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Juillet 2010
SOMMAIRE
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Classer d’abord les rayonnements
Chaque rayonnement peut être caractérisé par sa longueur d’onde, la longueur d’onde étant mesurée
en micron, ou micromètre [μm] (parfois en nanomètre). Les rayonnements nous concernant ici sont
classés schématiquement comme suit :
| catégorie de rayonnement | longueur d’onde |
| rayonnement ultraviolet (UV) rayonnement visible rayonnement infra-rouge (IR) |
0,1 à 0,38 [μm] 0,38 à 0,78 [μm] > 0,78 [μm] |
1. Le rayonnement ultraviolet, qui peut être utilisé pour la stérilisation de l’air, n’est pas pris en
compte en éclairage, sauf pour ses effets négatifs.
2. Le rayonnement visible, qui joue le rôle central en éclairage, possède des efficacités lumineuses
variables selon la longueur d’onde (voir ci-dessous).
3. Le rayonnement infra-rouge, qui joue un rôle important dans les échanges thermiques et la qualification
des ambiances, n’est pas - non plus - pris en compte en éclairage.
Les deux domaines de la vision
En éclairage on distingue traditionnellement deux domaines :
En éclairage courant nous ne prenons en compte que le domaine photopique.
Le rôle des longueurs d’onde
L’action visuelle de chaque rayonnement variant selon sa longueur d’onde, la définition des grandeurs
lumineuses (paragraphe suivant) prend appui
sur la fonction traduisant l’efficacité visuelle
des rayonnements en fonction de leur longueur
d’onde.
Cette efficacité est fournie, en fonction des
longueurs d’onde :
Attention : toutes ces données ne valent que
pour le domaine photopique.
D’une manière générale il s’agit là de
valeurs de référence que, dans la pratique
courante (hors fabricants de lampes) on n’a
pas à utiliser directement.

Les grandeurs énergétiques
N.B. Certaines des grandeurs qui suivent font référence à l’unité d’angle solide : le stéradian [sr].
En éclairage ce ne sont pas ces grandeurs énergétiques qui sont utilisées, mais les grandeurs lumineuses.
Les grandeurs lumineuses
Pour chaque rayonnement, il est possible d’évaluer l’équivalent «lumineux» en utilisant les efficacités de la fiche
précédente. Ce qui conduit à plusieurs grandeurs.
La première d’entre elles est le flux lumineux (on dit aussi puissance lumineuse) émis par une
source, flux exprimé en lumen [lm], le transposé du watt en unités «visuelles».
Il est très rare que l’on ait à décomposer les rayonnements longueur d’onde par longueur d’onde :
on se base plutôt sur des mesures directes et globales, avec des instruments pondérant les longueurs
d’onde et fournissant directement les grandeurs lumineuses. C’est ainsi, par exemple, qu’on définit
l’efficacité lumineuse (globale), qui est exprimée en lumen par watt [lm/W] caractérisant la quantité de
lumière par quantité d’énergie. On utilise également les grandeurs suivantes.
La plupart des éclairages sont dimensionnés à partir d’éclairements conventionnels (définis plus loin),
les sources étant définies quantitativement par leur flux lumineux, et qualitativement (par suite des
risques d’éblouissement) par leur luminance.
Assurer le confort et l’efficacité visuels : les deux critères de base
En éclairage les deux critères essentiels de qualité sont :
1. L’éclairement, exprimé en lux [lx] est la caractéristique la plus traditionnelle. Des tables, ayant
beaucoup évolué avec le temps, fournissent les valeurs recommandées selon le type d’occupation des
locaux.
2. La luminance des sources, exprimée en candela par mètre carré [cd/m²] dans chaque direction, sert à
évaluer les risques d’éblouissement. Malgré l’existence de procédures confirmées (plus ou moins complexes),
le calcul des luminances étant souvent assez délicat, des recommandations pratiques peuvent être préférables,
surtout avec les multiples équipements modernes à base d’écrans (télévision, ordinateur, etc.).
Par exemple, si - en éclairage artificiel - vous utilisez les références adoptées par le schéma ci-dessous,
vous pouvez utiliser les critères suivants, l’objectif de limitation des luminances étant d’éviter l’atteinte
directe des yeux, ou la réflexion sur un écran.
Deux critères types de base
A. Dans la zone A (0 à 65 °) calculer
l’éclairement : il suffit que celui-ci atteigne
une valeur suffisante (voir, par exemple
les recommandations du livret nD43).
B. Dans la zone B (65 à 90 °) limiter
la luminance. Avec des luminaires modernes,
correctement conçus, on peut
adopter la limite suivante , si les écrans
possèdent un fond blanc : 1500 [cd/m²].
Parmi les principaux types de rayonnement nous allons, ici, retenir les deux types suivants :
Ces deux types de rayonnements bénéficient des propriétés suivantes.
Le rayonnement propre
Le rayonnement propre, pris comme référence, est celui d’un corps dit «noir» correspondant (terminologie
conventionnelle) à une émissivité égale à un. Dans ce cas l’émittance (le flux en watt émis par
unité de surface) varie en fonction de la longueur d’onde comme l’indique le schéma ci-dessous, chaque
«corps noir» étant caractérisé par sa température mesurée en kelvin [K].

