Par Roger CADIERGUES le 04 Juillet 2019
De quoi s'agit-il quand on parle de ces "services Web" ?
D'une solution facile à décrire. Avec ces services : les traitements sont effectués au sein du serveur Web (Intranet ou Internet). Tout au contraire la consultation (entrée des données comprise) et l'affichage des résultats sont réalisés sur le PC final (individuel) à travers le navigateur Internet du poste (Internet Explorer ou autres, sous Windows, MacIntosh, Unix, etc.). Pour mener à bien cette opération le recours à une procédure normalisée, publique et gratuite, est indispensable : il s'agit de la procédure SOAP. Les données, dans les deux sens, sont transmises sur le réseau (au "format" http d'Internet) au travers de fichiers XML quasi-automatiques.
Dans combien de temps disposerons-nous de ces services ?
C'est très simple à prévoir : il n'y a pas de goulot d'étranglement au niveau de SOAP, il n'y en a qu'au niveau du développement des fichiers XML, de ClimML et BACnet-XML en particulier.
On ne voit pas très bien comment les services Web peuvent intervenir au niveau des gestions techniques telles que BACnet ?
Aussi bizarre que cela puisse paraître c'est pourtant déjà vrai. Un groupe spécial BACnet XML, au sein de l'ASHRAE, travaille aujourd'hui à ce développement. Mais il y a plus : certains fournisseurs de services américains proposent déjà des services Web liés à BACnet, sous la forme de services "administratifs" terminaux utilisables par les gestionnaires quels qu'ils soient, ces services étant directement accolés aux serveurs centraux des installations BACnet de gestion technique.
Est-il prudent de parler de systèmes qui ne fonctionnent pas encore, si l'on excepte le cas que vous venez de signaler ?
Oui pour une raison qui me paraît essentielle : si les solutions que nous
mettons par ailleurs au point (qui n'exigent pas à priori d'être
des services Web ou des fichiers XML) se révèlent ensuite inadaptés,
nous passerons à côté des besoins. Ce que j'ai l'intention
de démontrer c'est que nous pouvons disposer immédiatement de
solutions pratiques, simples et claires qui :
- non seulement sont utilisables avec nos outils actuels, sans Internet par
exemple,
- mais n'auront pas, en plus, à être modifiées dans le futur
si les procédures que j'ai décrites, tels que les services Web,
se développent.
C'est là le sens de cette mise au point, beaucoup moins futuriste qu'il
n'y paraît.
Devons-nous nous attendre à d'autres petites révolutions ?
Bien entendu dans le domaine technologique il y aura probablement de nombreuses évolutions, j'y reviendrai certainement. Mais il y en aura sans doute aussi dans le domaine de l'organisation. Je pense, toutefois, que nous venons de voir l'essentiel. Sauf peut-être le point suivant. Avec Internet vous avez l'habitude d'utiliser des adresses "claires", "xpair.com" par exemple. En fait le réseau transforme cette adresse claire en adresse binaire, à base de 8 chiffres (8 bits). Tant bien que mal, ce système a été jusqu'ici suffisant. Mais les besoins croissant fortement, l'adresse claire correspondra désormais à un nombre de 16 bits, ouvrant Internet à un nombre beaucoup plus élevé de points de raccordement. Vous me direz que, pour nous, cela ne devrait pas avoir beaucoup d'importance. En fait, bien que ce soit une idée assez personnelle, je pense que cette nouvelle situation va permettre une révolution importante : donner à chaque objet (votre chaudière par exemple) une adresse Internet. Il n'y aura, de toutes façons, rien à faire pour y parvenir : ce sera simplement une donnée de plus. Dans un fichier XML décrivant une chaudière installée, il faudra simplement prévoir (au schéma) la zone réservée à l'adresse Internet de l'objet. Là aussi, prévoir le futur est très simple, et n'entraîne aucune servitude sérieuse si, simplement, nous y pensons dès maintenant.
Dans ma prochaine lettre, je reviendrai sur l'air, pour des raisons bien précises, expliquées dans cette lettre.
Roger CADIERGUES
