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Chaleur renouvelable : quels objectifs français pour 2023 ?



Chaleur renouvelable : quels objectifs français pour 2023 ?

Le projet d’arrêté relatif à la future programmation pluriannuelle des capacités de production d’EnR, qui paraitra prochainement au Journal Officiel après sa récente adoption par le Conseil supérieur de l’énergie, prévoit les objectifs suivants en matière de production de chaleur ou froid renouvelables ou de récupération, en France métropolitaine continentale :

BIOMASSE : au 31 décembre 2018 : 12 000 ktep ; au 31 décembre 2023 : 1) en option basse : 13 000 ktep, 2) en option haute : 14 000 ktep. En production d’électricité, la puissance totale installée visé pour le bois-énergie est, au 31 décembre 2018, de 540 MW et, au 31 décembre 2023 : 1) en option basse : 790 MW, 2), en option haute : 1040 MW.

BIOGAZ : au 31 décembre 2018 : 300 ktep ; au 31 décembre 2023 : 1), en option basse : 700 ktep, 2) en option haute : 900 ktep.
PAC : au  31 décembre 2018 : 2 200 ktep ; au 31 décembre 2023 : 1) en option basse : 2 800 ktep, 2) en option haute : 3 200 ktep.

GÉOTHERMIE : au 31 décembre 2018 : 200 ktep ; au 31 décembre 2023 : 1) en option basse : 400 ktep, 2) en option haute : 550 ktep.

SOLAIRE THERMIQUE : au 31 décembre 2018 : 180 ktep ; au 31 décembre 2023 : 270 ktep en option basse et 400 ktep en option haute. André Joffre, éminent spécialiste de l’énergie solaire, estime que le parc de chauffe-eau solaires devrait être de 4,2 millions de m² de capteurs solaires en 2018 et entre 6,2 et 9,3 millions en 2023, contre 2,7 millions en 2015. Cela conduit à un marché de 480 000 m²/an sur la période 2015-2018 et dans une fourchette de 410 000 et 1 000 000 m²/an sur la période 2018-2023, ajoute-t-il.

RÉSEAUX DE CHALEUR OU FROID URBAINS : l'objectif de chaleur ou de froid renouvelables ou de récupération livrés par ces réseaux est de 1,35 Mtep en 2018 et de 1,9 à 2,3 Mtep en 2023.

Ce projet d’arrêté est jugé satisfaisant par le Syndicat des EnR, qui, toutefois, juge « peu ambitieux » les objectifs pour la filière biogaz cogénération, objectifs qu’il aurait souhaité voir relevés. Pour sa part, l’association AFPAC de la PAC « se réjouit » des objectifs de l’arrêté et souligne que, avec ces perspectives, on peut espérer une « montée en biseau » des ventes annuelles de PAC vers un objectif qui pourrait atteindre en 2023 : 115 à 170 000 PAC air-eau et géothermiques, 410 à 475 000 PAC air/air et 130 à 190 000 CET (chauffe-eau thermodynamiques). On est sur une progression de 50 à 100% sur huit ans (hors PAC air/air), soit une progression annuelle entre 5 et 10%, ajoute-t-on à l’AFPAC. L’association souligne toutefois que, alors que, à l’heure actuelle, les placements de PAC se font à 70% dans le neuf, les objectifs du projet d’arrêté « ne pourront être remplis que si le marché de la rénovation redémarre fortement ». Et que, « sans soutien conséquent à l’investissement, les PAC pénétreront difficilement ce marché ».
La progression d’ici 2018 ne sera possible que grâce à l’accompagnement du CITE, ajoute l’association.

Elle prévoit des parcs installés de :
1) en  résidentiel individuel : 1 030 000 PAC air-eau et géothermie en 2018 et entre 1 300 000 et 1 550 000 en 2023, 1 300 0000 PAC air-air en 2018 et entre 1 450 000 et 1 525 000 en 2023, 485 000 CET en 2018 et entre 875 000 et 975 000 en 2023,
2) en résidentiel collectif : 560 000 PAC air-air en 2018 et entre 610 000 et 650 000 en 2023, 65 000 CET en 2018 et entre 265 000 et 330 000 en 2023,
3) en tertiaire : 3 320 000 PAC air-air en 2018 et entre 3 700 000 et 3 800 000 en 2023.


chaleur-renouvelable

Redressement des perspectives d’embauches de chauffagistes

Pour 2016, les employeurs français ont l’intention de recruter précisément 5 741 chauffagistes et plombiers (contre 4 932 en 2015). C’est ce qui ressort d’une enquête de Pôle Emploi publiée la semaine dernière. L’enquête dénombre 1 385 projets d’embauche en Ile-de-France, 752 en Auvergne Rhône-Alpes, 519 en Paca, 509 dans le Nord-Pas-de-Calais Picardie, 496 en Aquitaine Limousin Poitou Charentes, 362 en Alsace Champagne-Ardenne Lorraine, 360 en Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées, 281 dans les Pays de la Loire, 256 en Bretagne, 229 en Normandie, 165 en Centre Val de Loire, 160 en Bourgogne Franche-Comté, 147 à La Réunion, 47 en Corse, 38 à Mayotte, 15 à la Martinique, 14 en Guadeloupe et 6 en Guyane. 5 095 projets d’embauche sont destinés au secteur de la construction, 251 aux services aux entreprises, 203 à l’industrie, 79 au commerce de gros, 57 au commerce de détail et 56 aux services aux particuliers. 54,1% des projets (contre 54,5% en 2015) sont qualifiés de difficiles par les employeurs, le record étant détenu par la Bretagne avec un taux de 70,1%. La part de recrutements saisonniers est en moyenne de 10% (contre 7,6% en 2015), soit précisément 576 projets, mais le pourcentage monte à 42,4% à La Réunion. Le nombre de projets difficiles non saisonniers est de 2 851.

- EN BREF - Sur le plan des particuliers, le solaire thermique souffre des conséquences de la mauvaise image colportée par le photovoltaïque. Il se situe dans un mauvais cycle, il est en dessous d'un point critique et d'un certain volume qui ne lui permet pas d'être compétitif, et il reste cher et soumis à la rude concurrence des PAC. Il n'est malheureusement aujourd'hui qu'un sous-produit de nombreux installateurs. Il est dans un cercle vicieux difficile à enrayer. C’est ce que vient de déclarer à notre confrère « Plein Soleil » Daniel Bour, président de l’association solaire Enerplan. Je fais le pari de la proximité et du potentiel des régions pour relancer le solaire thermique et montrer ses mérites, ajoute-t-il. La technologie hybride pourrait aussi relancer ce marché.

- EN BREF - Un récent rapport du Plan Bâtiment Durable juge que, dans la perspective d’une éventuelle « monétarisation » de la valeur non marchande des actifs immobiliers, la qualité de l’air intérieur, la ventilation et le confort thermique pourraient être monétisables. Dans de nombreux cas, ajoute le rapport, cette monétarisation des éléments non marchands aura tendance à augmenter la valeur et l’attractivité d’un immeuble ou d’un quartier : rénovation énergétique, modification du mix énergétique d’un quartier, etc.


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Exemple d'un numéro de ThermPresse : ThermPresse du 25 Janvier 2016


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