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Juillet 2010
La loi du 11 mars 1957 n'autorisant, aux termes des alinéas 2 et 3 de l'article 41, d'une part que les "copies ou reproductions strictement réservées à l'usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective", et d'autre part que les analyses et courtes citations dans un but d'exemple et d'illustration " toute reproduction intégrale, ou partielle, faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite ".
Le Grenelle de l’environnement
En principe à partir de 2010 la politique écologique française sera essentiellement basée sur les travaux
menés à terme par la réunion de nombreuses commissions spécialisées, l’ensemble constituant ce
qu’il est convenu d’appeler le «Grenelle de l’Environnement».
Sur le plan pratique – et juridique – cette politique est définie :
Les opérations prévues par la loi Grenelle 1
De nombreux domaines sont concernés par la loi du 3 août 2009, dont le bâtiment (sous le titre I
consacré à la lutte contre le changement climatique, et au chapitre intitulé «réduction des consommations
d’énergie des bâtiments»). Ces spécifications prennent la forme de 4 articles dont les points essentiels
sont les suivants :
On peut également noter que la loi comporte un article important sur l’urbanisme. Mais il faut, ici,
surtout noter que la loi de 2009 comporte deux sections particulières, fort importantes pour nous, qui
portent sur les deux thèmes suivants.
1. La qualité de l’air. La loi de 2009 comporte, au titre III sur la prévention des risques pour l’environnement
et la santé, un article sur la qualité de l’air avec – en particulier - la décision de soumettre
les produits de construction et d’ameublement ainsi que les revêtements muraux et de sol, les peintures
et vernis, etc. à un étiquetage, et ce à partir du 1er janvier 2012. Le thème n’étant pas traité dans ce
guide, voyez plutôt pour les détails, les livrets sur la qualité de l’air (nE).
2. Il faut également noter que la loi comporte des articles nion négligeables sur la disponibilité et la
qualité de l’eau. Sur ce point voir également les livrets spécialisés (nJ).
Toutes ces décisions (et d’autres) devraient être confirmées, et surtout concrétisées par les textes
(dits Grenelle 2) qui sont actuellement en cours de discussion au Parlement. C’est après la publication
de ces textes qu’il sera possible de délivrer des analyses plus précises sur : la réduction des consommations
bâtiment, les dispositions urbanistiques et territoriales d’accompagnement, la garantie de qualité
de l’air extérieur et de l’air intérieur, etc.
Les six points clés de la loi
Sur le plan bâtiment, il est possible de dégager les six points clés paraissant (de notre point de vue)
essentiels dans la loi, ces points étant les suivants.
Tous ces points seront revus ultérieurement à partir des résultats de Grenelle 2.
Vous trouverez ci-après :
Cette édition réserve :
2A. La loi du 3 août 2009 (textes sélectionnés)
Programmation relative à la mise en oeuvre
du Grenelle de l’Environnement
Article 1.
La présente loi, avec la volonté et l’ambition de répondre au constat partagé et préoccupant d’une urgence écologique,
fixe les objectifs et, à ce titre, définit le cadre d’action, organise la gouvernance à long terme et énonce les
instruments de la politique mise en oeuvre pour lutter contre le changement climatique et s’y adapter, préserver la
biodiversité ainsi que les services qui y sont associés, contribuer à un environnement respectueux de la santé, préserver
et mettre en valeur les paysages. Elle assure un nouveau modèle de développement durable qui respecte l’environnement
et se combine avec une diminution des consommations en énergie, en eau et autres ressources naturelles.
Elle assure un croissance durable sans compromettre les besoins des générations futures. Pour les décisions publiques
susceptibles d’avoir une incidence significative sur l’environnement, les procédures de décision seront révisées pour
privilégier les solutions respectueuses de l’environnement, en apportant la preuve qu’une décision alternative plus
favorable à l’environnement est impossible à un coût raisonnable.
Les politiques publiques doivent promouvoir un développement durable. A cet effet, elles concilient la protection et
la mise en valeur de l’environnement, le développement économique et le progrès social. La stratégie nationale de développement
durable et la stratégie nationale de la biodiversité sont élaborées par l’Etat en cohérence avec la stratégie
européenne de développement durable et en concertation avec les représentant des élus nationaux et locaux des employeurs,
des salariés et de la société civile, notamment des associations et fondations visées au deuxième alinéa de
l’article 49 de la présente loi. L’Etat assure le suivi de leur mise en oeuvre au sein d’un comité pérennisant la conférence
des parties prenantes du Grenelle de l’environnement et en rend compte chaque année devant le Parlement, auquel
il propose les mesures propres à améliorer leur efficacité. Le Gouvernement transmet à celui-ci, au plus tard avant le
10 octobre, un rapport annuel sur la mise en oeuvre des engagements prévus par la présente loi, son incidence sur
les finances et la fiscalité locales et son impact sur les prélèvements obligatoires au regard du principe de stabilité de
la pression fiscale pesant sur les particuliers et les entreprises. Pour ce qui concerne les régions, les départements et
collectivités d’outre-mer, compte tenu de leurs caractéristiques environnementales et de la richesse de leur biodiversité,
l’Etat fera reposer sa politique sur des choix stratégiques spécifiques qui seront déclinés dans le cadre de mesures
propres à ces collectivités. Ces choix comporteront notamment un cadre expérimental pour le développement durable,
au titre d’une gouvernance locale adaptée, reposant sur les dispositions ..
