Par Roger CADIERGUES le 04 Juillet 2019
Dans les précédentes lettres, partant de ma surprise de constater certains découragements des hommes et des femmes de nos métiers, j'ai cherché à en mieux cerner les origines. L'objectif est, maintenant, d'essayer de définir le moyen d'en "sortir".
Vos constatations ne sont-elles pas exagérément pessimistes ?
Je répéterai ce que j'ai dit dans la présente lettre : toute décision sérieuse commence par un diagnostic. Prenez donc les lettres précédentes comme un diagnostic, et essayons d'en tirer les conséquences. Pour cela poursuivons l'examen de notre diagnostic.
Ce diagnostic n'est-il pas trop décourageant ?
Peut-être au premier abord, mais résumons-nous, car plusieurs constatations
figurent dans les lettres précédentes. En les poussant à
l'extrême se sont les suivantes :
1. Le cadre informatique présente bien des incertitudes rendant certaines
décisions difficiles.
2. Les intervenants actuels ne font pas assez attention à la mise au
point des documents et à leur entretien, que ces documents soient dématérialisés
ou non.
3. Pour des raisons diverses les besoins de chacun sont particuliers et le temps
des compétences universelles est dépassé.
4. Le volume des connaissances nécessaires à nos métiers
ne cesse d'augmenter.
5. Les données et les procédures n'arrêtent pas d'évoluer.
Votre examen paraît très pessimiste ?
Il n'existe peut-être pas de solution parfaite, ni de solution "éternelle". Mais, si vous le voulez bien, en reprenant chacun de ces obstacles, je vais tenter de démontrer comment il est possible de réagir. Et de mettre en place une solution satisfaisante. Pour la préparer (nous y reviendrons en 2006) il faut reprendre chacune des difficultés constatées une à une. Pour le moment prenons donc chaque obstacle l'un après l'autre, et voyons comment l'éviter.
Passons donc à l'obstacle n° 1 ?
L'obstacle n° 1 est celui qui est lié aux incertitudes informatiques.
La vraie solution est impérative, et repose sur les choix suivants.
1a. Il faut que les solutions adoptées soient orientées "document
" (dématérialisé ou non), avec le maximum de possibilités
d'intervention de l'utilisateur, sur les sorties imprimées par exemple.
1b. Il faut, si possible, que nous puissions fonctionner :
- sous Windows classique (98, etc ... jusqu'à XP) ou sous Vista,
- en monoposte ou en client-serveur,
- avec Linux éventuellement (en serveur au moins),
- avec OpenOffice aussi bien qu'avec Microsoft Office.
1c. J'y ajouterai qu'il faut, au moins à terme, que les outils puissent
fonctionner (pour les applications adaptées au moins) :
- sur Pocket PC (assistants numériques de plus en plus couplés
au téléphone),
- sur Tablet PC dès que ce matériel aura atteint une maturité
suffisante.
Ce sont là des contraintes fondamentales.
Dans ces conditions pouvons-nous passer à l'obstacle n° 2 ?
L'obstacle n° 2 concerne l'orientation document : il faut que nos outils
permettent :
- l'emploi d'un format unifié (mode XML) dans tous les échanges,
- l'archivage organisé et plus ou moins unifié des documents dématérialisés,
- la publication souple et organisée des documents papier.
Pouvons-nous passer à l'obstacle n° 3 ?
Tout à fait, l'essentiel étant dit sur l'orientation documents.
Nous passons donc à l'obstacle n° 3, qui concerne ce que nous appellerons
la "personnalisation des besoins". La conclusion est claire : il faut
que chacun puisse choisir ses domaines d'information et ses outils.
Je ne pense pas qu'on puisse aller plus loin dans les objectifs. Reste à
les satisfaire, ce qui exige une mise au point plus détaillée
des solutions à proposer : ce sera pour plus tard.
Dans ces conditions pouvons-nous passer à l'obstacle n° 4 ?
Si vous le voulez bien nous allons passer simultanément aux obstacles
4 et 5. Ces obstacles ont été exprimés comme suit :
4. Le volume des connaissances nécessaires à nos métiers
ne cesse d'augmenter.
5. Les données et les procédures n'arrêtent pas d'évoluer.
Ce sont certainement les défis les plus lourds. Ce sont ceux dont nous
reparlerons dans notre prochaine lettre, car ils exigent un examen particulier.
Dans la prochaine lettre, je reviendrai donc sur les deux défis fondamentaux que nous venons de constater.
Roger CADIERGUES
