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Chauffage : forte baisse des consommations d’énergie



Chauffage : forte baisse des consommations d’énergie

Pour le chauffage et l’ECS, la consommation unitaire du parc français des résidences principales, en énergie finale, est passée, entre 2005 et 2013, de 169 à 139 kWhEF/m².an, tandis que, en énergie primaire (avec une part d’électricité dans le chauffage de l’ordre de 20%), elle passait de 199 à 172 kWhEP/m².an. Sur cette même période 2005-2013, dans le tertiaire, la consommation unitaire en énergie finale pour le chauffage est passée de 130 à 112 kWhEF/m².an, tandis que, en énergie primaire (avec une part d’électricité de l’ordre de 15%), elle passait de 160 à 142 kWhEP/m².an. C’est ce qui ressort d’une étude que viennent de publier le Plan Bâtiment Durable et le CSTB. Selon cette étude, les émissions de CO2 issues de la combustion d’énergie dans le secteur résidentiel-tertiaire ont augmenté de 0,4% en 2014, en données corrigées des variations climatiques, avec une stabilité pour celles liées à l’usage des logements, mais une hausse de 1,3% pour celles du tertiaire. L’étude indique par ailleurs que, sur la période 2010-2014, le facteur d’émission (aussi appelé contenu CO2 de l’énergie et correspondant à la masse de CO2 émis pour chaque unité d’énergie consommée) a diminué de 6% dans le résidentiel et de 15% dans le tertiaire. L’étude relève également que, sur la période 1990-2014, en résidentiel/tertiaire, les émissions de gaz à effet de serre ont diminué de 19% grâce à la baisse de 22% des consommations unitaires (-26% en résidentiel, -12% en tertiaire) et à la baisse de 23% du facteur d’émission, et ce malgré une augmentation de 34% des surfaces chauffées (+31% en résidentiel, +44% en tertiaire). Sur la période 2005-2014, en résidentiel/tertiaire, les surfaces chauffées ont augmenté de 10% (+11% pour le seul tertiaire), à 2 597 millions de m² en résidentiel et à 957 millions en tertiaire.


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Chauffage au bois : +5% par an d’ici 2020, selon Xerfi

Une récente étude de Xerfi pronostique, pour la période 2016-2020, en France et en moyenne annuelle, des taux de croissance de 2% pour le chiffre d’affaires des fabricants français d’appareils de chauffage au bois et de 2,5% pour celui des revendeurs implantés dans l’Hexagone, tandis que les producteurs français de combustibles à bois afficheraient une croissance de 4% et que les ventes d’équipements de chauffage au bois progresseraient de 5%, et ce alors que, ces trois dernières années, « la filière du chauffage au bois a traversé une passe difficile, confrontée à des conditions climatiques défavorables et à une concurrence accrue », rappelle l’étude. Elle estime que le nombre d’équipements vendus aura reculé de plus de 30% entre 2013 et 2016, à 362 900 unités. Mais, ajoute l’étude, toutes les conditions sont désormais réunies pour une montée en puissance du marché : image positive, renforcement des dispositifs publics de soutien, nombreux atouts en matière de développement durable et de prix.

Cela étant, l’étude prévoit aussi que la concurrence intra-sectorielle va « monter d’un cran ». Après le récent trou d’air, de nombreux spécialistes du chauffage au bois chercheront en effet à consolider leurs positions dans un secteur très atomisé en se livrant à une guerre des prix, prévoit l’étude. Conséquence de ces pressions déflationnistes, l’activité des entreprises françaises augmentera moins rapidement que le marché. L’étude constate par ailleurs que les industriels du secteur, confrontés à des exigences réglementaires de plus en plus grandes, « n’ont d’autre choix que de se lancer dans une course à l’innovation pour s’adapter aux normes ». Le succès des acteurs du chauffage à bois dépendra donc de leurs capacités d’investissements, souligne l’étude. Or, de nombreux équipementiers affichent des marges restreintes, et certains ont même dû réduire leurs effectifs. Dans ces conditions, le nombre d’intervenants devrait diminuer. Pour rester dans la course, les opérateurs tricolores, sous pression, doivent opérer un virage stratégique inédit et repenser leur modèle d’affaires, ce qui passe d’abord par un repositionnement sur les segments les plus porteurs - appareils à granulés en tête dont les ventes sont passées de 10 000 unités en 2006 à plus de 100 000 en 2016. L’étude recommande aussi le développement d’« appareils multi-énergies et polycombustibles ». Elle observe par ailleurs que « certains fournisseurs d’énergie, dont Total, pourraient se positionner sur ce segment porteur des pellets ».


« Absorber les excédents d'électricité verte au moyen des PAC et du chauffage électrique »

La « décarbonisation » du chauffage et de la climatisation des bâtiments imposera, à grande échelle, l’utilisation des EnR, et une grande partie de celles-ci sera constituée par de l'électricité renouvelable, souvent indisponible aux heures où elle serait pourtant le plus nécessaire. Et, pour satisfaire une grande partie de la demande d'énergie au moyen de cette électricité renouvelable, variable dans le temps, la structure du système énergétique devra évoluer afin d’offrir de nouvelles sources de flexibilité.

Voilà ce que vient de souligner une étude de la Commission européenne, qui juge « insuffisantes », pour utiliser toute cette électricité « verte », les deux solutions de flexibilité de la demande les plus courantes actuellement, à savoir la diminution volontaire de la consommation d’électricité en période de pointe et, par ailleurs, la gestion de la demande. L’étude ajoute qu’une plus grande flexibilité pourrait être obtenue en mettant en relation les systèmes de chauffage et de climatisation, d’une part, et, d’autre part, ceux de production d'électricité. L’étude évoque la possibilité d’une demande supplémentaire d’électricité « dans la mesure où les systèmes de chauffage des bâtiments, ainsi que les réseaux urbains de chaleur ou de froid, pourraient absorber ces excédents de production d'électricité renouvelable, par exemple au moyen de pompes à chaleur, d’appareils de chauffage électrique ou de stockages de chaleur ». L’étude souligne également qu’un gros effort de R&D est nécessaire pour développer et généraliser des réseaux de chaleur «de 4ème génération», à basse température, capables de desservir les bâtiments à faible consommation d’énergie et d’exploiter des sources de chaleur à très basse température, notamment celles obtenues par récupération de chaleur en milieu urbain, sources présentement peu ou pas utilisées.


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Exemple d'un numéro de ThermPresse : ThermPresse du 25 Janvier 2016

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