Titre 1er. Lutte contre le changement climatique
Article 2.
I - La lutte contre le changement climatique est placée au premier rang des priorités. Dans cette perspective, est
confirmé l’engagement pris par la France de diviser par quatre ses émissions de gaz à effet de serre entre 1990 et
2050 en réduisant de 3% par an, en moyenne, les rejets de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, afin de ramener à
cette échéance ses émissions annuelles de gaz à effet de serre à un niveau inférieur à 140 millions de tonnes équivalent
de dioxyde de carbone. (fraction de texte non reproduite : politique arctique) La France se fixe comme objectif
de devenir l’économie la plus efficiente en équivalent carbone de la Communauté européenne d’ici 2020. A cette fin,
elle prendra toute sa part à la réalisation de l’objectif de réduction d’au moins 20% des émissions de gaz à effet de
serre de la Communauté européenne à cette échéance, cet objectif étant porté à 30% pour autant ue d’autres pays
industriels hors de la Communauté européennes s’engagent sur des objectifs comparables et que les pays en développement
les plus avancés apportent une contribution adaptée. Elle soutiendra également la conclusion d’engagements
internationaux contraignants de réduction des émissions. Elle concourra de la même manière à la réalisation de l’objectif
d’amélioration de 20% de l’efficacité énergétique de la Communauté européenne et s’engage à porter la part des
énergies renouvelables à au moins 23% de sa consommation d’énergie finale d’ici à 2020.
II – Les mesures nationales de lutte contre le changement climatique porteront en priorité sur la baisse de la consommation
d’énergie des bâtiments et la réduction des émissions des gaz à effet de serre des secteurs des transports et
de l’énergie. Ces mesures sont conçues selon une approche conjointe de protection de la qualité de l’air et d’atténuation
du changement climatique. La maîtrise de la demande d’énergie constitue la solution durable au problème des
coûts croissant de l’énergie pour les consommateurs, notamment pour les ménages les plus démunis particulièrement
exposés au renchérissement des énergies fossiles. Le programme d’économies d’énergie dans le secteur du logement
comprendra des actions ciblées de lutte contre la précarité énergétique.
Pour la mise en oeuvre des objectifs visés au I, les mesures nationales visent à intégrer le coût des émissions de gaz
à effet de serre dans la détermination des prix des biens et des services, notamment en :
- améliorant l’information du consommateur sur le coût écologique de ces biens et services ;
- adoptant de nouvelles réglementations ;
- étendant le système européen d’échange des quotas d’émission de gaz à effet de serre à de nouveaux secteurs, en
tenant compte des mesures nationales prises par les autres Etats membres ;
- (texte non reproduit sur les échanges de quotas).
L’Etat étudiera la création d’une contribution dite «climat-énergie» en vue d’encourager les comportements sobres
en carbone et en énergie. Cette contribution aura pour objet d’intégrer les effets des émissions des gaz à effet de
serre dans les systèmes de prix par la taxation des consommations d’énergie fossile. Elle sera strictement compensée
par un baisse des prélèvements obligatoires de façon à préserver le pouvoir d’achat des ménages et la compétitivité
des entreprises. Au terme de six mois à compter de la promulgation de la préente loi, le résultat de cette étude sera
rendu public et transmis au Parlement.
La France soutiendra la mise en place d’un mécanisme d’ajustement aux frontières pour les importations en provenance
des pays qui refuseraient de contribuer à raison de leurs responsabilités et capacités respectives à l’effort
mondial de réduction des émissions de gaz à effet de serre après 2012.
Les dispositifs incitatifs économiques et les financements publics consacrés à des investissements de production ou
de consommation d’énergie tiendront compte des économies d’énergie réalisées et du temps nécessaire à la rentabilisation
des investissements concernés. L’efficience de ces mécanismes et dispositifs sera évaluée notamment au regard
de leur coût par rapport au volume d’émissions de gaz à effet de serre évitées.
Les dispositifs incitatifs économiques et les financements publics qui auront pour objet la réduction des émissions de
gaz à effet de serre devront être justifiés notamment par référence au coût de la tonne de dioxyde de carbone évitée
ou définitivement stockée.
