Par Roger CADIERGUES le 04 Juillet 2019
Il est bien évident que de choisir une clé qui possède un nom plus ou moins magique (XML) et un contenu (informatique) a de quoi faire croire que nous nous éloignons de la réalité. A moi de vous montrer qu'il n'en est rien. A moi de démystifier le sujet pour qu'il ne vous paraisse pas ésotérique.
Pourquoi choisir une "clé" aussi curieuse ?
Quand vous examinez la vie réelle vous constatez qu'elle vit largement d'informations. La compétence, par exemple, repose sur un assemblage intelligent d'informations dans un domaine bien précis. Or, toute analyse un peu profonde révèle assez vite que, pour manipuler ces échanges, nous ne disposons que d'outils bien imparfaits. Heureusement, depuis quelques années est apparue une solution "miracle", une méthode universelle d'échange, XML, normalisée et gratuite, mise au point par le W3C, le consortium chargé d'unifier les procédures Internet. Pour ne pas faire d'erreur notez d'ailleurs qu'XML n'est pas du tout limité à Internet. Tous les outils informatiques modernes revendiquent, sans faire appel à Internet, l'usage d'XML, Word et Excel par exemple.
Pourquoi n'en parle t-on pas dans nos métiers ?
Ce n'est pas tout à fait exact, car j'ai présenté XML en 1999 à Strasbourg (au Congrès AICVF). Il ne faut toutefois pas se faire d'illusions, cette présentation n'a pas eu de retombées apparentes. Et pourtant je maintiens mes idées, et je vais dire pourquoi.
A quoi peut bien servir XML ?
D'une manière générale XML sert aux échanges d'informations,
ce qui peut concerner :
- aussi bien la description d'une installation, aspects administratifs éventuellement
compris,
- que des objets plus limités tels qu'un radiateur, en catalogue ou en
commande,
Dites-vous bien que cela peut aussi concerner (ce ne sont que des exemples)
:
- les échanges entre ingénierie et installateurs pour les projets
(avec ou sans supports graphiques),
- les échanges entre installateurs et fabricants pour les matériels
(sélection, commande, livraison),
- les échanges avec les gestionnaires (description des installations,
notices de matériels, etc.);,
- les échanges entre automatismes, et entre gestions techniques (nous
y reviendrons par la suite).
Il s'agit donc d'une unification très générale, dépassant
largement ce qu'on appelle couramment "l'information".
Comment est donc constitué XML ?
Quand on analyse en détail ce à quoi correspond un échange
d'informations - quelle qu'en soit la forme - il apparaît que cet échange
est composé de deux éléments :
- d'une part le contenu, ce que nous appelons l'information proprement
dite,
- d'autre part les conventions président à l'organisation de
ce contenu, un aspect complémentaire peut-être difficile à
saisir pour le moment, mais que nous allons voir plus concrètement en
détail.
Dans le langage savant des informaticiens, les deux composantes dont je viens
de parler se dénomment "données" (le contenu) et "métadonnées"
(l'organisation). Je n'indique ici ces termes que pour aider à éclairer
éventuellement d'autres textes, mais je ne les utiliserai plus par la
suite. Ceci dit, un "fichier XML" (une unité d'information
XML) comporte normalement :
- un fichier de contenu,
- un fichier d'organisation, ce qu'on appelle le "schéma".
Pour l'exemple, voyez l'illustration qui suit, concernant un radiateur en catalogue,
l'unité d'information étant organisée en fichier XML.

Roger CADIERGUES
