Par Roger CADIERGUES le 04 Juillet 2019
Pourquoi des "procédures" ?
Pour évaluer si le développement prévu est "durable" ou non. Plusieurs méthodes sont proposées, la plus ancienne, à ma connaissance, datant de 1990 : celle du BRE (Building Research Establishment) britannique. La procédure en cause s'appelle "BREEAM" (Building Research Establishment Environmental Assessment Method). C'est une procédure d'évaluation environnementale, dès sa naissance parfaitement utilisable, mais qui n'a pas cessé d'évoluer depuis 1990, en dehors même des adaptations spécifiques au Canada et à l'Australie. C'est une procédure sectorielle, comme la plupart des méthodes proposées dans d'autres pays. C'est ainsi que "BREEAM Schools" (pour les écoles) vient tout juste de paraître.
J'imagine que ce ne sont pas les seules "procédures" ?
Effectivement. D'ailleurs d'autres initiatives sont encore plus internationales, en particulier le "Green Building Challenge Assessment Framework", auquel participent plus de 20 pays depuis 1998. L'aboutissement de ce travail collectif s'est traduit par la création d'un tableur spécifique (GBTool), utilisé dans des pays aussi divers que la Corée, le Brésil ou l'Italie par exemple.
Vous ne parlez pas des procédures françaises, pourquoi ?
Parce qu'elles méritent ici un examen particulier. On peut en tracer l'origine à la création, en 1996, de l'association française "Haute Qualité Environnementale", avec le dépôt de la marque "HQE®". Désormais, outre différentes actions, nous allons connaître trois mises en place de ce que j'appelle des "labels qualité environnementale" (un terme honni par les spécialistes, qui ne veulent pas du mot "label", au contenu juridique trop strict). Il est encore difficile d'en prévoir exactement le contenu, mais je voudrais néanmoins signaler qu'en dehors de ces initiatives à venir, existe un document de référence français sur le sujet.
A quel document français voulez-vous faire allusion ?
A un document AFNOR bien précis, mais trop complexe pour que nous ne nous limitions pas ici à un examen léger. Il faudra donc que nous y revenions. Dans le même esprit je voudrais également faire le point sur un mouvement américain (USA) très important, celui du Green Building Council. Là aussi il faudra que nous y revenions.
Dans ma prochaine lettre, je reviendrai donc sur les voies choisies en France, pour assurer le développement durable, afin de les replacer convenablement sur le plan international.
Roger CADIERGUES