Chapitre Ier : Réduction des consommations d’énergie des bâtiments
Article 3.
Le secteur du bâtiment, qui consomme plus de 40% de l’énergie finale et contribue pour près du quart aux émissions
de gaz à effet de serre, représente le principal gisement d’économie d’énergie exploitable immédiatement. Un
plan de rénovation énergétique et thermique des bâtiments existants et de réduction des consommations énergétiques
des constructions neuves, réalisé à grande échelle, réduira durablement les dépenses énergétiques, améliorera
le pouvoir d’achat des ménages et contribuera à la réduction des émissions de dioxyde de carbone. Cette amélioration
implique le développement et la diffusion de nouvelles technologies dans la construction neuve et la mise en oeuvre
d’un programme de rénovation accélérée du parc existant, en prenant systématiquement en compte l’objectif d’accessibilité
aux personnes présentant un handicap au sens de l’article L.114 du code de l’action sociale et des familles.
Article 4.
La réglementation thermique applicable aux constructions neuves sera renforcée afin de réduire les consommations
d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre. Elle s’attachera à susciter une évolution technologique et industrielle
significative dans le domaine de la conception et de l’isolation des bâtiments et pour chacune des filières énergétiques,
dans le cadre d’un bouquet énergétique équilibré, faiblement émetteur de gaz à effet de serre et contribuant à l’indépendance
énergétique nationale.
L’Etat se fixe comme objectifs que :
a) Toutes les constructions neuves faisant l’objet d’une demande de permis de construire déposée à compter de fin
2012 et, par anticipation à compter de la fin 2010, s’il s’agit de bâtiments publics et de bâtiments affectés au secteur
tertiaire présentent une consommation d’énergie primaire inférieure à un seuil de 50 kilowattheures par mètre carré
et par an en moyenne ; pour les énergies qui présentent un bilan avantageux en terme d’émissions de gaz à effet de
serre, ce seuil sera modulé afin d’encourager la diminution des émissions de gaz à effet de serre générées par l’énergie
utilisée, conformément au premier alinéa ; ce seuil pourra également être modulé en fonction de la localisation,
des caractéristiques et de l’usage des bâtiments ; chaque filière énergétique devra, en tout état de cause, réduire très
fortement les exigences de consommation d’énergie définies par les réglementations auxquelles elle est assujettie à
la date d’entrée en vigueur de la présente loi. Afin de garantir la qualité de conception énergétique du bâti la réglementation
thermique fixera en outre un seuil ambitieux de besoin maximal en énergie de chauffage des bâtiments ; ce
seuil pourra être modulé en fonction de la localisation, des caractéristiques et de l’usage des bâtiments. Une étude de
l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques sera réalisée afin de proposer un niveau
pertinent de modulation pour respecter les objectifs fixés au premier alinéa et de mesurer l’impact économique de
l’ensemble du dispositif prévu, cette étude examinera également les questions liées aux facteurs de conversion d’énergie
finale en énergie primaire.
b) Toutes les constructions neuves faisant l’objet d’une demande de permis de construire déposée à compter de la fin
2020 présentent, sauf exception, une consommation d’énergie primaire inférieure à la quantité d’énergie renouvelable
produite dans ces constructions, et notamment le bois énergie.
c) Les logements neufs construits dans le cadre du programme national de rénovation urbaine prévu par la loi 2003-
710 du 1er août 2003 d’orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine respectent par anticipation
les exigences prévues au a.
Les normes susmentionnées seront adaptées à l’utilisation du bois comme matériau, en veillant à ce que soit privilégiée
l’utilisation de bois certifié et, d’une façon plus générale, des biomatériaux sans conséquence négative pour la
santé des habitants et des artisans.
Pour atteindre ces objectifs, les acquéreurs de logements dont la performance énergétique excédera les seuils fixés
par la réglementation applicable pourront bénéficier d’un avantage supplémentaire au titre de l’aide à l’accession à la
propriété et du prêt à taux zéro.
Article 5.
L’Etat se fixe comme objectif de réduire les consommations d’énergie du parc des bâtiments existants d’au moins
38% d’ici à 2020. A cette fin l’Etat se fixe comme objectif la rénovation complète de 400 000 logements chaque année
à compter de 2013.
I – Tous les bâtiments de l’Etat et de ses établissements publics seront soumis à un audit d’ici à 2010. L’objectif est,
à partir du diagnostic ainsi établi, d’engager leur rénovation d’ici à 2012 avec traitement de leurs surfaces les moins
économes en énergie. Cette rénovation aura pour objectif de réduire d’au moins 40% les consommations d’énergie et
d’au moins 50% les émissions de gaz à effet de serre de ces bâtiments dans un délai de huit ans.
