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Juillet 2010
SOMMAIRE
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Le classement des actions
Les gaz plus ou moins toxiques ou gênants peuvent être classés dans l’une des quatre catégories suivantes, en fonction de leur nature et de leur concentration :
Les deux expressions de la concentration
La concentration d’un gaz quelconque dans l’air se mesure de deux manières différentes.
1. La concentration est souvent exprimée en fraction molaire, c’est à dire en rapport du nombre de molécules du gaz envisagé au nombre total de molécules (d’air) auquel il est mélangé. Ce rapport est couramment exprimé en millionième, ou ppm («partie par million»). Quand le gaz est très dilué on utilise également le milliardième, ou ppb (partie par billion, le billion étant le milliard anglais).
2. Cette concentration peut également être mesurée en masse par unité de volume, en fait la plupart du temps en milligramme par mètre cube (mg/m³), parfois - quand la teneur est faible - en microgramme par mètre cube (μg/m³).
Pour les conversions éventuelles voir la fiche nE20.3 du livret nE20. La qualité de l’air.
Les concentrations courantes
Les gaz les plus courants, ainsi que leurs domaines de concentrations, sont indiqués au schéma suivant.

Concentrations limites
Il existe, dans tous les pays développés, souvent avec des particularité nationales, des tables indiquant les concentrations limites de contaminants. La plupart de ces tables ont été établies dans le cadre de la réglementation du travail. Vous en trouverez un exemple à la fiche suivante, avec - pour chaque gaz - des limites différentes selon qu’il s’agit de seuil olfactif ou de seuils de toxicité (variables selon les durées d’exposition), avec deux nuances pour les seuils admissibles (code du travail) :
N.B. Cette table est un exemple, et ne fixe pas les valeurs utilisées dans chaque pays, la réglementation du travail étant assez variable d’un pays à l’autre.
Attention. Beaucoup d’auteurs confondent les valeurs limites adoptées dans les ambiances de travail avec les valeurs à adopter dans les ambiances générales. Or il est quasi-systématique de prendre des limites maximales générales inférieures à celles du travail : attention donc aux valeurs limites, d’autant qu’elles peuvent faire l’objet de révisions, parfois même fortes.
Les polluants gazeux les plus significatifs
La table ci-dessous indique les polluants gazeux les plus fréquents. Attention : cette table est essentiellement informative, et il se peut que vous rencontriez d’autres exigences, en particulier lorsque les polluants ont des origines «externes» :
Acétaldéhyde |
Chlorure de méthyle |
NO2 |
La prise en compte numérique (les concentrations maximales)
Le traitement des contaminants gazeux, bien que ces derniers soient de mieux en mieux connus, se heurte à trois difficultés.
1. Les limites à adopter varient beaucoup selon les sources er selon les régions. De ce fait quand - par exemple - figurent des recommandations dans les normes européennes, celles-ci peuvent souvent être
difficilement admises comme des règles intangibles.
2. De plus les recommandations sont souvent fluctuantes avec le temps, avec une tendance à la réduction progressive des concentrations maximales recommandées - une source supplémentaire de difficultés.
3. En outre il apparaît souvent des limites différentes selon que les textes réglementaires concernent par exemple, d’un côté le secteur du travail et de l’autre le secteur tertiaire.
Les principaux gaz contenus dans l’air examinés sous MémoCad
Les principaux contaminants gazeux ici retenus, et faisant l’objet d’un examen particulier, sont les suivants.
1. A la fiche suivante (nE21.3) vous trouverez les indications concernant les composants gazeux d’influence forte ou appréciable.
2. Dans deux livrets séparés (nE22 et nE23) sont regroupées les indications concernant les contaminants
les plus importants, à savoir :
nE22. La qualité de l’air : le monoxyde cde carbone (CO)
nE23. La qualité de l’air : les composés organiques volatils.
3 Aux fiches qui suivent, vous trouverez les indications concernant les composants de faible influence :
Un exemple de table
La table ci-dessous indique les concentrations limites des gaz toxiques les plus importants, présentées selon la durée d’exposition, cette table n’étant pas la table réglementaire française mais un illustration rationnelle et générale.

Conversion des valeurs
Les concentrations ci-dessus sont exprimées en mg/m³. Dans bien des cas on utilise d’autres unités, en particulier les suivantes :
Pour les convertir les concentrations utilisez les formules suivantes :
Remarque préliminaire
L’oxygène n’est pas un comtaminant, mais c’est un composant essentiel de l’air pour la respiration. Ce sont donc les conditions extrêmes, pour l’essentiel l’altitude, qui peuvent créer quelques difficultés. Le diagramme ci-dessous indique les effets de l’altitude (réelle ou équivalente). Il souligne la relative facilité avec laquelle s’ajustent les phénomènes respiratoires.


Le dioxyde de carbone (CO2) n’est pas, par lui-même, toxique, sauf à des concentrations très élevées (voir cicontre) où il provoque des narcoses.
Le CO2 permet, par contre, de repérer les dégagements
d’odeurs corporelles ; c’est la raison pour laquelle
c’est un indice simple des besoins de ventilation, utilisé
par exemple, en France, pour définir les besoins de base dans les locaux tertiaires (règlement sanitaire) ou professionnels
(code du travail), étant entendu qu’il s’agit
du CO2 d’origine humaine (respiratoire). Pour ce faire on
utilise, par exemple, la limite (ci-contre) proposée par
Pettenkofer en 1858, sans qu’on dispose actuellement
d’une meilleure base (voir le livret mE32). Pour exploiter
aujourd’hui convenablement cette donnée il faut,
en outre, tenir compte de l’accroissement de la teneur
extérieure en CO2, plus élevée que jadis.
Le choix de la teneur en CO2 pour mesurer les besoins
de ventilation est, en outre et finalement, une très bonne
base pour la régulation (ou la mise en route) des débits
de ventilation, lorsque ceux-ci peuvent être modulés.
