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Juillet 2010
SOMMAIRE
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Historique sommaire
Les premières sources de lumière «solides», sous forme de diodes émettrices de lumière ont utilisé
des semiconducteurs inorganiques connus sous le nom de «diodes électro-luminescentes», en abrégé
les «LED». Depuis un certain nombre d’années ont été développées des diodes organiques électroluminescentes
(OLED) qui sont probablement l’avenir essentiel.
Les qualités des LED et des OLED
Les LED (et OLED) possèdent les avantages suivants :
L’efficacité lumineuse des LED
Le premier avantage des LED est leur efficacité. Alors que :
Les défauts et les défis des LED
Malgré ces avantages il est encore difficile d’utiliser les LED en éclairage général :
Il faut y ajouter leur mauvaise résistance aux fortes températures, ce qui peut obliger à prévoir des dispositifs de rafraîchissement, en particulier parce que la chaleur dégagée est beaucoup plus concentrée dans les LED qu’avec les autres types de lampe.
Les caractéristiques lumineuses des LED
Alors que le rayonnement lumineux, avec les lampes classiques, se répartit plus ou moins dans toutes
les directions (d’où les luminaires), les LED fournissent normalement un flux lumineux très directionnel.
Mais ce flux lumineux n’est pas naturellement «blanc». Pour obtenir une lumière de couleur acceptable
il faut généralement combiner plusieurs couches luminescentes, par exemple (voir fiche mD03.3) : une
diode bleue, une diode verte et une diode rouge.
L’ennui est que les trois puces de couleurs différentes n’ont pas exactement le même comportement
dans le temps, ce qui entraîne une certaine évolution de la couleur dans le temps, le blanc ne restant
pas strictement identique.
Actuellement le rendu des couleurs des diodes luminescentes correspond à un indice de rendu de
couleur (voir mE01.4 pour plus de détails) allant de 75 à 85. On espère, néanmoins, pouvoir le porter à
85-90, voire même 95.
Le coût des LED
A flux lumineux égal les LED coûtent actuellement (2010) :
Le seul espoir du développement accéléré des LED est que leur prix baisse rapidement, si possible au rythme actuel où leds prix sont régulièrement divisés par deux chaque année. La situation économique des LED devrait, donc, plus ou moins rapidement évoluer.
La norme fondamentale
Les LED (et OLED) doivent être alimentés en électricité très basse tension, de sorte qu’il faut appliquer,
non pas la norme NF C 15-100, mais le guide suivant :
UTE C 15-559 (novembre 2006). Installations électriques à basse tension. Guide pratique Installations
d’Eclairage en Très Basse Tension.
C’est ce que nous faisons par la suite.
D’une façon générale la «très basse tension» (TBT) correspond à une tension inférieure à 50 V en courant
alternatif ou 120 V en courant continu, mais avec les LED c’est une définition plus stricte puisqu’il
s’agit de «TBTS», dite «très basse tension de sécurité», qui - par principe et obligation de base -
doit être telle qu’elle rende techniquement improbable tout défaut entre le circuit primaire basse tension
(BT) et le circuit secondaire (TBTS). Sur le plan pratique les circuits doivent répondre aux obligations de
la table suivante, la tension normale avec les LED étant de 12 [V].
| PROTECTION CONTRE LES CONTACTS DIRECTS | ||
Tension alternative |
U ≤ 25 | 25 < U ≤ 50 |
Tension continue |
U ≤ 60 | 60 < U ≤ 120 |
Protection contre les contacts directs |
pas nécessaire | nécessaire |
Les sources électriques
Entre l’alimentation classique (BT) et le réseau TBTS se trouve une source normalement soumise à
des obligations strictes de protection. Cette source, rendant improbable tout défaut entre le circuit primaire
basse tension (BT) et les circuits secondaires (TBTS), peut être :
L’utilisation des transformateurs
Le circuit primaire (normalement BT 230 V) doit être protégé contre les surcharges et les courts-circuits.
Les fusibles classiques et les disjoncteurs ne sont pas soumis à des obligations spéciales, mais il
est prudent de se prémunir contre des déclenchements intempestifs dûs aux transformateurs : adopter
- pour les transformateurs - le type C en général (> 450 [VA]) ou D.
Les circuits secondaires (TBTS) ne sont soumis à aucune obligation autre que celles prévues plus haut,
sauf si la longueur dépasse 2 [m] - cas dans lequel il est recommandé une étude spéciale du fournisseur.
L’utilisation des convertisseurs
La seule protection à prévoir, en général, pour le circuit primaire (normalement BT 230 V) est la
protection classique contre les courts-circuits. Quant à la sécurité des circuits secondaires, les recommandations
indiquées pour les transformateurs (ci-dessus) restent globalement valables.