L’Etat incitera les collectivités territoriales, dans le respect de leur libre administration, à engager un programme de
rénovation de leurs bâtiments en matière d’économie d’énergie dans les mêmes conditions et au même rythme qu’indiqués
à l’alinéa précédent. Les politiques engagées par les collectivités territoriales d’outre-mer feront l’objet d’un
soutien spécifique afin de tenir compte des risques sismiques.
Si les conditions définies par l’ordonnance n° 2004-559 du 27 juin 2004 … (suite du texte sur les contrats de partenariat
en matière d’économies d’énergie non reproduit).
Le droit de la commande publique devra prendre en compte l’objectif de réduction des consommations d’énergie visé
au premier alinéa, en autorisant le pouvoir adjudicateur à recourir à un contrat de performance énergétique, notamment
sous la forme d’un marché global regroupant les prestations de conception, de réalisation et d’exploitation ou de
maintenance, dès lors que les améliorations de l’efficacité énergétique sont garanties contractuellement.
II – L’Etat se fixe comme objectif la rénovation de l’ensemble du parc de logements sociaux. A cet effet, pour commencer,
800 000 logements sociaux dont la consommation d’énergie est supérieure à 230 kilowattheures d’énergie
primaire par mètre carré et par an feront l’objet de travaux avant 2020, afin de ramener leur consommation annuelle à
des valeurs inférieures à 150 kilowattheures d’énergie primaire par mètre carré. Ces travaux concerneront en particulier
180 000 logements sociaux situés dans des zones défrinbies par l’article 6 de la loi n° 2003-710 du 1er août 2003
d’orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine.
Pour définir les priorités du programme, il sera tenu compte du niveau de charges de chauffage payées par les locataires,
au niveau de la consommation annuelle et de l’importance des économies réalisées.
Ce programme de rénovation est ainsi réparti :
| Années | 2009 | 2010 | 2011 à 2020 |
| Logements sociaux rénovés | 40 000 | 60 000 | 70 000 par an |
A cet effet, une enveloppe de prêts à taux privilégiés sera accordée aux organismes bailleurs de logements sociaux.
Des conventions entre l’Etat et ces organismes définiront les conditions de réalisation du programme et prévoiront les
modalités de financement des travaux de rénovation, notamment à partir des économies réalisées grâce à ces travaux
de rénovation. A l’appui de ces conventions, l’Etat pourra attribuer des subventions qui pourront s’élever jusqu’à 20%
du coût des travaux.
Les organismes bailleurs de logements sociaux seront encouragés à recourir aux énergies renouvelables, notamment
pour leur permettre des adaptations marginales à la norme fixée au premier alinéa dans le cas d’un patrimoine
manifestement difficile à rénover. Un décret fixe les conditions techniques pouvant justifier de telles adaptations et les
modalités de compensation applicables aux organismes concernés.
III – Afin de permettre une rénovation accélérée du parc résidentiel et tertiaire existant en matière d’économie
d’énergie, l’Etat mettra en place des actions spécifiques incluant un ensemble d’incitations financières destinées à encourager
la réalisation des travaux. Ainsi :
a) L’Etat favorisera la conclusion d’accords avec le secteur des banques et des assurances tout en mobilisant les
établissements financiers publics, pour développer le financement des investissements d’économie d’énergie ; ces
accords auront pour objet la mise en place de prêts aux particuliers dont les caractéristiques financières permettront
le remboursement des annuités d’emprunt au moyen des économies d’énergie réalisées ; de même l’Etat encouragera
la simplification et l’aménagement des contrats de performance énergétique en vue de faciliter leur diffusion, notamment
dans les copropriétés, et s’assurera de l’élaboration de modèles de contrats de performance énergétique adaptés
aux différents secteurs (résidentiel, tertiaire, industriel) ; il incitera le secteur des assurances à développer un offre de
produits visant à garantir le bon résultat des travaux d’amélioration énergétique des bâtiments résidentiels ;
b) Les modalités d’application du crédit d’impôt sur le revenu en faveur des économies d’énergie et de l’utilisation des
énergies renouvelables seront réformées, afin de favoriser la rénovation des logements donnés en location et la réalisation
de travaux ou l’acquisition des équipements les plus performants.
c) Les propriétaires de surfaces importantes affectées aux activités tertiaires, notamment les sociétés foncières, pourront
être assujettis au dispositif des certificats d’économie d’énergie.
L’Etat incitera les bailleurs et les associations de locataires à engager une concertation pour déterminer les modalités
de partage des économies d’énergie réalisées par ces investissements. Dans un délai d’un an à compter de la promulgation
de la présente loi, le Gouvernement rendra compte au Parlement de l’état de la concertation.
