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Juillet 2010
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Le rôle et le classement des luminaires
Dans les installations classiques d’éclairage les luminaires jouent un rôle essentiel : c’est à partir de
leur classement qu’on peut développer un classement valable également pour les sources de lumière
elles-mêmes ( les lampes).
Les luminaires peuvent relever de deux classements, le premier étant subdivisible.
1. Les luminaires sont d’abord classés selon la répartition des flux vers le haut et vers le bas,
(deux classements ci-contre).
1a. Classement simplifié selon le pourcentage vers le bas :
direct : plus de 90 %,
semi-direct : de 60 à 90 %,
mixte : de 40 à 60 %,
semi-indirect : de 10 à 40 %,
indirect : moins de 10 %.
1b. Classement photométrique, plus précis (classes A, B, C, etc.) que nous ne reprendrons pas ici.
Le classement simplifié peut être illustré par le schéma suivant.
CLASSEMENT SIMPLIFIÉ DES LUMINAIRES

CLASSEMENT PHOTOMETRIQUES DES LUMINAIRES
Ce classement sera revu plus en détail (pour le calcul des installations) au livret nD03.
2. Les luminaires peuvent être également classés selon l’extensivité du flux lumineux émis, avec
deux situations extrêmes (voir schéma ci-dessous) :

Le classement des lampes
Les lampes (sources de lumière proprement dites) peuvent être classées comme suit.
1. Lampes à incandescence
- 1a. lampes standard (classiques)
- 1b. lampes halogènes
2. Lampes à décharge à vapeur de mercure basse pression (fluorescentes)
- 2a. lampes rectilignes (tubes)
- 2b. lampes compactes (fluocompactes)
3. Lampes à décharge haute pression
- 3a. lampes à vapeur d’halogénures
- 3b. lampes à vapeur de sodium
4. Diodes électroluminescentes (LED)
La description des lampes
Ces lampes sont décrites avec un peu plus de détails aux fiches suivantes :
Pour chacun de ces types sont normalement fournis : la gamme de puissances [W], l’efficacité lumineuse
[lm/W], la température de couleur [K], l’indice de rendu de couleur (IRC), la durée de vie moyenne [h].
Les lampes classiques (à incandescence)
Le courant électrique, traversant un filament de tungstène, porte celui-ci
à un température suffisante pour qu’il y ait émission de lumière. Elles se
branchent directement sur le réseau électrique (220 [V], 50 [Hz]).
Ces lampes, selon les cas les plus courants, ont :
D’efficacité lumineuse faible elles sont en voie obligatoire de disparition.
Les lampes halogènes basse tension
De forme généralement plus tubulaire que les lampes standards les lampes halogènes sont des
lampes à incandescence où l’atmosphère neutre (argon et azote dans
les lampes standard) contient également des halogènes (de l’iode ou
du brome) dans l’enveloppe (en quartz). Sauf celles dites «très basse
tension» (sur courant 12 V) elles se branchent directement sur le
réseau électrique (220 [V], 50 [Hz]). Ces lampes présentent en général :
Les lampes halogènes sont surtout utilisées en éclairage commercial, plus rarement en éclairage général.
La disparition de certaines lampes
Le 8 décembre 2008 la commission européenne a mis au point le calendrier suivant (actuellement en
présentation au Parlement européen) de disparition, dans le commerce, des lampes suivantes.
Les tubes fluorescents
Les source fluorescentes se présentent sous la forme
d’ampoules tubulaires, généralement rectilignes contenant
de la vapeur de mercure au sein laquelle des
électrodes provoquent une émission ultraviolette. Une
couche de poudres fluorescentes appliquées sur la
face interne de l’ampoule, excitée par l’ultraviolet,
transforme cette émission en lumière visible.
Ces tubes, de diamètre 16, 25 ou 38 [mm] :
Ces lampes nécessitent un dispositif d’allumage, un starter (ou amorceur), et un limiteur de courant (le ballast), les deux montages principaux (électromagnétique et électronique) indiqués ci-contre.
Les lampes fluocompactes
Les lampes fluocompactes sont constituées de tubes
fluorescents mis en forme de façon à n’occuper qu’un
volume analogue à celui d’une ampoule classique (incandescente),
ou - à la rigueur et selon les destinations - à
s’en rapprocher. Les lampes fluocompactes appartiennent
à l’une des deux catégories suivantes :
Les lampes de substitution
Ces lampes :
Les lampes d’intégration
Ces lampes :
Les accessoires et les culots
Les lampes fluocompactes relèvent des mêmes branchements électriques que les tubes fluorescents.
2. Les lampes d’intégration sont composées, outre la tube fluorescent :
Les lampes à décharge haute pression
Les sources à décharge sont essentiellement destinées
aux espaces de grande hauteur, exigeant en principe des
niveaux d’éclairement assez élevés. La lumière est alors
produite par une décharge électrique dans une ampoule
contenant des vapeurs :
1. Ces sources ne peuvent être directement raccordées au réseau, obligeant à utiliser des accessoires
d’alimentation : ballast, amorçeur, etc.
2. L’allumage et le fonctionnement exigent une tension d’alimentation qui soit très proche de la tension
nominale (à + 5 % près en général).
3. A la mise en route ces sources appellent une intensité de courant supérieure à la valeur de régime.
C’est cette valeur qui doit servir aux calculs électriques.
4. En cas de coupure plus ou moins brève ces sources exigent un certain temps de refroidissement
avant d’être réamorcées (sauf dispositif spécial, mais nuisant alors à la durée de vie).
Les lampes à décharge haute pression nous concernant appartiennent à l’une des deux catégories suivantes :
1. Les sources utilisant des halogénures métalliques Ces lampes, certaines seulement étant utilisables en intérieur (IRC > 80) :
2. Les sources utilisant de la vapeur de sodium
Ces lampes, de forme tubulaire ou ovoïde,
Les diodes électroluminescentes (LED)
Les diodes électroluminescentes, souvent dénommées «LED» d’après leur désignation anglaise (light
emitting diode) appartiennent à une technique de développement relativement récent, de sorte qu’il
n’est pas possible d’en fournir, dès maintenant, une vue définitive, ni d’en fixer définitivement les caractéristiques.
Jusqu’ici les LED ont surtout servi aux éclairages décoratifs de petite puissance, mais les
fabrications destinées à l’éclairage courant connaissent actuellement un développement industriel fort.
Le principe, très schématique, des LED est illustré au schéma ci-dessous. Sur le plan pratique les LED
sont utilisés en très basse tension, et exigent donc un examen particulier (au plan électrique) : vous
trouverez plus de détails dans le livret : mD03a, Les diodes électroluminescentes.

