public
Dans les deux cas précédents l’électricité produite peut être :
Dans ce deuxième cas, la tarification de vente au réseau est, en France, soumise à un régime tarifaire promotionnel couvert par des textes législatifs et réglementaires, des textes qui - ayant déjà évolués - seront toujours susceptibles de modifications dans l’avenir.
La production thermodynamique
La production solaire thermodynamique, la plus ancienne dans les développements réels, ne peut guère être réservée qu’à des centrales un peu importantes, du type centrales urbaines ou interurbaines. Elles utilisent directement la chaleur solaire, au travers de centrales électriques (thermodynamiques) classiques. L’efficacité de ces systèmes étant très fortement lié à la température de source chaude, on ne peut utiliser que des capteurs héliothermiques spécifiques (dits ici « fours solaires »), produisant, grâce à l’orientation variable des capteurs et à la focalisation des rayons, une source très chaude de vapeur d’eau ou d’eau chaude permettant d’atteindre des performances thermodynamiques suffisantes.Vous trouverez, au plan technique comme au plan réglementaire (les tarifs), les détails essentiels sur ces systèmes dans le livret : l’électricité solaire thermodynamique - (à paraître très bientôt)

La production photovoltaïque
Reposant sur l’emploi de capteurs photovoltaïques transformant directement le rayonnement en électricité, ce type de production repose, en France, sur trois techniques un peu différentes, correspondant chacune à un régime tarifaire différents, le paramètres essentiel étant l’intégration plus ou moins poussée des modules dans le bâti. Ces trois régimes correspondent aux réalisations suivantes :
Les détails de la production photovoltaïque
Les textes réglementaires définissent les trois régimes définis ci-dessus, avec une définition juridique et de spécifications techniques assez précises, cette définition ayant une très grande importance au plan tarifaire.
Pour plus de détails il vous faudra consulter les fiches suivantes :
La fourniture négociable :
Pour évaluer l’énergie électrique pouvant être fournie par une installation nous vous conseillons de consulter le livret suivant, basé sur la norme NF EN15316-4-6 : nB41a : Evaluer la production photovoltaïque
→Téléchargez gratuitement le livret MEMOCAD 2010 « Evaluer la production photovoltaïque »
Attention : il s’agit là d’une évaluation technique, la part juridiquement vendable étant fixée par l’arrêté du 6 décembre 2000 (article 4), avec une valeur limite tout à fait forfaitaire, relativement indépendante du site, la seule différence acceptée concernant l’appartenance (ou non) à la métropole continentale.
Le choix des solutions photovoltaïques dépend fortement du tarif d’achat de l’électricité produite.
1. Pour les installations dites « intégrées au bâti » :
A. Les installations intégrées au bâti
Ne peuvent être considérées comme « parfaitement » intégrées au bâti (tarif maximum) que les installations respectant la totalité des règles suivantes.
1. Le système photovoltaïque ne peut être installé :
2. Le système photovoltaïque doit :
. ou bien être installé sur le plan de la toiture, ou (sur demande expresse) parallèle à ce plan,
les modules faisant alors partie intégrante du système d’étanchéité et en constituant même
l’élément principal dans le cas de modules rigides,
. ou bien être installé en mur rideau, en allège, en bardage, en brise-soleil, ou en garde-corps
(de fenêtre, de balcon ou de terrasse).
3. Point important : dans cette catégorie d’installations le système photovoltaïque remplace littéralement des éléments constructifs : le démontage du module photovoltaïque (ou du film) ne peut se faire sans nuire à la fonction d’étanchéité ni aux fonctionnalités fondamentales du bâtiment. C’est donc une intervention exigeant de sérieux travaux.
B. Les installations d’intégration simplifiée
Ne peuvent bénéficier du tarif ci-dessus, mais bénéficient d’un tarif un peu plus faible, les installations dites d’intégration simplifiée au bâti, dont la définition réglementaire - très délicate - peut donner lieu à des litiges.
Schématiquement, la différence essentielle avec la catégorie A tient aux conséquences du démontage, lequel n’entraîne pas alors, obligatoirement, la perte d’étanchéité ou de fonctionnalité du bâtiment. Ce type de situation est particulièrement adapté aux bâtiments commerciaux, industriels ou agricoles, bâtiments pour lesquels l’intégration totale (A) n’est pas toujours possible.
C. Les installations non intégrées
Il s’agit des installations ne bénéficiant pas des avantages précédents, n’en respectant pas les obligations. Ce type de réalisation est souvent dit « d’installations au sol », bien que ce ne soit pas rigoureusement exact dans l’optique réglementaire actuelle, moins contraignante mais qui fait la distinction entre deux situations géographiques :
. les installations métropolitaines continentales, classées en deux catégories tarifaires selon la puissance
. les installations réalisées en Corse et outre-mer
Retrouvez le texte officiel Arrêté du 12 janvier 2010 (modifié par l’arrêté du 15) : conditions d’achat de l’électricité produite dans les installations utilisant l’énergie radiative du soleil
→Téléchargez gratuitement le livret MEMOCAD 2010 « Les tarifs de l’électricité solaire »
Roger CADIERGUES – Ancien directeur général du COSTIC → Liste des principaux textes réglementaires Décret n° 2010-301 du 22 mars 2010 modifiant le décret n° 72-1120 du 14 décembre 1972 relatif au contrôle et à l’attestation de la conformité des installations électriques intérieures aux règlements et normes de sécurité en vigueur → SOURCES & LIENS
Polytechnicien de formation, et consultant international, Roger Cadiergues présente un parcours incomparable dans le génie climatique (vocable dont il est l’inventeur) par les responsabilités tenues et des avancées tant techniques qu’informatiques qui lui sont dûes.
Auteur de nombreux ouvrages, il anime entre autre la lettre hebdo d’XPAIR www.xpair.com
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