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Génie climatique ..., Chauffage : recul du gaz et du fioul d'ici 2050 ...

Les Français ne semblent pas trop motivés pour investir en génie climatique

“Sur quels postes de consommations d’énergie avez-vous le sentiment de pouvoir agir ?” A cette question posée aux 1115 Français sélectionnés pour débattre des questions énergétiques lors de la récente “Journée citoyenne” du Débat national sur la transition énergétique, seulement 326 de ces “citoyens” (choisis pour représenter la diversité de la France) ont répondu : le chauffage et la climatisation à la maison ; 130 : le chauffage et la climatisation au travail ou dans “mes lieux d’activité”; 365 : l’achat d’équipements “pour une plus grande efficacité”; 10 : “je ne souhaite pas repenser ma consommation d’énergie” ; 128 : “j’ai déjà réduit au maximum ma consommation et ne peux pas aller plus loin”.
Autre question posée : quels sont les freins que vous rencontrez aujourd’hui pour revoir vos consommations d’énergie au quotidien ? 22 des 1 115 Français interrogés ont répondu qu’il n’y avait aucun frein : “mais je ne suis pas disposé à réduire ma consommation”, ont-ils ajouté ; 451 ont dit qu’ils n’avaient pas suffisamment d’argent pour s’équiper de manière à accroître l’efficacité énergétique de leur logement ; 232 ont expliqué qu’ils n’avaient pas suffisamment d’information sur les solutions existantes ; 359 ont dit : “je n’ai aucune garantie qu’un investissement sur un équipement plus performant soit rentable et réduise ma facture” ; 73 ont déclaré : “je ne suis pas motivé, car je doute que mes efforts soient récompensés par une facture plus faible” ; et enfin 245 ont dit qu’ils n’avaient pas confiance dans les offres existantes, ni dans “les informations proposées par les professionnels sur la performance des équipements”.

Chauffage : “fort recul du gaz et du fioul d’ici 2050, forte progression de la PAC”

Le parc européen d’appareils de chauffage pourrait passer de 132 millions d’unités en 2012 à 193 millions en 2050, dont 56 millions de chaudières au gaz (contre 79 millions en 2012), 6 millions de chaudières au fioul (contre 24 millions), 43 millions d’appareils aux granulés de bois (contre 11 millions) et 68 millions de PAC (contre 12 millions). C’est ce qui ressort d’une récente étude des universités d’Aalborg et de Halmstad, de PlanEnergi et d’Ecofys Allemagne, étude réalisée pour l’association européenne Euroheat & Power. Dans le seul secteur résidentiel, selon cette étude, le nombre d’appareils pourrait passer de 123 millions en 2012 à 180 millions en 2050, dont 52,3 millions de chaudières au gaz, 6 millions au fioul, 39,9 millions d’appareils aux “pellets” et 63,2 millions de PAC. L’étude préconise pour l’Europe un scénario d’évolution d’ici 2050 visant à la fois à réduire la demande et les pertes de chaleur et à utiliser davantage les EnR. Dans ce scénario, la part du marché européen du chauffage et de l’ECS détenue par les réseaux de chaleur passerait de 12% actuellement à 30% en 2030 et à 50% en 2050, tandis que les réseaux urbains de froid fourniraient 10% de la demande européenne de froid en 2030 et 20% en 2050. En 2050, ajoute l’étude, le parc installé des PAC collectives pourrait s’établir à 40 GWe, celui des stockages thermiques à 750 GWh (contre 160 GWh en 2010), celui des grosses chaudières biomasse à environ 500 GWth (contre une centaine de GWth), celui de la chaleur produite par les UIOM à 200 TWh (contre 50 TWh), tandis que le parc solaire thermique collectif européen totaliserait 100 TWh en 2050, celui du solaire thermique individuel 130 TWh (contre 22,5 TWh), celui de la chaleur géothermique 100 TWh (contre 2 TWh) et celui des PAC individuelles 175 GWe (contre 40 GWe).

Concurrence croissante entre distributeurs d’énergies de chauffage

Les travaux de maîtrise de l’énergie dans l’habitat et le renforcement de la réglementation thermique dans le neuf entraîneront inexorablement une baisse des ventes des distributeurs d’énergies de chauffage dans les prochaines années, prévoit une récente étude de Xerfi. Les évolutions réglementaires et la flambée des cours du pétrole impliquent de nouveaux rapports de force entre les énergies de chauffage, poursuit l’étude. Bien qu’une certaine inertie existe au niveau du parc d’appareils de chauffage, trois tendances peuvent néanmoins être mises en exergue : 1) l’application de la RT 2012 revient à limiter l’usage de l’électricité comme mode de chauffage et, dès lors, les chaudières à gaz s’imposent progressivement comme de nouveaux standards, 2) l’explosion des cours du pétrole pénalise les ventes de fioul domestique et de propane, 3) la consommation de bois pour le chauffage est orientée à la hausse. Xerfi observe, par ailleurs, que « les GSA (Auchan, Carrefour, E. Leclerc, etc.), troublant le jeu concurrentiel, s’accaparent une part croissante du marché de la fourniture d’énergies de chauffage ». Après la distribution de fioul, les GSA prennent position dans la fourniture de propane, ajoute Xerfi. L’accent est mis sur le prix pour se différencier des acteurs historiques. Pour leur part, les filiales de distribution des groupes énergétiques se positionnent sur la fourniture de plusieurs énergies de chauffage et proposent des solutions d’efficacité énergétique (box énergétique, suivi de la consommation en ligne, diagnostic d’économie d’énergie, etc.), poursuit l’étude.

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Exemple d'un numéro de ThermPresse : ThermPresse du 22 Avril 2013

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