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Grosses économies grâce à un large déploiement de la micro-cogénération en Europe



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Grosses économies grâce à un large déploiement de la micro-cogénération en Europe

Permettre l’installation d’au moins 2 500 systèmes de micro-cogénération à base de pile à combustible, en Europe : telle est l’objectif, pour 2021, du projet européen Pace qui, lancé dernièrement et disposant d’un budget de 90 millions d’euros, a pour ambition de transformer cette technologie en un marché de masse, en résidentiel, avec des volumes de production annuelle de 10 000 unités en Europe dans les années 2020. En attendant, ce projet Pace, qui est piloté par Cogen Europe, va s’efforcer de réduire les coûts des systèmes et d’en améliorer les performances. Il fait suite au projet européen Ene.Field (2012-2017), au cours duquel ont été expérimentés un millier de ces systèmes. Lors d’une récente conférence de presse à Bruxelles, les participants de ces projets Pace et Ene.Field ont insisté sur la nécessité d’un cadre réglementaire favorable à cette nouvelle technologie. Les politiques existantes, qui ont tendance à traiter la production de chaleur et celle d'électricité séparément et différemment, ne peuvent pas traiter cette technologie de façon adéquate, a-t-il été souligné.

Lors de la réunion, a été présentée une étude de l'Imperial College, de Londres, pour Ene.Field, étude d’où il ressort que, en Europe, un large déploiement de la micro-cogénération, et en particulier de celle intégrant des piles à combustible, permettrait, non seulement d'améliorer l'efficacité du système électrique européen dans son ensemble, mais aussi de réduire les émissions de carbone dans une fourchette allant de 370 à 1 100 kg de CO2 par an pour chaque kWe de micro-cogénération installé, et ce uniquement au niveau de la production d'électricité.

L’étude précise que, au total, la micro-cogénération pourrait permettre une réduction des émissions de CO2 de plus de 32 millions de tonnes en 2030. Elle ajoute toutefois que, à long terme, lorsque la production européenne d’électricité proviendrait principalement de sources à faible teneur en carbone, la micro-cogénération avec pile à combustible fonctionnant au gaz naturel deviendrait « moins intéressante », dans une logique de réduction des émissions de carbone. Et, dans ce cas, la micro-cogénération, pour retrouver tout son attrait, devrait avoir recours à d’autres combustibles, à plus faible teneur en carbone. En matière de distribution d’électricité, poursuit l’étude, la micro-cogénération pourrait permettre d’économiser entre 1 600 et 2 600 euros/kWe installé, et ce principalement grâce à un report d'investissement au niveau de la basse tension. L’étude ajoute que l'intégration de la micro-cogénération au mix énergétique européen permettrait de réduire les coûts d'investissement et d'exploitation de plus de 6 000 euros/kW d’ici à 2050, par rapport à un mix sans micro-cogénération.

La micro-cogénération peut aussi devenir une alternative à la chaudière conventionnelle dans des « smart homes », estime l’étude. Elle peut également venir en complément d'autres technologies à faible émission de carbone, comme par exemple la PAC. L’étude souligne que, à court et moyen terme, la micro-cogénération sera compétitive face à la PAC. Et que, comme alternative à la micro-cogénération, un développement du marché de la PAC pourrait entraîner un plus gros besoin d'électricité, ce qui, ajoute l’étude, pourrait nécessiter de renforcer le réseau d’électricité en raison de baisses de tension électrique. L’étude ajoute toutefois qu’une combinaison de micro-cogénération et de PAC pourrait être « une solution optimale » quand la pénétration des EnR électriques au sein du réseau d’électricité serait supérieure à 70%. L’étude conclut qu’il est « important » que, pour permettre un large déploiement de la micro-cogénération en Europe, il y ait une pleine reconnaissance de ses avantages. Et que des mécanismes appropriés soient mis en place : en particulier, l'élimination des obstacles à la croissance du marché de la micro-cogénération, ainsi qu’un cadre favorable au développement des activités de services liées à ce marché. Dans le cas contraire, ajoute l’étude, la micro-cogénération pourrait ne pas être en mesure de participer pleinement aux secteurs de l'électricité et de la chaleur et venir concurrencer d'autres technologies à faible émission de carbone, ce qui conduirait à un développement sous-optimal de cette technologie.



Solaire thermique collectif : un marché 2017 étale, après un fort recul en 2016

Sur le marché français du ST (solaire thermique) collectif, après un recul de 30% des surfaces en 2016 en métropole, à 34 500 m², « la majorité des professionnels s’attend à une année 2017, au mieux, égale », indique une récente étude d’Observ’ER, qui fait état, toutefois, d’une croissance de 81% dans les DOM, à 4 215 m². L’étude constate chez les professionnels du ST collectif une « dégradation du moral », ainsi qu’une « crainte grandissante » d’une électrification des besoins thermiques, avec tout particulièrement un photovoltaïque qui viendrait faire de l’ombre au ST. Les professionnels du ST se plaignent aussi d’un « manque croissant d’engagement » des bureaux d’études et des promoteurs immobiliers. Ils ont le sentiment de ne pas avoir leur destinée en main, poursuit l’étude. Aucune piste de reprise d’activité ne s’affirme réellement. La filière, dans son ensemble, demande l’aide des pouvoirs publics pour la mise en place, au plus vite, d’un plan de communication à l’échelle nationale. Elle demande aussi des mesures pour remettre en état de marche les contre-références solaires, nombreuses en rénovation, car ce stock de réalisations défaillantes pèse sur l’image et les perspectives du ST collectif.

En métropole, le résidentiel reste le premier secteur d’application du ST en collectif, mais de peu : 49% de la surface totale de capteurs installés en 2016 contre 46% pour le tertiaire, qui gagne des parts de marché, les autres secteurs (industrie, agriculture ou réseau de chaleur) restant « encore anecdotiques », car le marché est toujours « très fortement centré » sur l’ECS, souligne l’étude, qui regrette que « les spécialistes du solaire, les mieux à même de faire émerger de nouveaux marchés, soient très rares et de moins en moins nombreux », alors que les « chaudiéristes généralistes » détiennent aujourd’hui la plus grande partie du marché ST collectif. Par ailleurs, le marché du neuf a représenté plus de 8 installations ST collectif sur 10 en 2016.




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Exemple d'un numéro de ThermPresse : ThermPresse du 19 Juin 2017

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