En complément des mesures précitées, l’Etat prévoira des dispositifs d’incitation financière visant à encourager les
propriétaires et les syndicats de copropriétaires à réaliser des travaux de rénovation lourde destinés à accroître la
performance énergétique de logements anciens aux caractéristiques thermiques et énergétiques très dégradées. Ces
dispositifs privilégieront les financements qui tirent parti des gains réalisés par les économies d’énergie. Une étude
analysera par ailleurs les possibilités de mettre en oeuvre à terme des travaux de rénovation.
Le diagnostic de performance énergétique sera adapté à l’outre-mer afin de tenir compte des caractéristiques propres
à ces territoires.
pour suivre et adapter les chantiers de rénovation en matière d’économie d’énergie dans les secteurs résidentiel et
tertiaire.
Dans un délai d’une année après la promulgation de la présente loi, l’Etat remettra à la représentation nationale un
rapport mesurant la production en dioxyde de carbone des systèmes de climatisation et leur impact sur l’écosystème
et l’environnement, singulièrement dans les collectivités d’outre-mer.
(suite et fin du chapitre - sur la formation et la recherche – non reproduite).
Chapitre II : Urbanisme
Section 1 : Dispositions relatives aux objectifs
Article 7.
I – Le rôle des collectivités publiques dans la conception et la mise en oeuvre de programmes d’aménagement durable
doit être renforcé. A cet effet l’Etat incitera les régions, les départements et les communes et leurs groupements de
plus 50 000 habitants à établir, en cohérence avec les documents d’urbanisme et après concertation avec les autres
autorités compétentes en matière d’énergie, de transports et de déchets, des «plans climat-énergie territoriaux» avant
2012.
II – Le droit de l’urbanisme devra prendre en compte le’s objectifs suivants, dans un délai d’un an suivant la publication
de la présente loi :
a) Lutter contre la régression des surfaces agricoles et naturelles, les collectivités territoriales fixant des objectifs
chiffrés en la matière après qu des indicateurs de consommation d’espace auront été définis. Dans ls six mois suivant
la publication de la présente loi, une étude sur la réforme de la fiscalité et sur les incitations possibles pour limiter
l’extension du foncier artificialisé sera effectuée ;
b) Lutter contre l’étalement urbain et la déperdition d’énergie, ainsi que permettre la revitalisation des centres-villes,
les collectivités territoriales disposant désormais, ou étant dotées dans l’année qui suit l’adoption de la présente loi,
d’outils leur permettant en particulier de conditionner la création de nouveaux quartiers, d’opérations d’aménagement
à dominante d’habitat ou de bureaux à la création ou au renforcement correspondant des infrastructures de transport,
ainsi que de prescrire, dans certaines zones, des seuils minimaux de densité ou de performances énergétiques supérieures
à la réglementation ;
c) Concevoir l’urbanisme de façon globale en harmonisant les documents d’orientation et les documents de planification
établis à l’échelle de l’agglomération ;
d) Préserver la biodiversité, notamment à travers la conservation, la restauration et la création de continuités écologiques
;
e) Assurer une gestion autonome des ressources et de l’espace et réexaminer dans cette perspective les dispositifs
fiscaux et les incitations financières relatives au logement et à l’urbanise ;
f) Permettre la mise en oeuvre de travaux d’amélioration de la performance énergétique des bâtiments, notamment
l’isolation extérieure, en adaptant les règles relatives à la protection du domaine public ;
g) Créer un lien entre densité et niveau de desserte par les transports en commun.
III – L’Etat encouragera la réalisation, par les collectivités territoriales, d’opérations exemplaires d’aménagement
durable des territoires.
Il mettra en oeuvre un plan d’action pour inciter les collectivités territoriales, notamment celles qui disposent d’un
programme significatif de développement de l’habitat, à réaliser des écoquartiers avant 2012, en fournissant à ces
collectivités des référentiels et une assistance technique pour la conception et la réalisation des projets.
Il encouragera la réalisation, par des agglomérations volontaires, de programmes globaux d’innovation énergétique,
architecturale, paysagère et sociale, en continuité avec le bâti existant, qui intégreront dans leurs objectifs la préservation
et la rénovation du patrimoine existant, le développement des transports en commun et des modes de déplacement
économes en énergie, la prise en compte des enjeux économiques et sociaux, la réduction de la consommation
d’espace et la réalisation de plusieurs écoquartiers.
Un plan pour restaurer la nature en ville sera préparé pour l’année 2009.
Section 2 : Dispositions relatives à l’urbanisme et au patrimoine
Article 8 / Article 9. (non reproduits : modifications relativement mineures du code de l’urbanisme et du code du
patrimoine)
Chapitre III : Transports
Articles 10 à 17 (non reproduits)
Chapitre IV : Energie
Article 18
Pour atteindre l’objectif de réduction des consommations énergétiques, l’Etat mettra en oeuvre divers instruments
comprenant notamment l’adaptation des normes de consommation, la mise en oeuvre de mécanismes d’incitation, y
compris de nature fiscale, en faveur des produits les plus économes en énergie, l’extension de l’étiquetage énergétique,
notamment à tous les appareils de grande consommation, le renforcement, après évaluation, du dispositif des
certificats d’économie d’énergie et le retrait des produits, procédés, appareils et véhicules les plus consommateurs. Le
développement des procédés de construction normés, avec des chartes qualité, pour garantir l’efficacité énergétique
des bâtiments, sera encouragé.
