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Les PAC géothermiques sont très rentables - Régulation / GTB ...

Régulation / GTB : +1% en 2014, +2,5% en 2015, +3% en 2016 et 2017, selon Xerfi 

En régulation et GTB, le marché français (hors entretien et maintenance de matériels et logiciels) s’élèvera à 284,5 millions d’euros en 2014, 291,6 millions en 2015, 300,4 millions en 2016 et 309,4 millions en 2017, contre 281,7 millions en 2013. C’est ce que pronostique une récente étude de Xerfi, qui prévoit un marché en croissance de 1% en 2014, de 2,5% en 2015, puis de 3% par an en 2016 et en 2017. L’étude indique que, avec le recul des mises en chantier et une conjoncture du bâtiment qui restera « mitigée ces prochaines années », il y aura « mécaniquement » moins d’activité pour les équipementiers et les installateurs d’automatismes de régulation, mais que la RT2012 et le marché de l’entretien et du remplacement des systèmes de chauffage seront des « facteurs de soutien à l’activité ».

L’étude constate que, en GTB, les équipementiers, les éditeurs de logiciels et les intégrateurs se tournent de plus en plus vers « un métier de data », notamment grâce aux capteurs de présence humaine. Et que ces données leur permettent de proposer des offres « de plus en plus sophistiquées et personnalisées ». L’étude signale également que la montée de la valeur verte dans l’immobilier tertiaire « favorise la mise en place de systèmes de GTB ». Elle constate par ailleurs que les principaux acteurs du marché « adoptent une démarche de structuration et d’élargissement de leur offre ». Confrontés à un problème de lisibilité (produits techniques, peu d’offres standards, ce qui nécessite de mettre en place du sur-mesure), plusieurs équipementiers ont fait un effort de rationalisation de leurs prestations pour s’adapter le mieux possible à la demande, analyse l’étude. Les industriels se positionnent progressivement, par ailleurs, sur les services associés, avec l’objectif d’être un interlocuteur unique auprès des clients qui souhaitent mettre en œuvre un programme de réduction des consommations énergétiques. Les prestations se développent à la fois vers l’amont (diagnostic, conseil, propositions d’amélioration) et l’aval (suivi personnalisé, maintenance, garantie des performances, etc.). L’enjeu n’est pas seulement de vendre les instruments pour la mise en place d’un système de GTB, mais aussi de fournir des services associés et de mettre en place des solutions globales de gestion de l’énergie, dans lesquelles la GTB est un instrument parmi d’autres. L’étude insiste sur « une nécessaire adaptation » de la part des acteurs du marché pour « monter en compétence ». Elle estime, d’autre part, que le développement des smart buildings et des BEPOS, ainsi que « le positionnement croissant » vers les services d’efficacité énergétique des acteurs de la GTB, « rendront des écosystèmes d’affaires (comme Issygrid, à Issy-les-Moulineaux, Hauts-de-Seine) de plus en plus pertinents au cours des prochaines années ».

Climatique : comment évolue le marché français ?

En matériels de génie climatique, voici quelle a été l'évolution récente du marché français selon les toutes dernières statistiques de l'INSEE, encore provisoires :


INDICES DE PRIX DE PRODUCTION POUR LE MARCHÉ FRANÇAIS :
- Radiateurs et chaudières pour le chauffage central : 96,1 en septembre 2014 (97 en septembre 2013).
- Equipements aérauliques et frigorifiques : 112,3 en septembre 2014 (113,5 en septembre 2013).
- Matériel aéraulique : 99,7 en septembre 2014 (103,9 en septembre 2013).


INDICES DE PRIX D’IMPORTATION :
- Radiateurs et chaudières pour le chauffage central : 105,6 en septembre 2014 (98,5 en septembre 2013).
- Equipements aérauliques et frigorifiques : 103,9 en septembre 2014 (105,3 en septembre 2013).


INDICES DE CHIFFRE D’AFFAIRES CVS-CJO :
- Commerce de gros de fournitures pour plomberie et chauffage : 108,5 en août 2014 (111,3 en août 2013).
- Production et distribution de vapeur et d’air conditionné : 113,5 en août 2014 (110,8 en août 2013).

Les PAC géothermiques sont très rentables

Le marché français de la géothermie « très basse énergie » assistée par PAC possède « une très grande marge de progression ». Et les coûts de cette énergie géothermique calculés sur une période de cinquante ans sont « largement inférieurs » à ceux des énergies conventionnelles. C’est ce que souligne une récente étude de l’AFPG (Association française des professionnels de la géothermie). Cette étude indique que, sur cinquante ans, le coût pour un particulier est d’environ 85 €/MWh en géothermie sur capteurs horizontaux ou sondes verticales, tandis que, en collectif, la géothermie sur sondes verticales coûte 47 €/MWh, et celle sur aquifère, 54 €/MWh. En tertiaire, le coût du MWh se situe autour de 44 € pour les géothermies sur aquifère ou sondes verticales. L’étude ajoute que, par rapport au gaz naturel, la géothermie sur le long terme offre au consommateur un coût final du MWh inférieur de 20% à 30% selon les technologies, « sans tenir compte de l’augmentation prévisible du gaz ».

Voici les principales autres conclusions de cette étude :

- En géothermie sur capteurs horizontaux, pour une maison de 130 m² avec PAC de 8 kW, l’investissement pour les seuls capteurs est estimé à 3 500 €, soit un investissement total de 11 000 €, avec un coût de maintenance de 625 €/an et un coût de fonctionnement de 470 €/an. La géothermie permet d’économiser 25 300 € au bout de cinquante ans par rapport à une solution gaz naturel, ajoute l’étude. Dans le cas du propane, c’est plus du double, soit 81 500 €, 1600 €/an.

- En géothermie sur sondes verticales de 100 m, les coûts sont :
• pour les particuliers : 14 700 € d’investissement, 625 €/an de maintenance, 400 €/an de fonctionnement,
• en collectif : 170 000 € d’investissement, 2 749 €/an de maintenance, 5 544 €/an de fonctionnement,
• en tertiaire : 1 540 000 € d’investissement, 22 909 €/an de maintenance, 55 440 €/an de fonctionnement.

- En géothermie sur aquifère, le temps de retour en petit collectif se situe entre dix-neuf et vingt-quatre ans, mais, avec une production de froid, il n’est plus que de quatre ans. En tertiaire et grand collectif, les temps de retour s’échelonnent entre neuf et douze ans (et entre sept et neuf s’il y a production de froid).

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Exemple d'un numéro de ThermPresse : ThermPresse du 23 juin 2014

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