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Que faire pour améliorer la QAI dans les bâtiments ?

Que faire pour améliorer la QAI dans les bâtiments ?

«La France figure parmi les pays leaders en matière d'actions pour l'amélioration de la QAI (qualité de l’air intérieur)». Telle est la conclusion d’une récente étude comparative de l’Ademe portant sur les politiques publiques de QAI à l’étranger. L’étude retient plusieurs dispositifs présentant «un potentiel de transférabilité et d'adaptabilité au contexte français» et, en particulier, susceptibles d’être mis en œuvre dans le cadre de l’application du Plan National Santé Environnement III et des plans régions qui viendront le décliner localement.
Parmi ces dispositifs, l’Ademe a retenu, en Suède, le contrôle régulier et obligatoire des systèmes de ventilation, neufs et existants, et ce par des professionnels agréés. "Les vérifications doivent être effectuées à la réception des bâtiments, puis tout au long de la vie du bâtiment, explique l’étude. Sont concernés par cette inspection : 1) écoles, crèches, hôpitaux et maisons de retraite, quel que soit le système de ventilation installé, 2) logements collectifs, bureaux et établissements recevant du public disposant d’un système de ventilation mécanique ou naturel, 3) logements individuels disposant d’un système de ventilation mécanique double flux.
Autre expérience étrangère ayant retenu l’attention de l’Ademe pour une éventuelle application en France : celle de Hong Kong, où existe une certification volontaire de la bonne QAI des bureaux et des lieux publics. Un millier des bâtiments sont ainsi certifiés. "En France, la mise en œuvre d’un tel schéma de certification pourrait s’appuyer sur les professionnels accrédités en prévision de la surveillance de la QAI dans les lieux accueillant des enfants", estime l’étude. En Corée du Sud, autre pays dont la France pourrait s’inspirer, la mesure de la QAI à réception des immeubles neufs comportant plus de 100 logements est obligatoire (l’étude précise que les polluants concernés sont le formaldéhyde, le benzène, le toluène, l’éthylène, le xylène et le styrène), tandis que, pour tous les établissements d’enseignement, ont été fixées des valeurs limites de concentration. "Les concentrations maximales autorisées en CO2 (1000 ppm) et en radon (148 Bq/m³) apparaissent très contraignantes au vu des concentrations mesurées dans les écoles françaises", constate l’étude. Toujours en Corée du Sud, la puissance publique recommande, pour les bureaux, un débit de ventilation de 34,2 m³/h/personne - «soit davantage que ce qu’impose le code du travail français (24 m³/h/personne)», observe l’étude, qui ajoute que, d’une façon générale, «la surveillance en Corée du Sud apparaît plus ambitieuse qu’en France, en termes d’environnements concernés, de nombre de polluants mesurés, et de fréquence des mesures». < En France, poursuit l’étude, le diagnostic obligatoire de QAI à réception des immeubles d’habitation neufs pourrait être réalisé par les professionnels accrédités dans le cadre de la surveillance de la QAI. Le diagnostic obligatoire de QAI à réception des bâtiments pourrait également être proposé pour les ERP."

pollution

Gros retards de croissance en PAC géothermiques et en solaire thermique

En chauffage et refroidissement, en France, la part des EnR dans la consommation finale brute d'énergie s’est établie, en 2016, à 20,7% (contre 20% en 2015), alors que l’objectif 2020 officiel est de 33%. C’est ce qui ressort d’une récente étude du CGED (Commissariat général au développement durable). Selon cette étude, près d’un quart de la croissance des EnR depuis 2005 en France est imputable au développement des PAC (+2,0 Mtep sur cette période, contre +1,6 Mtep en ce qui concerne la biomasse solide pour le chauffage). < En chaleur et froid renouvelables, environ 78% du niveau prévu par la trajectoire relative au chauffage et au refroidissement a été atteint en 2016, soit un écart de 3,5 Mtep, commente-t-on au CGED. Cet écart est essentiellement porté par la filière biomasse solide et déchets urbains renouvelables. > Dans le résidentiel, la consommation de bois des ménages pour se chauffer est, par contre, très proche du niveau attendu, tandis que le développement des PAC est «bien plus important qu’escompté», l’objectif 2020 étant d’ores et déjà dépassé de près de 18%. En milliers de tep, la consommation finale brute a été, en 2016, de 164 en solaire thermique (alors qu’il était prévu qu’elle soit de 555 pour atteindre l’objectif 2020 de 927), tandis que, en géothermie thermique, la réalisation 2016 s’élève à 125 pour un objectif 2020 de 500. En PAC, la réalisation 2016, toujours en milliers de tep, a été de 2 178 (dont 279 pour les PAC géothermiques), alors que l’objectif 2020 est de 1 850 (dont 570 pour les PAC géothermiques). En consommation de bois des ménages pour le chauffage, la réalisation 2016 est, toujours en milliers de tep, de 6 902, alors qu’elle aurait dû être de 7 175 pour pouvoir atteindre l’objectif 2020 de 7 400.

- EN BREF. Plutôt désastreux, tels sont les résultats d’une récente enquête de notre confrère «Que Choisir», qui a demandé à des diagnostiqueurs immobiliers certifiés d’établir des DPE pour plusieurs maisons individuelles. Ainsi, par exemple, des diagnostiqueurs ont recommandé, dans une maison des Pyrénées-Atlantiques, de remplacer une chaudière gaz à condensation et un chauffe-eau thermodynamique, pourtant récemment installés, tandis que, dans une maison du Val-d’Oise, un de leurs confrères n’a pas remarqué que l’étage était chauffé par des convecteurs électriques et non par la chaudière fioul. Ailleurs, un autre diagnostiqueur fait état, dans son DPE, d’une chaudière au gaz naturel, alors qu’en fait elle fonctionne au fioul, tandis qu’un autre mentionne un chauffe-eau électrique qui n’existe pas. Sur une autre maison, des diagnostiqueurs n’ont préconisé aucune VMC «alors que c’était le préalable indispensable aux travaux d’isolation qu’ils recommandaient», explique «Que Choisir». Autre surprise de l’enquête : nombre de diagnostiqueurs ne savent pas quel est le taux du crédit d'impôt transition énergétique.

- EN BREF.Sur un échantillon international d’une trentaine d’entreprises de fabrication ou distribution de matériels de génie climatique, une seule a enregistré une stabilité de son chiffre d’affaires au cours de la première moitié de 2017, toutes les autres étant en croissance.

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Exemple d'un numéro de ThermPresse : ThermPresse du 19 Juin 2017

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