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Maintenance : vers un métier d'Econforticien

Maintenance : vers un métier d’Econforticien ?

“Econforticien” (prononcez : iconforticien) : tel est le nom d’un nouveau métier, qui, dans la maintenance de génie climatique, pourrait émerger dans les années qui viennent. Pour l’instant, à vrai dire, ce n’est encore qu’un concept, dont le lancement officiel doit avoir lieu lors du prochain salon parisien Interclima en février prochain. Cela dit “Econforticien”, c’est déjà une marque déposée, la marque “Econfort - ingénierie et services du confort durable », marque pour laquelle est envisagée l’élaboration tout à la fois d’une charte, d’un référentiel de formation (avec à terme, peut-être, un nouveau diplôme de niveau Bac + 2) et d’une qualification professionnelle, qui sera certifiée et qui pourrait être gérée par Qualibat. Mais qui sera exactement ce futur “Econforticien”, professionnel de l’“Econfortique”? Hé bien, ce sera un professionnel de la maintenance de matériels de génie climatique, mais il devra avoir en plus une vision “plus large, plus globale”, de son métier : au-delà de l’entretien et du dépannage de chaudières, l’“Econforticien” devra être capable d’intervenir depuis la réception d’une installation de génie climatique jusqu’au suivi de la façon dont l’utilisateur s’en servira. Ce concept d’“Econfort” est né d’un travail en commun du Synasav, syndicat professionnel des entreprises de SAV de génie climatique, et de Cardonnel Ingénierie. Il s’appliquera surtout au résidentiel. D’abord dans l’existant, puis également en construction neuve. La future qualification “Econfort” pourrait remplacer, à terme, la qualification Qualisav, que délivre aujourd’hui le Synasav.

Climatique : le Cetiat étend son offre pour les systèmes multifonctions 

C’est au premier trimestre 2012 que, dans le Rhône, entrera en service au Cetiat, centre technique du génie climatique, une plate-forme modulaire permettant de mesurer les performances des systèmes individuels multifonctions et/ou multiénergies (comme les chaudières hybrides ou à microcogénération), et ce à raison d’un système par semaine en moyenne. Cette plate-forme, qui représente un investissement de 750 000 euros, comportera une cellule permettant de créer des climats jusqu’à - 25°C.  Par ailleurs, le Cetiat vient d’investir dans un outil logiciel permettant de simuler, par exemple, le fonctionnement en régime transitoire d’un CESI ou du couplage d’une chaudière et d’une PAC.

Climatisation, PAC : comment remplacer les HFC ?

Lors d’un récent colloque à Paris, le professeur Francis Meunier, ancien directeur de l’Iffi, prestigieux institut de recherche et de formation en génie climatique et en réfrigération du Cnam, vient d’estimer, à propos des fluides frigorifiques naturels, que le CO2 a “ de très bonnes perspectives” de développement en climatisation et que l’ammoniac pourra “jouer un rôle important de substitution aux HFC”. L’eau, également, “pourrait représenter un candidat très sérieux pour la relève des HFC en climatisation, mais au prix d’une innovation technologique importante”, a poursuivi M. Meunier. Concernant les hydrocarbunes, il a jugé que la réglementation française devrait être, “au plus tôt”, alignée sur celles des pays voisins, pour permettre aux professionnels d’acquérir “le savoir-faire qui, sinon, leur fera défaut dans quelques années”. Concernant les cycles à air, M. Meunier estime qu’ils “ne semblent pas devoir jouer un rôle important dans l’avenir”. M. Meunier pense par ailleurs que les systèmes alternatifs à la compression mécanique des vapeurs pour la compression frigorifique “ne semblent pas en mesure de prendre d’ici deux décennies le relais de cette compression mécanique”. De son côté, Didier Coulomb, directeur de l’Institut international du froid, juge que les systèmes à compression de vapeur “devraient rester très majoritaires à moyen terme”.
La compression thermique (c’est-à-dire les systèmes à absorption ou adsorption) “doit jouer un rôle important (notamment pour la climatisation) dans les stratégies d’utilisation rationnelle de l’énergie grâce à la valorisation des rejets thermiques et de l’énergie solaire ou de la géothermie”, a estimé M. Meunier. < Mais, a-t-il ajouté, elle ne présente pas le potentiel pour remplacer les HFC dans toute la gamme de leurs applications. > Quant au froid magnétique, “il est peu vraisemblable que cette filière se déploie à grande échelle avant plusieurs décennies”, a poursuivi M. Meunier qui, d’autre part, a jugé “réduites” les perspectives de développement à grande échelle de l’effet Peltier.

- EN BREF. Pour le CMiste breton Trecobat, Ipsos vient de réaliser une enquête auprès de 83 propriétaires d’une maison BBC d’où il ressort que 29% de ces propriétaires jugent la qualité de l’air plutôt satisfaisante, 69% tout à fait satisfaite. La consommation énergétique moyenne sur douze mois est de 140 euros pour le chauffage et de 90 euros pour l’ECS. Le BET AET a analysé les consommations énergétiques réelles relevées sur les compteurs électriques et il a constaté un surcoût de 64 centimes/m2/an par rapport à ce qui était prévu.

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Exemple d'un numéro de ThermPresse : ThermPresse du 29 août 2011

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