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Tendance 2014 positive en PAC, climatisation et traitement d'air

Comment les Français se chaufferont-ils en 2050 ?

Dans le secteur résidentiel et tertiaire, en France, comment vont évoluer en chauffage/ECS les parts de marché des énergies et techniques d’ici 2050 ? C’est notamment à cette question que s’efforce de répondre un rapport publié récemment par l’Ancre, qui regroupe de multiples organismes publics de recherche. Dans un scénario d’évolution à 2050 imaginé par l’Ancre et qui prolonge les tendances actuelles en tenant compte des engagements de la France, les parts de marché des différentes sources d'énergie seraient inchangées pour les usages thermiques, avec cependant une baisse de la part du fioul. Dans un autre scénario de l’Ancre, caractérisé par une sobriété énergétique « poussée », une efficacité énergétique renforcée et un développement des EnR, il y aurait « disparition » du fioul et recul du gaz. Dans un troisième scénario, qui impliquerait un effort « marqué » d’efficacité énergétique et un accroissement des usages de l’électricité, « le développement massif des PAC aérothermiques et des chauffe-eau thermodynamiques placerait l'électricité comme première source d'énergie pour les usages de chauffage et d’ECS ». Enfin, dans un quatrième scénario, « la transformation majeure serait due au très fort développement de la chaleur en réseau (grands réseaux urbains alimentés par la chaleur cogénérée par les centrales électriques ou réseaux indépendants alimentés en biomasse) et, dans une moindre mesure, au développement d’autres sources de chaleur renouvelable (biomasse en usage direct, solaire basse température) ». Ce dernier scénario met plus particulièrement l’accent sur une valorisation des sources de chaleur fatale (notamment récupération de chaleur basse température). Il propose également de développer un gisement de chaleur pour l’instant inexploité : la « cogénération nucléaire », et ce pour un volume de 80 TWh au seul bénéfice du résidentiel-tertiaire.

Tendance 2014 plutôt positive en PAC, climatisation et traitement d’air

Le marché français des PAC et des matériels de climatisation et de traitement d’air a globalement « assez bien résisté » en 2013, surtout en résidentiel. Et « on peut espérer un tendance positive en 2014 ». C’est ce qui a été indiqué lors d’une conférence de presse organisée, la semaine dernière, par les associations AFPAC et PAC&Clim’Info. Voici, dans le détail, quelle a été en 2013 l’évolution des ventes, en France métropolitaine, des fabricants et des distributeurs membres de PAC&Clim’Info aux grossistes (hors grande distribution) et aux installateurs :

- PAC air/air pour résidentiel et petit tertiaire. Tiré par le résidentiel, le marché des unités extérieures, qui sont désormais quasiment toutes réversibles, a augmenté de 5,5%, à 352 174 unités, dont 272 879 monosplits (+ 7%) et 79 295 multi-splits (+ 1%). Alors qu’en 2012, le marché était davantage tourné vers le tertiaire, commente-t-on à PAC&Clim’Info, ce sont les produits destinés au résidentiel qui ont progressé en 2013, avec des hausses de 11% en monosplits inférieurs à 5 kW et de 7% en unités intérieures murales. Inversement, les gros monosplits ont reculé de 4%, les cassettes de 8% et les « gainables » de 3%.

- PAC air/eau. Le marché s’est accru de 2,1%, à 53 899 unités, une hausse tirée par les biblocs, qui, sur la période septembre-décembre, ont progressé de 6%, alors que les monoblocs reculaient de 7%. Sur l’ensemble de l’année, les ventes de biblocs ont augmenté de 4,3% à 46 085 unités, tandis que les monoblocs rétrogradaient de 9%. Les 5-10 kW et les 10-20 kW ont détenu respectivement 41% et 56% du marché. Quant aux PAC capables de produire de l’eau à plus de 60°C, leurs ventes ont augmenté de 5,6%, une croissance tirée plutôt par le neuf. Ces PAC « haute température » ont représenté 28% du marché des PAC air/eau. Au total, la croissance de ce marché de la PAC air/eau a été globalement tirée par la rénovation. À PAC&Clim’Info, on pense que le marché « restera, au minimum, sur un rythme de croissance entre 2 et 5% par an » dans les années qui viennent. Et qu’il pourrait totaliser annuellement 50 à 55 000 pièces dans les prochaines années, avec une croissance en biblocs et en PAC « haute température », mais des doutes quant à l’avenir des monoblocs. Quant au marché des PAC air/eau double service, il a été de 15 000 pièces (+ 28%).

