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Génie climatique : quel avenir pour le gaz en résidentiel/tertiaire ?



Génie climatique : quel avenir pour le gaz en résidentiel/tertiaire ?

D’ici à 2035, en France, le nombre de logements chauffés au gaz devrait progresser d’environ 1,4 million, et les surfaces tertiaires chauffées au gaz pourraient croître de plus de 100 millions de m². C’est ce que prévoit une étude que viennent de publier ensemble GRDF, GRTgaz, SPEGNN et TIGF. Cette étude prévoit toutefois que les logements chauffés au gaz pourraient représenter, à terme, «une part de plus en plus faible» du total. Elle pronostique également que, en résidentiel neuf, toujours à l’horizon 2035, la diffusion des PAC et micro-cogénérations gaz pourrait ramener la part des chaudières à condensation aux alentours de 50%.
Entre 2015 et 2035, selon divers scénarios d’évolution plus ou moins optimistes, des micro-cogénérations pourraient être installées, en neuf, pour 67 000 à 368 000 logements ; et des PAC gaz, pour 59 000 à 353 000 ; tandis que, en habitat existant, entre 286000 et 559000 logements pourraient être équipés de PAC gaz ; et entre 101 000 et 851 000, de micro-cogénérations. Avec en outre l’installation d’environ 5 millions de chaudières à condensation ou hybrides ou de couplages EnR/gaz. En ECS, toujours d’ici 2035, l’étude prévoit que la part du gaz pourrait reculer considérablement, avant tout en raison d’un fort développement des ventes de chauffe-eau thermodynamiques électriques en habitat collectif et surtout individuel, et principalement en neuf. La baisse du nombre de logements utilisant l'ECS au gaz résulterait également d’une croissance des logements utilisant l'ECS centralisée, ajoute l’étude.


chauffage-gaz

En tertiaire neuf, elle pronostique une baisse de la part des chaudières à condensation en raison de nouvelles réglementations qui favoriseraient, notamment, l'émergence des PAC et cogénérations gaz. Entre 2015 et 2035, des PAC gaz pourraient ainsi être installées pour des surfaces tertiaires comprises entre 57 et 61 millions de m² ; et des cogénérations, pour des surfaces de 47 à 98 millions de m². Avec en outre des chaudières à condensation ou hybrides ou des couplages EnR/gaz pour 195 à 238 millions de m².
Au total, la croissance annuelle moyenne des surfaces tertiaires chauffées au gaz pourrait se situer entre +0,4% et +1,6% sur la période 2015-2035, poursuit l’étude, qui prévoit par ailleurs que, en moyenne annuelle, la part relative des surfaces tertiaires utilisant le gaz pour la climatisation devrait peu évoluer dans les vingt ans qui viennent, avec en 2035 entre 0,5% et 3% du parc existant, et entre 1% et 5% en neuf. D’autre part, l’étude pronostique que, à horizon 2035, la consommation unitaire de chauffage pourrait baisser de 30 à 40% en résidentiel par rapport à 2015, tandis que, en tertiaire, elle se réduirait dans une fourchette de 30 à 40%, et ce « sous l’impact des rénovations, mais surtout des remplacements par des solutions plus performantes ».


Coup d’accélérateur pour la chaleur renouvelable

Au Journal Officiel du 28 octobre, vient de paraître un décret du 27 octobre 2016 relatif à la programmation pluriannuelle de l’énergie. Celle-ci vise : un doublement du Fonds Chaleur, « financé à partir de la fiscalité sur les énergies carbonées » ; une augmentation de 36% de la production de chaleur renouvelable entre 2014 et 2023 ; une multiplication par 5 de la quantité d’EnR et de récupération livrée par les réseaux de chaleur ou de froid d’ici 2030 (et par 2 d’ici 2023) ; une « densification massive » de ces réseaux.

Voici les objectifs chiffrés de la PPE en production de chaleur et de froid renouvelables et de récupération, en France métropolitaine continentale, en termes de production globale :
- Biomasse : à l’échéance du 31 décembre 2018, 12 000 ktep ; à celle du 31 décembre 2023, entre 13 000 et 14 000 ktep,
- PAC : au 31 décembre 2018, 2 200 ktep ; au 31 décembre 2023, entre 2 800 et 3 200 ktep,
- Géothermie de basse et moyenne énergie : au 31 décembre 2018, 200 ktep ; au 31 décembre 2023, entre 400 et 550 ktep,
- Solaire thermique : au 31 décembre 2018, 180 ktep ; au 31 décembre 2023, entre 270 et 400 ktep.

Quant aux objectifs en chaleur et froid renouvelables et de récupération livrés par des réseaux, ils s’élèvent, en termes de quantité globale livrée, à 1,35 Mtep en 2018 et entre 1,9 et 2,3 Mtep en 2023.


- EN BREF - D’une récente étude du Crigen pour Enerplan et Uniclima, il ressort, dans la perspective d’une RT 2012 -20% et du bonus de constructibilité, que, sur treize solutions énergétiques (surtout au gaz naturel, associé ou non au solaire) étudiées pour un bâtiment de 18 logements R+2, en zone H1a, « les solutions solaires thermiques apparaissent très performantes énergétiquement, et les mieux placées ». Leur niveau de performances leur permet de respecter un niveau d’exigence plus élevé sans renforcer le bâti, alors qu’un renforcement est indispensable pour les autres solutions, indique l’étude. En coût global, sur vingt ans, les solutions solaires affichent une meilleure compétitivité. Toutefois, l’étude ajoute que, au plan financier, même si les solutions solaires collectives sont « relativement bien positionnées », « le surcoût système reste important ».

- EN BREF - En matière de « digitalisation » du marché français de l’énergie, sur lequel on trouve aujourd’hui « près d’une cinquantaine de solutions de comptage et de pilotage de la consommation d’énergie », « les fournisseurs d’énergie (Butagaz, EDF, Engie…) cherchent à contrer tous ceux qui ambitionnent de s’interposer entre eux et leurs clients tout en profitant des opportunités de nouveaux business », constate une récente étude de Les Echos Etudes. Les équipementiers (Chaffoteaux, Schneider Electric, Somfy…) poussent leurs pions sur le smart home, tout comme les acteurs des Télécoms et des nouvelles technologies (Apple, Google, Orange…), ajoute l’étude. Enfin, les pure players cherchent à bouger les lignes : Netatmo et Qivivo dans la maison connectée, fioulmarket.fr dans l’achat d’énergie, par exemple.

- EN BREF - Un guide de mise en œuvre des modules thermiques d’appartement, élaboré par le Costic, vient d’être publié par le Syndicat ACR.


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Exemple d'un numéro de ThermPresse : ThermPresse du 25 Janvier 2016

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