Comme déjà indiqué il faut classer les rayonnements, selon le domaine de longueurs d’onde, dans les trois catégories fondamentales que sont l’ultraviolet (longueurs d’onde de moins de 0,38 μm), le visible (longueurs d’onde comprises entre 0,38 et 0,78 μm), l’infrarouge (longueurs d’onde de plus de 0,78 μm). Dans la partie du rayonnement située dans le visible, la lumière se traduit par des couleurs différentes selon la longueur d’onde, ainsi que l’indique la table ci-dessous, limitée à des valeurs types.

La température de couleur
En éclairage la couleur joue un rôle croissant, conduisant à choisir les sources selon leur température
de couleur. Cette dernière, mesurée en kelvin [K], est celle du rayonnement propre le plus proche en
couleur apparente : c’est ainsi que la lumière de chaque type de lampe est caractérisée par sa température
de couleur, la température de couleur, notée ici Tc, exprimée en kelvin [K], étant liée à l’impression visuelle.
Cette dernière peut être classée comme suit : teinte «chaude» : Tc < 3300 [K], teinte neutre : Tc = 3300
à 5500 [K], teinte «froide» : Tc > 5500 [K]. La température de couleur doit être, si possible, choisie en
fonction de l’ambiance, ainsi qu’indiqué à la fiche suivante.
Une première approche
D’une manière générale la température de couleur de la source de lumière doit être choisie en fonction
de l’ambiance à créer, par exemple :
Mais il existe une autre manière - normalisée - de spécifier cette obligation : le rendu des couleurs.
Le rendu des couleurs
Le rendu des couleurs, qui permet de mesurer l’adaptation d’un éclairage au rendu correct des objets,
est une notion surtout utilisée en éclairage artificiel, exprimé au travers du paramètres suivant :
l’indice de rendu de couleurs (noté jadis IRC, noté maintenant Ra).
Cet indice repose sur un classement conventionnel noté de 0 à 100, ce nombre dépendant de la forme
du spectre dans la zone visuelle. Les valeurs obtenues peuvent, schématiquement, être cataloguées
comme l’indique la table ci-dessous. Sur le plan pratique :
|
Une autre présentation
Elle consiste à choir la couleur en fonction de l’éclairement en zone ombrée (diagramme de Kruithof
ci-dessous) :

Les résultats obtenus et la qualité de l’éclairage dépendent, non seulement, de l’équipement lui-même, mais également du local éclairé. C’est la raison pour laquelle le présent livret est complété par les deux livrets suivants :
Attention : ces livrets complémentaires ne concernent que l’éclairage artificiel, l’éclairage naturel étant traité avec le bâti (nF10 : L’éclairage naturel).
L’éclairement en un point d’un local
Dans un local, en chaque point de la zone occupée, le premier paramètre intervenant en matière
d’éclairage est l’éclairement en ce point. Comme celui-ci varie selon l’inclinaison et l’orientation du plan
récepteur, la convention courante est de se référer (sauf précision contraire) à l’éclairement du plan
horizontal, dit plan utile. Cet éclairement est dû à la combinaison de deux flux lumineux :
Les réflexions des parois
Dans le local chaque paroi reçoit un certain flux lumineux, et réfléchit plus ou moins ce flux, ce qui
conduit à définir le facteur de réflexion de la paroi par le facteur de réflexion :
facteur de réflexion = flux renvoyé / flux reçu
Dans tout local les flux lumineux vont ainsi de réflexions en réflexions sur les parois (les «réflexions
multiples»). C’est le résultat de ces réflexions multiples qui constitue le flux indirect, celui-ci étant lié
aux facteurs de réflexion des parois du local. Dans le calcul de l’installation d’éclairage (voir livret
nD03) il en est tenu compte en séparant les parois en trois zones : le plafond, les murs (en fait les parois
verticales) et le sol.
Les valeurs des facteurs de réflexion que nous prendrons généralement en compte sont indiquées au
tableau ci-dessous. Dans ce tableau la partie basse du local est le «plan utile», plan horizontal virtuel à
0,85 [m] au-dessus du sol, plan défini avec plus de précision au livret nD43.
| VALEURS TYPES DES FACTEURS DE RÉFLEXION | ||
| Zone | Facteurs de réflexion | |
| réels | de calcul (mD03) | |
| plafond | 0,5 à 0,9 | 0,5 | 0,7 |
| murs | 0,4 à 0,8 | 0,1 | 0,3 | 0,5 |
| sol (plan utile) |
0,1 à 0,3 - |
- 0,1 |