Il mettra en place des mécanismes incitatifs pour favoriser la conception et la fabrication de produits et de procédés
permettant de réduire les consommations d’énergie et de produire des énergies renouvelables, notamment par les petites
et moyennes entreprises. Une partie des sommes collectées au moyen du livret de développement durable pourra
être affectée au financement des projets des petites et moyennes entreprises dans le domaine du développement
durable. Des mécanismes de garantie de prêts seront mis en place pour soutenir les projets des petites et moyennes
entreprises en faveur du développement durable.
Dans l’objectif d’un retrait de la vente à compter de 2010, la France soutiendra les projets d’interdiction des ampoules
à forte consommation d’énergie dans le cadre communautaire. En accord avec les professionnels concernés,
notamment les distributeurs, l’Etat s’attachera à anticiper les échéances européennes.
Les objectifs d’efficacité et de sobriété énergétiques exigent la mise en place de mécanismes d’ajustement et d’effacement
de consommation d’énergie de pointe. La mise en place de ces mécanismes passera notamment par la pose de
compteurs intelligents pour les particuliers, d’abonnement avec effacement des heures de pointe. Cela implique également
la généralisation des compteurs intelligents afin de permettre aux occupants de logements de mieux connaître
leur consommation d’énergie en temps réel et ainsi de la maîtriser.
L’Etat étudiera la possibilité d’imposer aux personnes morales employant plus de deux cent cinquante salariés ou
agents l’obligation d’établir un bilan de leurs consommations énergétiques et émissions de gaz à effet de serre d’ici à la
fin 2013, cette échéance étant ramenée à la fin 2010 pour les sociétés dont les titres sont admis aux négociations sur
un marché réglementé. Des campagnes d’information et des mesures d’incitation seront mises en place à destination
des petites et moyennes entreprises et autres personnes morales employant entre cinquante et deux cent cinquante
salariés ou agents pour qu’elles établissent ces mêmes bilans. Afin de tenir compte des réalités physiques, du climat
et du mode d’habitat, l’Etat établira une réglementation thermique spécifique applicable aux départements et régions
d’outre-mer ainsi qu’aux collectivités d’outre-mer concernées, tenant compte, s’il y a lieu, des risques sismiques.
Article 19
I – (alinéa non reproduit : définition des énergies renouvelables, modification de la loi du 13 juillet 2005 ; voir le texte
dans le Guide «G005. La maîtrise de l’énergie : la loi de 2005»)
II – Afin de diversifier les sources d’énergie, de réduire le recours aux énergies fossiles émettrices de gaz à effet
de serre et de porter à au moins 23% en 2020 la part des énergies renouvelables dans la consommation d’énergie
finale, soit un doublement par rapport à 2005, l’Etat favorisera le développement de l’ensemble des filières d’énergies
renouvelables dans des conditions économiquement et écologiquement soutenables. Atteindre cet objectif suppose
d’augmenter de 20 millions de tommes équivalent pétrole la production annuelle d’énergies renouvelables d’ici à 2020,
en portant celle-ci à 37 millions de tonnes équivalent pétrole. Des objectifs intermédiaires pour chacune de ces filières
seront fixées en 2009 et un bilan sera réalisé sur cette base en 2012.
L’Etat encouragera le développement de certaines actions réalisées dans le cadre de leurs compétences.
Article 20 (non reproduit : contraintes concernant les activités hydrauliques)
Article 21 (non reproduit : contraintes concernant les biocarburants)
Chapitre V : La recherche dans le domaine du développement durable
Article 22 (non reproduit)
Titre II. Biodiversité, écosystèmes et milieux naturels
Chapitre Ier : Stopper la perte de biodiversité …
Articles 23 à 26 (non reproduits)
Chapitre II : Retrouver une bonne qualité écologique de l’eau …
Articles 27 à 30 (non reproduits ici : voir le Guide, à paraître : Disponibilité et qualité de l’eau)
Chapitre III : Une agriculture et une sylviculture …
Articles 31 à 34 (non reproduits)
Chapitre IV : La gestion intégrée de la mer et du littoral
Article 35 (non reproduit)
Titre III. Prévention des risques pour l’environnement et la santé …
Article 36
La réduction des atteintes à l’environnement contribue à l’amélioration de la santé publique et à la compétitivité des
entreprises. La sobriété dans la consommation des matières premières, notamment par la prévention des pollutions et
des déchets, fournit un élément essentiel d’une nouvelle économie. La mise en oeuvre de cette politique sera fondée
sur les principes de précaution, de substitution, de participation et de pollueur-payeur. La politique environnementale
sera prise en compte comme une composante de la politique de santé dont le lien étroit avec l’environnement et la
santé des écosystèmes sera reconnu.
