
Le portail expert de la performance énergétique
Accès grand public
Juin 2010
SOMMAIRE
La loi du 11 mars 1957 n'autorisant, aux termes des alinéas 2 et 3 de l'article 41, d'une part que les "copies ou reproductions strictement réservées à l'usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective", et d'autre part que les analyses et courtes citations dans un but d'exemple et d'illustration " toute reproduction intégrale, ou partielle, faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite ".
Le cadre général de la qualité de l’air
La qualité de l’air se mesure par le contenu plus ou moins important en éléments nocifs ou gênants : gaz, particules inertes ou vivantes, etc. Quand on parle de «qualité de l’air» il s’agit implicitement de l’air intérieur, la détérioration de l’air extérieur étant désignée sous le terme plus général de «pollution», les éléments nocifs ou gênants étant désignés comme les «polluants».
Les deux types de contaminants
Au lieu du terme de polluant nous adoptons ici, pour caractériser la qualité de l’air intérieur, le terme de «contaminant». Nous en distinguerons trois catégories principales :
1. Les contaminants gazeux agissent généralement sur le système respiratoire, plus rarement sur la peau ou le système digestif. Avec, dans certains cas :
. une action sur l’odorat, ce dernier aspect étant traité à part (voir livret nE24, La qualité de l’air : les odeurs),
. ou par effet radioactif, ce dernier aspect étant également traité à part (voir livret nE27, La qualité de l’air : le radon).
2. Les contaminants particulaires sont des particules inertes (dites souvent «poussières»), agissant essentiellement sur le système respiratoire ou sur le peau. La taille de ces particules (leur granulométrie) joue un rôle souvent essentiel. Pour caractériser ces suspensions nous n’utiliserons pas ici
- contrairement à une pratique assez fréquente - le terme «aérosol», que nous réserverons aux suspensions solides ou liquides de caractère général. Pour plus de détails voyez le livret : nE25, La qualité de l’air : les particules.
3. Les biocontaminants sont des suspensions dans l’air (bactéries ou virus) pouvant donner lieu à de multiples effets sur le corps humain. Pour plus de détails voyez le livret : nE25, La qualité de l’air : les particules.
Les normes fondamentales de la qualité de l’air dans le bâtiment
Les normes actuelles de ce secteur sont les suivantes :
* NF X43-001 (août 1982) : Qualité de l’air - Vocabulaire
*XP X43-401 (décembre 1998) : Qualité de l’air - Audit de la qualité de l’air dans les locaux non industriels - Bâtiments à usage de bureaux et locaux similaires
* XP X43-403 (décembre 1999) : Qualité de l’air - Audit de la qualité de l’air dans les locaux non industriels - Bâtiments à usage d’habitation et locaux similaires
* XP X43-405 (février 2006) : Qualité de l’air - Audit de la qualité de l’air dans les piscines
* XP X43-407 (mars 2006) : Qualité de l’air - Audit de la qualité de l’air dans les locaux non industriels
- Bâtiments à usage d’enseignement.
La norme clé NF X43-001 : le vocabulaire
C’est une norme relativement volumineuse, assez complète sauf pour le vocabulaire des séparateurs aérauliques, pour lequel la norme NF X43-001 renvoie à la norme NF X44-001 (de février 1981). Nous utiliserons généralement les définitions normalisées, mais avec des extensions ou des précisions qui ne figurent pas dans la norme.
La nature des contaminants
La liste des plus courants figure à la fiche suivante : nE20.2.
L’expression des concentrations
Cette expression varie selon la nature des contaminants :
Les deux types de contaminants
| LES PRINCIPALES SOURCES DE POLLUTION INTÉRIEURE : LES CONTAMINANTS Air extérieur : SO2, NOx, 03, CO, particules, composés organiques, métaux, odeurs |
Les analyses détaillées
Outre certains aspects généraux, traités aux fiches suivantes, vous trouverez plus de détails :
Les deux expressions de la concentration
La concentration d’un gaz quelconque dans l’air se mesure de deux manières différentes.
1. La concentration est souvent exprimée en fraction molaire, c’est à dire en rapport du nombre de molécules du gaz envisagé au nombre total de molécules (d’air) auquel il est mélangé. Ce rapport est couramment exprimé en millionième, ou ppm («partie par million»). Quand le gaz est très dilué on utilise également le milliardième, ou ppb (partie par billion, le billion étant le milliard anglais).
2. Cette concentration peut également être mesurée en masse par unité de volume, en fait la plupart du temps en milligramme par mètre cube (mg/m³), parfois - quand la teneur est faible - en microgramme par mètre cube (μg/m³).
Les conversions
Lorsqu’il faut convertir les données d’une unité en l’autre, il suffit d’utiliser les relations suivantes, où mM [kg/kmol] est la masse molaire du gaz en cause :
A l’inverse :
Les quatre classes principales de risques
En excluant les aspects plus secondaires, les risques principaux sont les suivants :
Les différents contaminants présentant ces risques sont présentés dans les livrets spécialisés présentés à la fiche nE20.2.
Les polluants toxiques ou gênants
Pour bien des risques liés à la mauvaise qualité de l’air due à la présence de gaz ou vapeurs il existe,
dans tous les pays développés - souvent avec des particularités nationales, des tables indiquant (à
ne pas dépasser) les concentrations limites (dans l’air) de gaz et particules, classés généralement par
nature chimique de produit polluant. La plupart de ces tables ont été établies dans le cadre de la réglementation
du travail. Outre éventuellement d’autres données, ces tables fournissent, par exemple, par
polluant gazeux :
Pour plus de détails reportez-vous au livret : nE21, La qualité de l’air : les gaz