- PAC géothermiques. Le marché a baissé de 24%, à 4 924 unités, dont 646 sol/sol (- 28%), 1 027 eau/eau (- 21%), 2 666 eau glycolée/eau (- 25,8%) et 585 sol/eau (- 11%). En PAC géothermiques produisant de l’eau à plus de 60°C, les ventes ont diminué de 23% et ont représenté 34% du marché total.

- Chauffe-eau thermodynamiques. Le marché a progressé de 32%, à 45 950 pièces. Pour 2014, une croissance du même ordre est attendue.

- DRV. En 2013, c’est surtout grâce aux petites rénovations que le marché des groupes extérieurs DRV – qui, à environ 70%, est un marché de rénovation - a pu augmenter de 2%, à 15 071 unités, une croissance tirée essentiellement par les puissances inférieures à 10 CV. Pour 2014, les fabricants semblent plutôt confiants. Le marché des unités intérieures a progressé de 1%, à 124 826 unités, dont 47% de cassettes (avec des ventes en hausse de 4%), 25% de « gainables » (- 4%), 21% de “murales” (+ 2%), 5% de consoles (- 3%) et 1% de plafonniers (- 15%). La croissance des « murales » s’est faite au détriment des « gainables ». Le nombre moyen d’unités intérieures par groupe DRV s’est établi à 8,3, un chiffre en très légère baisse.

- Centrales de traitement d’air. Le marché a baissé de 8%, à 8 089 unités, dont 15% (contre 18% en 2012) en centrales de moins de 500 mm d’épaisseur et de puissances inférieures à 5 000 m3/h, et 40% (contre 37%) en unités de plus de 500 mm et de moins de 5 000 m3/h. Quant aux centrales de 5 000 à 15 000 m3/h, leur part de marché a été de 32% (contre 35%), tandis que celle des unités de 15000 à 50 000 m3/h s’établissait à 12% (contre 9%). Au delà de 50 000 m3/h, la PDM a stagné, à 1%. Les ventes du segment 15 000-50 000 m3/h ont progressé de 21%, contre + 11% pour les plus de 50 000 m3/h. La part des CTA équipées d’une récupération de chaleur a légèrement augmenté. 

- Rooftops. Le marché a diminué de 1%, à un millier d’unités, avec une fin d’année qualifiée de «  difficile » par les industriels, qui envisagent 2014 avec une certaine appréhension. Sur l’ensemble de l’année 2013, les ventes en 17,5-29 kW ont progressé « fortement ». Autres tendances 2013 : d’une part, une progression, mais légère celle-ci, des unités de plus de 72 kW, essentiellement sur le marché du remplacement ; d’autre part, une croissance des « réversibles », qui ont détenu 92% du marché total.

- Splits de plus de 17,5 kW. Le nombre de groupes extérieurs vendus a reculé de 14%, à 3 546 unités, une baisse concentrée sur le dernier quadrimestre, qui a été marqué par un « fort ralentissement ». Ce qui fait craindre une année 2014 plutôt compliquée. Le marché reste toujours orienté vers des installations avec de multiples unités intérieures (2 à 4 généralement) raccordées sur un seul groupe, indique-t-on à PAC&Clim’Info. Ce type d’installation peut concurrencer, dans certains cas, les rooftops, voire les DRV.

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Exemple d'un numéro de ThermPresse : ThermPresse du 16 Décembre 2013

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