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Juillet 2010
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L’électricité dans les consommations d’énergie
L’électricité joue un rôle croissant dans les consommations d’énergie. Au fur et à mesure qu’on améliore
l’isolation des bâtiments les consommations de chauffage baissent d’importance, alors que les
autres consommations (éclairage et autres applications électriques) jouent un rôle croissant. Alors que
80% des appareils électroménagers tendent à avoir d’excellentes performances énergétiques (classement
A+), le développement des ordinateurs domestiques et l’usage d’Internet compensent largement
cette tendance à la réduction des consommations. Il est donc très important de situer les usages électriques.
C’est d’autant plus délicat que deux solutions se présentent pour la production :
Nous ne traitons, dans ce livret, que des productions centralisées.
Les productions centralisées
Les productions classiques d’électricité reposent, pour l’essentiel, sur trois types de centrales :
auxquelles il faut aujourd’hui ajouter (outre des techniques plus subalternes) :
La répartition des productions dans le temps
La planification de la production d’électricité ne peut pas simplement reposer sur la quantité d’énergie
annuelle que telle ou telle source peut fournir, il faut en plus que cette énergie soit fournie aux bons moments,
ce qui conduit à distinguer : les centrales de base et les centrales de pointe, le classement
étant essentiellement basé sur la facilité de mise en route des centrales. En France les centrales de base
sont essentiellement nucléaires.
Les centrales nucléaires
Les centrales nucléaires jouent un rôle très important dans les bilans français de production d’électricité :
ce sont les centrales de base de référence. Il existera, en fait et dans les années à venir, deux parcs.
1. Le premier parc est celui des 58 réacteurs actuellement en opération, destinés à disparaître à assez
long terme.
.2. Le deuxième parc - à venir - est celui des futurs réacteurs à eau pressurisée dits de troisième
génération (EPR), dont les implantations sont en discussion au moment de la rédaction de ce livret.
La prise en compte de l’énergie nucléaire dans les dégagements de CO2 mérite quelque examen. En
effet le fait, en France, de ne pas comptabiliser les énergies grises, obère les discussions sur l’énergie
nucléaire, car oubliant le fait que cette énergie ne rejetant pas directement de CO2 à l’atmosphère,
consomme de l’énergie lors de l’extraction, de la préparation et du transport de l’uranium.
Les centrales hydrauliques
Il s’agit là d’une production pouvant être de pointe. Avant l’introduction du nucléaire, EdF avait très
fortement privilégié l’hydraulique, y faisant de la France l’un des plus importants d’Europe (après la
Norvège) : de l’ordre de 2100 barrages dont 400 très importants, qui devraient être progressivement
rénovés ces prochaines années. La situation est telle que le parc est proche de sa capacité maximale,
l’ensemble étant saturé en sites disponibles. La seule solution consiste à augmenter les capacités de
production (tout en améliorant les rendements) grâce au recours à de nouvelles turbines.
Pour redévelopper l’hydraulique française des grands et moyens barrages la solution s’impose : revoir
et améliorer l’existant. Pour ce faire il s’agit essentiellement de remplacer les turbines et les roues
existantes par des turbines de haute efficacité, une action déjà plus ou moins en train de se mettre en
place . Avec un appel d’offres au moment de la rédaction de ce livret : les gains prévus sont de 30 %
sur le rendement des turbines.
Les deux grandes catégories de centrales
Nous prendrons ici comme référence, non pas les installations de production électrique simple, mais
les installations de production combinée de chaleur et d’électricité, dites de cogénération. Elles sont
basées sur l’utilisation soit de turbines à vapeur, soit de turbines à gaz.
L’emploi des turbines à vapeur
Ces centrales utilisent deux modes de fonctionnement, les turbines (voir schémas ci-dessous) pouvant être :
Avec le fonctionnement à contre-pression la totalité de la vapeur issue de la turbine basse pression
(BP) est utilisée pour le chauffage, et la production de chaleur et d’électricité sont dépendantes l’une de
l’autre. C’est donc un système manquant de souplesse, son intérêt essentiel résidant dans son relativement
faible coût.
Avec le fonctionnement par soutirage, les besoins de chauffage et les besoins d’électricité sont plus
indépendants. Il est assez facile, par exemple aux besoins de pointe en électricité, de réduire fortement
la fourniture de chauffage. Toutes ces capacités sont largement utilisées dans les centrales classiques de
chauffage urbain.

L’emploi des turbines à gaz
Avec ce système présentant de multiples avantages (voir plus loin) c’est la chaleur contenue dans les
gaz issus de la combustion qui est utilisée pour le chauffage (voir schéma ci-dessous). Les principaux
avantages notés sont les suivants : faible encombrement, faible coût, mise en température rapide.
N.B. Les systèmes combinés (turbines à gaz + turbines à vapeur) sont également possibles.

| SITES ÉOLIENS PRÉFÉRENTIELS | |
| Région (carte ADEME disponible) | Sites |
| peu ventée | crêtes, collines à la rigueur |
| assez peu ventée | crêtes, collines, bords de mer ou de lac |
| moyennement ventée | crêtes, collines, bords de mer ou de lac, prairies dégagées |
| assez fortement ventée | crêtes, collines, bords de mer ou de lac, rase campagne |
| fortement ventée | tous sites, sauf très urbanisés |