Chapitre Ier : L’environnement et la santé
Articles 37 à 45 (non reproduits ici, voir le Guide à paraître : La qualité de l’air)
Chapitre II : Les déchets
Articles 46 et 47 (non reproduits)
Titre IV. Etat exemplaire
(extraits très sélectionnés)
Article 48
L’Etat doit, comme toute collectivité publique, tenir compte dans les décisions qu’il envisage de leurs conséquences
sur l’environnement, notamment leur part dans le réchauffement climatique et de leur contribution à la préservation
de la biodiversité, et justifier explicitement les atteintes que ces décisions peuvent le cas échéant causer. Cette prise
en compte est favorisée, pour les grands projets publics, par l’association la plus large possible de l’ensemble des
acteurs concernés dans un esprit de transparence et de participation. L’Etat prendra les mesures nécessaires pour que
les projets de loi soient présentés avec une étude de l’impact des dispositions législatives projetées tant économique
et social qu’envirronnemental.
L’Etat favorisera le respect de l’environnement dans l’achat public par un recours croissant, dans les marchés publics
des administrations et services placés sous son autorité, aux critères environnementaux et aux variables environnementales.
Dans ce cadre, particulièrement dans les zones d’outre-mer éloignées de la France continentale , l’Etat
veillera à faciliter l’utilisation des produits fabriqués à proximité de la zone de consommation, à établir, dans ce cadre,
les correspondances nécessaires et à modifier la nomenclature douanière dans les collectivités d’outre-mer afin de
distinguer, selon des critères de proximité, les produits importés. Cette mesure permettra de réduire le coût écologique
du transport , notamment les émissions de gaz à effet de serre.
L’Etat se donne pour objectifs :
a) b) non reproduits
c) A compter de 2010, de n’acheter que du bois certifié ou issu de forêts gérées de façon durable ;
d) e) f) non reproduits.
Les administrations de l’Etat entreprendront au plus tard en 2009 un bilan de leur consommation d’énergie et de
leurs émissions de gaz à effet de serre et engageront un plan pour améliorer leur efficacité énergétique ....(textes non
reproduits)
L’Etat se fixe pour objectif de disposer en 2010 des indicateurs du développement durable à l’échelle nationale ...
(texte non reproduit). Le suivi de ces indicateurs sera rendu public et présenté au Parlement chaque année à partir de
2011.
L’Etat se fixe également pour objectif de disposer d’indicateurs permettant la valorisation, dans la comptabilité nationale,
des biens publics environnementaux d’ici à 2010.
Titre V. Gouvernance, information et formation
Articles 49 à 55 (non reproduits)
Titre VI. Dispositions propres à l’outre-mer
Article 56 (non reproduit, consulter le Guide à paraître : «Le développement durable outre-mer»)
2B. La loi du ...
(Grenelle 2 de l’Environnement, à venir)
2C. La circulaire du 23 août 2009
La territorialisation du Grenelle de l’Environnement
(texte quasi-intégral de l’introduction)
La mise en oeuvre du Grenelle de l’environnement est un axe majeur de l’action du gouvernement. Or la réussite du
Grenelle passe, pour l’essentiel, par sa «territorialisation», pour parvenir à des réalisations concrètes. Ce sera naturellement
une oeuvre collective, impliquant les collectivités territoriales, les acteurs économiques, la société civil, à
laquelle tous les services de l’Etat, à tous les niveaux territoriaux, doivent contribuer. En charge de l’action de l’Etat sur
les territoires, vous avez une responsabilité particulièrement lourde dans ce processus.
Cette action est d’autant plus nécessaire et urgente que certaines des politiques mises en oeuvre pour tenir les
engagements du Grenelle sont des composantes essentielles du plan de relance par les investissements élaboré par le
gouvernement pour lutter contre la crise économique actuelle. C’est notamment le cas des actions à mener en matière
d’économie d’énergie dans le bâtiment, de développement des énergies renouvelables et de déploiement des infrastructures
de transports à faible impact sur l’environnement. C’est également le cas des actions de soutien aux écotechnologies
et aux activités d’économies de matières premières et de recyclage des déchets. Ces actions sont doublement
intéressantes : elles permettent de relancer l’économie et sont les instruments d’une croissance durable.
