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Au Fonds Chaleur, la biomasse et le chauffage urbain dominants

Quand les Français surveillent de près leur consommation de chauffage ...

Pour 85% des Français, surveiller sa consommation de chauffage a pour priorité de « faire du bien à son portefeuille », contre 14% seulement qui entendent d’abord « faire du bien à la planète ». C’est ce qui ressort d’un récent sondage Opinion Way pour Ista. Selon ce sondage, 85% des Français sont convaincus, en surveillant leur consommation de chauffage, de pouvoir économiser plus de 100 €/an (voire même plus de 200 €/an pour 24%), alors que 15% pensent qu’ils ne feraient aucune économie en agissant ainsi. Par ailleurs, 42% des Français (et même 1 sur 2 en maison individuelle) «s’estiment prêts à surveiller» leur consommation de chauffage en vue de financer des travaux d’économie d’énergie, alors que « 33% utiliseraient ce gain de pouvoir d’achat pour augmenter leur budget vacances, 25% pour favoriser les sorties, 11% pour changer de voiture et 8% pour pouvoir dépenser plus pendant les soldes ».

En habitat collectif, ajoute-t-on chez Ista, les occupants affirment que l’évolution de leur comportement (baisser leur chauffage par exemple lorsqu’ils sont absents), l’isolation des murs et le changement des fenêtres sont les trois mesures les plus efficaces pour réaliser d’importantes économies d'énergies. Analysant le sondage, le sociologue Ronan Chastellier juge que les Français « sont conscients des aspects liés à l’écologie et à l’environnement, mais agissent en pragmatiques et veulent ‘faire des économies’, la notion de pouvoir d’achat étant la clé aujourd’hui des comportements ». Il estime par ailleurs que les Français « sont probablement entrés dans la civilisation du confort, cette marche vers le confort et la satisfaction impliquant un contrôle de la température à la maison et la possibilité d’être légèrement surchauffé ou chauffé plus longtemps ».

Au Fonds Chaleur, la biomasse et le chauffage urbain resteront dominants

L’objectif à l’horizon 2020 est de produire avec le Fonds Chaleur 5 470 000 tep supplémentaires par rapport à 2006, surtout grâce à la biomasse, vient d’indiquer l’Ademe, qui a précisé que, sur la période 2009-2014, le Fonds Chaleur avait soutenu précisément 3 266 opérations d’investissement, dont : 342 en géothermie (dont 20 en géothermie profonde, 116 sur nappe superficielle, 156 sur champs de sondes, 50 sur eaux usées ou de mer) ; 603 en réseaux de chaleur (pour une longueur cumulée de plus de 1 500 km, +40% par rapport à 2008) dont 599 en métropole, avec 67 en Rhône-Alpes et 66 dans les Pays de la Loire, les deux régions leaders ; 1 514 en solaire thermique (soit 123 000 m² de capteurs, majoritairement pour production d’ECS), dont 1 377 opérations en France métropolitaine, avec 214 en Rhône-Alpes, région leader, devant la Bretagne, 164 ; 769 en biomasse (avec 640 chaufferies subventionnées). En collectif/tertiaire, les installations de chaufferies biomasse sont très souvent couplées à des réseaux de chaleur, commente-t-on à l’Ademe. On ajoute que 70% des tep produites annuellement par les installations EnR et énergies de récupération financées par le Fonds Chaleur sont valorisées dans un réseau de chaleur. Au sujet du solaire thermique, on parle à l’Ademe de « potentiel de développement énorme », et on espère, pour les années qui viennent, « une montée en puissance » des projets, notamment dans l’industrie et l’agriculture.

Climatique : comment va évoluer le marché mondial ?

En génie climatique, comment évoluera le marché mondial dans les années qui viennent ? C’est à cette question que s’efforcent de répondre, pour un certain nombre d’équipements, plusieurs récentes études de la société américaine Navigant Research. Voici les principales conclusions de ces études :


VENTILATION -  Le marché des systèmes de ventilation avec récupération d’énergie passera de 1,6 milliard de dollars en 2014 à 2,8 milliards en 2020, tandis que celui des équipements pour la qualité de l’air intérieur dans les bâtiments totalisera 5,6 milliards en 2020 (contre 3,3 milliards en 2014), soit un taux de croissance annuelle moyen de 8,8%.


GESTION DE L’ÉNERGIE -  Le marché des systèmes de gestion de l’énergie dans les bâtiments fera plus que doubler au cours des prochaines années et totalisera 5,6 milliards de dollars en 2020. Et un total de 55 milliards sur la période 2015-2024. Il passera de 2,4 milliards de dollars en 2015 à 10,8 milliards en 2024. Les investissements en systèmes de gestion de l’énergie pour bâtiments non résidentiels de petite ou moyenne taille s’élèveront à un total de 6,1 milliards de dollars entre 2014 et 2022, tandis que le marché des systèmes de gestion de l’énergie pour petits et moyens bâtiments tertiaires passera de 277 millions de dollars en 2014 à 1,3 milliard en 2022. Par ailleurs, le marché des systèmes de gestion de l’énergie pour le segment de la santé passera de 948,8 millions de dollars en 2015 à 2,2 milliards en 2024. D’autre part, le marché mondial des produits et services de gestion de l’énergie dans les maisons bondira de 846 millions de dollars en 2013 à 2,4 milliards en 2023.


RÉGULATION/GTB -  Le marché des systèmes d’automatisation des bâtiments non-résidentiels passera de 59,3 milliards de dollars en 2013 à 86,7 milliards en 2023, il totalisera 713 milliards de dollars sur la période 2015-2023, tandis que le marché des dispositifs de contrôle des équipements de génie climatique dans les bâtiments non-résidentiels, capteurs, thermostats, régulateurs, etc .., passera de 33,8 millions d’unités en 2014 à 70,4 millions en 2023. Dans les années qui viennent, les principales catégories de dispositifs, en termes d’unités livrées, seront en particulier les capteurs de température, ceux de flux d’air et ceux de CO2, ainsi que les régulateurs de ventilo-convecteurs. Le marché a été négativement affecté par la crise financière de 2008 et commence seulement aujourd’hui à enregistrer une reprise modeste, mais il est en phase d’accélération, indique-t-on chez Navigant Research. Par ailleurs, le marché des thermostats communicants et « intelligents » et des logiciels et services associés passera de 146,9 millions de dollars en 2014 à 2,3 milliards en 2023, avec 19,2 millions de thermostats vendus en 2023 (contre 926 000 thermostats en 2014).

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Exemple d'un numéro de ThermPresse : ThermPresse du 16 Mars 2015

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