Précautions générales pour les circuits secondaires
1. Les circuits TBTS, devant présenter une isolation renforcée vis à vis des circuits BT, doivent être mis
en oeuvre dans des conduits distincts.
2. L’intensité étant particulièrement élevée (du fait de la faible tension) il faut y limiter la chute de
tension (calcul des sections) à au plus 5%. Pour les circuits alimentés par des convertisseurs, et pour un
courant maximal de 8,5 [A], on peut réduire la section à 0,5 [mm²].
3. Les conducteurs isolés peuvent être collés directement sur les parois sous les réserves indiquées
par le guide UTE (ambiance normale, conduits inaccessibles au toucher).
4. Il convient généralement de prévoir des dispositifs d’arrêt de traction à chaque extrémité des
conducteurs des circuits secondaires.
5. Les appareils d’éclairage eux-mêmes sont soumis à des règles d’installation très particulières : vous
en trouverez les détails à la fiche suivante.
Le schéma de référence
Les appareils d’éclairage (LED) doivent respecter, selon le guide UTE, les dispositions illustrées au
schéma suivant (explications à droite)
1 : transformateur
2 : bornes transformateur
3 : serre-câble solidaire du transformateur
4 : bornes 230 V
5 : liaison 12 V
6 : fil résistant à 170 °C
7 : serre-câble solidaire de l’appareil d’éclairage (obligatoire s’il faut retirer l’appareil du plafond ou du faux-plafond pour changer la lampe)
8 : borne de raccordement résistant à 125 °C
9 : fil résistant à 170 °C
Le montage des appareils d’éclairage
Le montage des appareils contenant des LED est soumis aux conditions suivantes concernant les
contacts avec les appuis.
1. Le montage est autorisé au contact des matériaux de classe au feu M0, et ce quelle que soit la
température des LED.
2. Le montage est autorisé au contact de matériaux de classes au feu M1, M2 ou M3 sous réserve que
la température des LED soit inférieure à 90 °C.
3. Le montage n’est pas autorisé au contact des matériaux de classe M4.
Le montage en faux-plafond : les circuits secondaires
A chaque extrémité du conducteur de circuit secondaire, le montage doit comporter un dispositif d’arrêt
de traction afin d’éviter toute déconnexion électrique accidentelle en faux-plafond.
Le montage en faux-plafond : l’accessibilité du transformateur
Les liaisons entre luminaires et transformateurs, ou convertisseurs doivent être capables de résister à
une température de 170 °C.
Le transformateur (ou convertisseur) placé dans un faux-plafond doit rester accessible. Ce sui implique
les précautions suivantes :
1. Dans le cas où le faux-plafond est démontable le transformateur doit être placé sur la partie fixe ;
2. Dans le cas où le faux-plafond n’est pas démontable, et s’il s’agit d’un seul appareil, l’orifice
recevant l’appareil d’éclairage est considéré comme une trappe d’accès ;
3. Dans le cas où le faux-plafond n’est pas démontable et où il y a plusieurs appareils, l’installation
doit comporter une trappe d’accès.
Le semi-conducteur de base des LED
Les diodes électroluminescentes utilisent, en noyau, des semi-conducteurs particuliers, la majorité des
produits utilisés étant à base de gallium. Le matériau adopté doit être fondamentalement un produit de
très grande pureté, mais il a reçu des «impuretés» de deux catégories qui vont animer la génération de
lumière. La première catégorie d’impuretés conduit à un excès d’électrons (matériau de type n), alors
que la deuxième catégorie conduit à un manque d’électrons («trous» positifs : matériau de type p). Les
deux sont diffusées dans le même semiconducteur, créant au sein de celui-ci une interface entre les
régions n et p. Si une tension continue est appliquée de telle sorte que la zone n soit négative et que la
zone p soit positive, les trous et les électrons se combinent à l’interface, et produisent alors des photons.

La structure complète des LED monochromes
Les LED comportent un certain nombre de couches, comme l’indique le schéma ci-dessous, le semiconducteur
luminescent n’en étant qu’un des éléments, celui dont part la lumière.

Plus de 90 % des LED actuels fonctionnent selon le principe de fluorescence d’un phosphore. Le fonctionnement
est alors le suivant : la puce semi-conductrice (où circule un courant continu de quelques dizaines
d’ampères) génère une lumière, bleue dans l’exemple précédent. Elle traverse ensuite un phosphore ,
jaune dans le cas précédent, phosphore qui va fournir la lumière jaune.
La structure complète des LED «blanches»
Les LED réelles, fournissant de la lumière blanche, fonctionnent normalement en utilisant trois (et non
un) phosphores de couleurs différentes (bleu, vert, rouge). Le schéma ci-dessous en indiquent les principe,
étant entendu qu’il s’agit d’une voie encore en développement.

