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Le climat du futur de plus en plus imprévisible ?

3 Septembre 2012

Nous ne manquons pas d’experts du climat, en particulier avec les initiatives de l’ONU. Des « experts » qui - dans leur très grande majorité -  nous ont largement alertés sur l’avenir de nos climats. Les intentions de ces experts sont louables, mais – finalement - tout repose sur leur opinion. Personnellement,  j’appréhende un peu la croyance aveugle en la matière, du moins face au manque trop fréquent de preuves concrètes et précises. Je  suis donc toujours resté prudent, sinon sceptique.

Pourquoi tant de scepticisme ??

   Pour une raison simple : je ne suis pas du tout sûr de ce que prévoient nos « experts ».  Prenons l’exemple du réchauffement climatique : je ne suis pas sceptique par principe mais je reste prudent. J’ai, par exemple, il y a un certain temps, souligné que nos degrés-jours du COSTIC semblaient démontrer que le réchauffement était en cours. Tout semblait donc clair, mais la situation n’est pas aussi simple que ce que je pensais. De sorte que je ne sais plus très bien où nous allons. Contrairement aux « experts » qui sont sûrs d’eux.

Pourquoi êtes-vous si réservé ?

   Tout simplement parce que j’ai continué à suivre ce sujet. Et ce en reprenant les données, désormais mondiales et relativement longues, les plus anciennes datant de 1940. Or là, surprise : tout n’est pas aussi simple que ce que je pensais. On constate bien une  croissance régulière du taux de CO2 dans l’atmosphère. En valeurs légèrement arrondies : 305 ppm en 1940, 310 ppm en 1960, 340 ppm en 1980, 365 ppm en 2000. Avec des perspectives de croissance permettant d’évaluer la teneur à plus de 400 ppm en 2020. Donc une augmentation régulière, malgré toutes les dispositions prises un peu partout pour limiter l’effet de serre. Ceci dit, la croissance en CO2 étant  incontestable, était-ce une raison suffisante pour prévoir un réchauffement climatique inéluctable : c’est là où je ne suis plus à l’aise, car les faits ne sont pas du tout conformes aux prévisions.

L’évolution des températures n’a-t-elle pas suivi l’évolution du CO2 ?

   Hélas non, et cette évolution est très surprenante : elle n’est pas du tout celle qui pouvait être normalement prévue sous l’influence de la croissance régulière du CO2.  

Quel est donc votre constat ?

   De 1940 à 1945 – bien que le CO2 ait continué à croître - la température mondiale est restée relativement stable, de l’ordre de 14°C. Avec bien entendu des oscillations selon les années, mais avec une moyenne inchangée. C’était déjà un peu surprenant, mais la brièveté de la période ne permettait pas de conclure.
   Puis, surprise, la moyenne des températures a brutalement chuté, se stabilisant à un niveau différent bien que le CO2 ait continué à croître : de 1945 à 1970 la température n’a pratiquement pas décollé d’une moyenne stable voisine de 13,8°C, alors que le CO2 passait de 305 à 325 ppm. Ce n’était pas du tout compatible avec ce qu’on pouvait prévoir. Certes, on pouvait encore se dire que ce n’était que passager, mais – hélas - la suite allait provoquer de nouvelles incertitudes, l’évolution des températures allait devenir très imprévisible.
   En effet, à partir de la fin 1970, on constate bien une modification nette et rassurante pour les prévisionnistes : l’évolution des températures suit l’évolution du CO2 (de 325 à 365 ppm). A partir de cette période, en effet, la température a commencé à  croître, suivant plus ou moins parallèlement la croissance du CO2. De sorte qu’en 2000 la température moyenne était de l’ordre de 14,4°C, donc victime du réchauffement climatique (de 13,8 à 14,4°C entre 1970 et 2000). Tout devenait conforme aux prévisions des experts.

Il n’y aurait donc rien à changer dans les prévisions de réchauffement …

   Hélas la surprise allait survenir, et c’est la catastrophe dont les prévisionnistes se gardent bien de parler : à partir de 2000 et jusqu’à maintenant (2012) la température moyenne s’est arrêtée de croître. Elle est restée – en moyenne – stable aux alentours de 14,4°C. Tout se passe comme si le réchauffement climatique s’était brutalement arrêté à partir de l’an 2000. Et ce bien que la teneur en CO2 soit passée (de 2000 à 2012) de 370 à près de 400 ppm. En clair, la teneur en CO2 continue à croître régulièrement, mais le réchauffement climatique semble suspendu. J’avoue que c’est très perturbant … mais je suis bien obligé de constater que le dire de ceux qui se prétendent des experts ne m’aide en rien. Et que rien, apparemment, n’avait été prévu.
De plus ce n’est pas tout, car voici un autre élément que nous examinerons la semaine prochaine.

Roger CADIERGUES


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