La qualité de l'air : les aérosols (les particules)

Juillet 2010

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LES CONTAMINANTS PARTICULAIRES

Les particules en suspension dans l’air
Nous appellerons «aérosols» toutes les suspensions particulaires dans l’air. Ils sont de trois sortes :

  • les particules inertes, dites souvent «poussières» - un terme à évier au sens général,
  • les particules «vivantes», ou «biocontaminants».

La taille des particules (inertes ou vivantes) est très variable :
- de moins de 0,001 [μm], ce qu’on appelle aujourd’hui les nanoparticules,
- à plus de 1000 [μm].

La taille est une caractéristique essentielle, de sorte que les données qui vont suivre sont souvent accompagnées de la granulométrie des aérosols en cause. C’est un paramètre essentiel :

  • aussi bien sur le plan des effets physiologiques,
  • que sur celui des techniques à mettre en jeu pour éliminer ces aérosols lorsqu’ils sont gênants ou nocifs.

Les granulométries types
Les diagrammes suivants indiquent, à la fois, les principales catégories d’aérosols, en même temps que leur granulométrie. Le premier schéma est consacré aux aérosols inertes, le second aux bio-aérosols.


Suspensions inertes
Les différentes catégories usuelles de particules inertes se répartissent - en granulométrie - comme l’indique le schéma suivant, les dimensions limites étant des valeurs types.

Suspensions «vivantes» : les biocontaminants
Les différentes catégories usuelles de particules vivantes se répartissent - en granulométrie - comme l’indique le schéma suivant, les dimensions limites étant des valeurs types.

FACE À LA POLLUTION PARTICULAIRE

Le rôle de cette pollution
Jusqu’au milieu du siècle précédent la charge de l’air en particules (essentiellement des poussières) était surtout la source de pathologies ou d’incommodités physiologiques. Désormais il faut y voir, l’origine de difficultés particulières, souvent fondamentales.
1. En site hospitalier une partie des particules sont «vivantes (les biocontaminants), et leur élimination est souvent essentielle.
2. Dans de multiples activités professionnelles (électronique, etc.) les poussières, même fines, doivent être le plus possible évitées.
3. C’est même, non plus souhaitable mais fondamental, de nettoyer l’air de ces particules dans les «salles propres», traitées par ailleurs.

Une illustration exemplaire
Le schéma ci-dessous illustre le rôle de la granulométrie des particules dans une activité devenue courante : la lecture ou l’écriture sur disque informatique.

L’élimination des particules
Cette élimination se fait généralement par pose, dans les circuits d’air neuf, de filtres comme l’indique le schéma ci-dessous, commenté dans le livret : nE09. La filtration de l’air
Les deux grandes catégories de filtres auxquels on peut faire appel sont indiqués dabns ce schéma.

L’ACTION DE L’ARBRE RESPIRATOIRE



Les rôle de la taille

Les différents aérosols sont caractérisés :

  • par leur nature, précisée plus loin, mais qui distingue les aérosols inertes et les bio-aérosols,
  • et par leur taille, laquelle est généralement exprimée en micromètre (ou «micron») [μm], taille qui peut varier dans un très large domaine, allant de moins de 0,01 [μm] à plus de 100 [μm].




Le rôle de l’arbre respiratoire
L’importance de cette taille tient à différents paramètres, mais essentiellement aux particularités de notre arbre respiratoire, lequel joue le rôle d’un filtre sélectif, agissant de façon différente selon la taille des particules tentant de pénétrer au plus profond de l’arbre. Pour chaque particule, en effet, l’arbre respiratoire agit soit en l’arrêtant, soit en la laissant pénétrer plus profondément.

Illustration des phénomènes
Vous trouverez ci-dessous un schéma plus précis, découpé en deux parties :

  • la première partie (en haut de l’illustration) indique les dimensions types des particules selon la catégorie d’aérosol : fumée de tabac, cendre volante, suie, spore, pollen, poussière fine ;
  • la deuxième partie (en bas du schéma) indique comment réagit l’arbre respiratoire selon les tailles, arrêtant ou non l’aérosol (selon la taille).

Ainsi que l’illustre le schéma suivant le système respiratoire joue, vis à vis des particules, un rôle sélectif, les particules les plus fines pénétrant plus profondément.

LE RÔLE DE LA POLLUTION EXTÉRIEURE

^ sommaire

La composition type
Une grande partie des particules intérieures, inertes en particulier, est due à l’entrée, dans les locaux occupés, de l’air extérieur. Comme l’indique le schéma ci-dessous la pollution particulaire extérieure peut être considérée comme la somme de trois composantes (I, II et III).

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