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PILES A COMBUSTIBLE: Oséo accorde 67,6 millions au programme H2E

Le financement européen du programme H2E sur les piles à combustible, piloté par Air Liquide, a été confirmé. Objectif de production : 2015 !

Module reformeur associé à un générateur à pile à combustible : la pile fonctionne avec un mélange d’oxygène et d’hydrogène qui se recombinent en formant de l’eau. L’oxygène est tiré de l’air ambiant, l’hydrogène d’une bouteille industrielle ou d’un appareil appelé reformeur. La pile a besoin d’une dizaine de secondes pour commencer à produire de l’énergie et atteint sa puissance nominale au bout d’une cinquantaine de secondes.

La commercialisation à grande échelle et les applications domestiques de la pile à combustible ne sont pas pour aujourd’hui.
Néanmoins, l’avis favorable récemment rendu par la Commission européenne au financement public du programme « Horizon hydrogène énergie (H2E) », conduit par l’industriel Air Liquide, prouve que cette technologie pourrait avoir beaucoup d’avenir.

En effet, dans le cadre d’un plan sur les sept prochaines années qui représentera un total de 200 millions d’euros d’investissement en France, l’organisme public de soutien à l’innovation, Oséo, accordera une « subvention » de 67,6 millions d’euros au programme H2E.
Un partenariat d’une vingtaine de participants doit être finalisé d’ici la fin de l’année.

Aux côtés d’Air liquide et sa fi liale dédiée Axane, des industriels, des PME et des organismes de recherche et universités.
La mise en commun de financements, moyens et compétences doit aboutir à définir la meilleure technologie en vue d’un marché de production en série, à un coût acceptable, à l’horizon 2015.

Les recherches se concentreront sur des applications dites stationnaires.
Celles-ci sont eff ectivement les plus diversifi ées contrairement aux applications portables et automobiles. Elles concernent un large spectre de puissances (du kW à plusieurs MW). Elles vont de l’approvisionnement en électricité à la cogénération, en passant par la production de vapeur ou de froid, pour lesquels tous les types de pile sont possibles en utilisant un spectre plus large de carburants.

Désormais les efforts portent plutôt sur les systèmes SOFC (Solid oxyd fuel cell) et PEMFC (Proton exchange membrane fuel cell). Axane, filiale dédiée d’Air Liquide, concentre d’ailleurs ses efforts sur les piles de type PEM.
Aux côtés de Bouygues Télécom, elle va célébrer en décembre les 10 000 heures de fonctionnement, sans interruption ni maintenance, d’une pile à combustible installée à Trie-sur-Baïse (Hautes- Pyrénées) et qui a produit depuis sa mise en service un total de 7 MWh de courant pour l’alimentation d’une antenne relais de téléphonie mobile.

Les marchés visés : des niches pour lesquelles d’autres solutions de production de sont pas envisageables.

De son côté, l’Agence nationale de la Recherche (ANR) vient de renouveler pour trois ans (2009-2011) une ligne de financement. Le programme H-PAC doit ouvrir des pistes de commercialisation tout en faisant sauter les verrous technologiques situés au niveau des catalyseurs et des membranes.
Il s’agit également d’introduire à moyen terme l’hydrogène dans le mix énergétique français, en couplage avec les énergies renouvelables, pour la production de courant mais aussi comme élément de stockage des énergies intermittentes que sont l’éolien ou le photovoltaïque.

Hélène Boussel

QUELLE PILE CHOISIR ?

  • Solid oxyd fuel cell (SOFC) à haute température : les SOFC fonctionnent entre 600 et 900 °C. Applications prioritaires : stationnaire, domestique, cogénération ou production centralisée de courant. Rendement électrique potentiellement le plus élevé (de 50 % à 70 %). Moins sensibles au type de combustible : gaz naturel, hydrocarbures liquides, biomasse.
  • Proton exchange membrane fuel cell, à basse température (PEMFC) : fonctionnent vers 70 °C. Applications plutôt domestiques (eau chaude et chauffage) et automobiles. Insensibles au CO2. La faible température de fonctionnement permet un démarrage rapide, une souplesse de fonctionnement, une meilleure gestion thermique (moins de chaleur à évacuer) et un multi-usage (effet de synergie) avec un large spectre de puissances.

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