Il est donc essentiel que ces politique soient de plus en plus rapidement possible visibles sur les territoires, ce qui
suppose une mobilisation des services de l’Etat pour la mise en oeuvre des principes et priorités du Grenelle, tant
dans les domaines qui relèvent directement de la responsabilité et de la compétence de l’État, que dans leurs actions
d’impulsion vis-à-vis des acteurs des territoires, des collectivités territoriales, des entreprises et de l’ensemble des
citoyens. A cet égard il est essentiel que le «dire» de l’État, notamment à l’égard des collectivités territoriales, soit
structuré, argumenté et cohérent. Il s’agit en effet de conduire une démarche d’ensemble, pour laquelle vous tenez un
rôle essentiel de cohérence sur plusieurs plans: entre les diverses échelles territoriales concernées par l’appropriation
et la mise en oeuvre du Grenelle, entre les secteurs économiques impliqués et entre les acteurs que sont les services
déconcentrés, les collectivités territoriales et les acteurs socio-économiques.
… (texte de référence sur les effectifs non reproduit)
La présente circulaire a pour objet de vous préciser les actions à mener pour atteindre cet objectif, dans les différents
domaines qui relèvent du MEEDAT (ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement
du territoire). Les modalités d’action et d’intervention de l’État sur l’ensemble des thèmes du Grenelle n’étant
pas encore toutes précisément définies, cette circulaire a vocation à être complétée progressivement. Mais une mise
en oeuvre immédiate est possible pour de nombreux sujets. Pour une lecture et une utilisation plus facile, cette circulaire
est composé d’une annexe résumant les axes majeurs des actions des services de l’État pour permettre la territorialisation
du Grenelle et de fiches qui précisent les modalités de ces actions, lorsqu’elles peuvent faire l’objet de consignes
dès aujourd’hui. Le Commissariat général au développement durable (CGDD) actualisera régulièrement ces fiches
avec l’aide des directions générales concernées, et vous apportera son soutien pour vous aider dans votre action.
Nous souhaitons que vous nous rendiez compte avant le 15 mai 2009, sous le timbre du GCDD, de la mise en place
des actions concrètes suivantes :
- lancement d’audits énergétiques sur une proportion notable de bâtiments publics de l’État ;
- identification d’au moins une opération par département pouvant faire l’objet rapidement d’un contrat de performance
énergétique (CPE) ;
- signature d’une opération de réhabilitation thermique de bâtiments avec un organisme HLM ;
- lancement des travaux d’élaboration ou d’actualisation du profil environnemental de la région, si le dernier profil a
été fait avant 2007 ;
- élaboration de premières propositions opérationnelles pour la déclinaison de la Stratégie Nationale pour la biodiversité
;
- définition des zones naturelles d’intérêt écologique faunistique et floristique (ZNIEFF) terrestre de 2e génération et
des ZNIEFF marines.
Nous vous demandons également de nous rendre compte, avant le 15 juin 2009 (???), sous le timbre du CGDD des
actions suivantes :
- croiser les enjeux identifiés dans le profil environnemental de la région et les engagements du Grenelle de l’environnement,
identification après concertation des engagements les plus porteurs d’enjeux pour la région (cf. paragraphe
2.1 de l’annexe 1) ;
- identification des territoires présentant des enjeux tels que l’État pourrait souhaiter élaborer, en association avec les
collectivités, une directive territoriale d’aménagement et de développement durables ;
- création ou réunion du comité régional des agendas 21 ;
- réunion de l’instance retenue pour assurer le suivi de la mise en oeuvre du Grenelle dans votre région (cf. paragraphe
3.1 de l’annexe 1) ;
- repérage des besoins de formation pour les professionnels du bâtiment et détermination des actions à mener pour y
répondre ;
- identification des projets exemplaires et remarquables portés par les collectivités territoriales et représentant de
bonnes pratiques vis-à-vis des engagements du Grenelle de l’environnement.
… (texte non reproduit sur le rôle des secrétariats d’État)
Annexe 1 de la circulaire précédente (textes sélectionnés)
La «territorialisation du Grenelle» correspond, actuellement, à la mise en oeuvre des dispositions comprises dans les
textes suivants :
- les 268 engagements du Grenelle, adoptés à l’issue des tables rondes tenues du 24 au 26 octobre 2007, complétés
ensuite par les mesures relative aux déchets,
- le projet de loi-programme relatif à la mise en oeuvre du Grenelle de l’environnement, dit «Grenelle 1», dont une
première lecture a eu lieu à l’Assemblée Nationale et au Sénat,
- la loi de finances pour 2009 et la loi des finances rectificative pour 2008, qui comprennent notamment des dispositions
de nature fiscale destinées à favoriser la mise en oeuvre des engagements pris dans le cadre du Grenelle,
- le projet de loi d’engagement national pour l’environnement, dit «Grenelle 2», qui a été adopté en conseil des ministres,
- la loi sur la modernisation de l’économie promulguée le 4 août 2008, qui contient les dispositions d’application du
Grenelle relatives à la sylviculture (article 129). ...
