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Chauffage / ECS : quelles énergies et techniques choisies en rénovation résidentielle ?


PAC, climatisation : comment mieux confiner les fluides frigorigènes ?

En particulier pour les PAC et les climatiseurs, une étude vient de formuler diverses recommandations concernant le confinement des fluides frigorigènes, et ce dans la perspective de la mise en œuvre de la nouvelle réglementation européenne F-Gas en France. Cette étude, réalisée - pour le compte de l’Ademe et à la demande de l’association de professionnels de la climatisation et du froid AFCE - par le Cemafroid et le centre de recherche Irstea, recommande de standardiser et réglementer les méthodes de détection de fuites de fluides frigorigènes, ainsi que de mettre en place une traçabilité des flux de fluides «à l’échelle d’un exploitant ou d’une installation». Elle souhaite aussi que soient relevés « sensiblement » les seuils de détection des détecteurs de fuites. Elle estime que les systèmes à détente directe sont « plus sujets aux fuites » de fluides frigorigènes et qu’ils « doivent être limités à certains types d’équipements pour lesquels il n’existe aucune autre alternative (DRV, multisplit, par exemple) ». L’étude ajoute que, d’une façon générale, « il est préférable d’opter pour un système avec frigoporteur afin de limiter la charge ». Par ailleurs, elle considère que « l’impact des fuites de fluides frigorigènes sur l’environnement est surtout dû aux quelques grosses fuites plutôt que sur la multitude de petites fuites de l’ordre de 5 g/an », et qu’il est « plus nocif pour l’environnement de vouloir réparer une fuite de 5 g/an plutôt que de la laisser fuir pendant quinze ans». L’étude estime, d’autre part, que les contrôles d’étanchéité devraient être standardisés (en termes de durée et d’exhaustivité). Et que devraient être généralisées les méthodes de détections croisées permettant d’assurer une telle exhaustivité.

Entre autres préconisations, l’étude recommande de limiter, d’une part, la charge en frigorigène (en particulier par l’utilisation d’échangeurs à micro-canaux), d’autre part, le nombre de raccords soudés ou brasés. Elle recommande également : d’installer des détecteurs de fuite dans la salle des machines frigorifiques ; de proscrire l’utilisation de raccord Shraeder ; d’installer des vannes d’isolement de circuit et des by-pass sur des pièces d’usure ou des matériels remplacés fréquemment ; de protéger avec un chiffon humide l'organe brasé afin d'éviter de détériorer le joint ; de serrer les brides en appliquant le principe de serrage en croix en trois passes graduelles jusqu’au couple indiqué. L’étude conseille aussi de privilégier la détection de fuite indirecte avec report d'alarme, ainsi que les contrats de service de longue durée. Afin de limiter les vibrations, elle recommande l’utilisation d’absorbeurs de vibration, de suspente et de plots anti-vibratiles. Elle rappelle également que toutes les vannes doivent être munies d’un capuchon, et elle insiste sur la nécessité de remettre en place ces capuchons après intervention. Autre recommandation, à la fois en mise en service et en contrôle d’étanchéité : contrôler les raccords en utilisant un spray ou un détecteur ultra-sons. Egalement en contrôle d’étanchéité, l’étude conseille de prévoir « suffisamment de temps », et que cela soit écrit noir sur blanc dans les contrats. Pour les dudgeons, elle recommande d’utiliser une dudgeonnière excentrique. A propos de la climatisation monobloc, l’étude conseille, notamment, des tests d'étanchéité à l'hélium, ainsi que des tracés de tubes permettant d'absorber les vibrations. Elle propose, par ailleurs, de conserver les raccords à braser «plutôt que les raccords vissés», et ce lors d'interventions nécessitant le remplacement d'un composant.

pac-climatisation

Chauffage / ECS : quelles énergies et techniques sont choisies en rénovation résidentielle ?

Percée de la chaleur renouvelable en rénovation de logements. C’est ce qui ressort d’une étude récente de Promotelec portant plus de 17 000 logements (principalement collectifs de moins de 30 logements et « sociaux ») ayant obtenu le Label Promotelec Rénovation énergétique. Les opérations avant travaux avaient rarement recours aux EnR, alors que, après travaux, 29% des dossiers en intègrent une : solutions thermodynamiques (à hauteur de 37%), solaire thermique (36%), bois (22%), géothermie (2%). L’étude met en évidence, par ailleurs, un « réflexe des innovations technologiques encore peu ancré » : en effet, seulement 8% des dossiers (portés dans 87% des cas par le secteur social) intègrent des innovations technologiques (et particulièrement la ventilation hybride ou basse pression et le chauffe-eau thermodynamique). Cela peut s’expliquer par la nécessité de recourir au Titre V Opération ou Système dans le cas de l’utilisation de technologies « non reconnues » par le moteur de calcul de la RT globale sur l’existant, commente-t-on à Promotelec.

Autre enseignement de l’enquête : plus de 30% des dossiers optent pour un changement d’énergie : en faveur du gaz naturel, du bois-énergie ou de l’ECS solaire thermique. Le gaz naturel gagne des parts de marché, tous logements confondus, admet-on à Promotelec. Le gaz est retenu en chauffage et ECS pour 51% des logements individuels, tandis que 66% des logements collectifs optent pour un chauffage au gaz, 56% des dossiers optant également pour le gaz en ce qui concerne l’ECS. L’électricité arrive en seconde place après travaux (41% des dossiers). 44% des dossiers restant à l’électricité sont équipés de PAC et/ou de chauffe-eau thermodynamiques, les autres utilisant des solutions à effet joule ou à accumulation. Quant au fioul, « il disparaît quasiment », indique-t-on à Promotelec. D’autre part, en habitat collectif, le chauffage collectif concerne, après travaux, 52% des dossiers (contre 42% avant travaux).

L’étude observe également que les travaux conjuguent « de manière quasi systématique » un renforcement de l’isolation de l’enveloppe et un remplacement ou une rénovation des systèmes de chauffage et d’ECS. 95% des dossiers ont ainsi bénéficié du remplacement ou de la rénovation du générateur de chauffage. Les émetteurs de chauffage constituent également un poste de rénovation courant, même s’il est moins représenté, avec 72% des dossiers. En ECS, 32% des dossiers indiquent un changement d’énergie. Par ailleurs, pour 95% des dossiers, la ventilation a fait l’objet de travaux. Les maîtres d’ouvrage privilégient des technologies maitrisées, avec 67% de ventilations hygroréglables de type B, constate-t-on à Promotelec.


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Exemple d'un numéro de ThermPresse : ThermPresse du 16 Mars 2015

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