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Génie climatique : les achats des grossistes pourraient fortement progresser en 2017



Génie climatique : les achats des grossistes pourraient fortement progresser en 2017

En génie climatique, « la reprise économique est lente, mais elle est là », a déclaré Philippe Dresto, de la société d’études ONTSBTP, lors de la convention nationale de la fédération de grossistes chauffage/sanitaire Fnas, la semaine dernière à Paris. Il a estimé que l’activité des entreprises d’installation ou de maintenance en chauffage et climatisation progresserait de 2,6% cette année (contre +0,8% l’an passé et -1,4% en 2015). En génie climatique, le début 2017 confirme une « orientation positive » de l’activité et même une « accélération », a ajouté Philippe Dresto, qui a précisé que, pour les ventes des grossistes en matériel de génie climatique, la fin 2016 s’était conclue « sur des notes positives ». Pour sa part, Jean-Pascal Chirat (SGDBF), vice-président de la Fnas et responsable de sa Section Thermique, a précisé que la croissance s’était « intensifiée » sur la fin 2016, Philippe Dresto soulignant toutefois de son côté que la conjoncture n’en demeurait pas moins « fragile ». Philippe Dresto a dit aussi que, pour l’ensemble du secteur du bâtiment, c’était surtout l’habitat collectif neuf qui tirait actuellement la croissance. En tertiaire neuf, il n’espère pas de redémarrage de l’activité avant 2018, après une année 2016 en recul.

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Lors de la convention, a été présentée une étude de l’ONTSBTP pour la Fnas sur les achats 2016 des grossistes en matériels de génie climatique, plomberie et sanitaire, étude d’où il ressort que, l’an passé, ces achats ont totalisé 3,6 milliards d’euros HT (+1% sur 2015, et ce après une baisse continue depuis 2014). Cette embellie devrait se renforcer tout au long de l’année 2017 a pronostiqué Philippe Dresto. 50,5% de ces achats du négoce chauffage/sanitaire ont concerné le génie climatique. Et 16,7%, la plomberie (contre 17,4% en 2015). Ce recul de la plomberie « est en adéquation avec la décroissance conjoncturelle », a dit Philippe Dresto, qui ne voit dans le domaine de la plomberie « aucun signe de reprise durable ». Dans les achats des négociants chauffage/sanitaire, « le poids structurel de la plomberie ne cesse de décroître d’année en année », précise-t-on à l’ONTSBTP.

Par rapport à 2015, les achats 2016 de ces négociants ont particulièrement baissé en chaudière murale gaz « classique » (-12,2%) et plus encore en solaire thermique (-25,3%), tandis qu’ils progressaient surtout en chaudière murale à condensation (+13,4%) et en climatisation (+16,4%, et ce en grande partie en raison d’un été chaud, commente-t-on à l’ONTSBTP, où, pour 2017, on parle de « perspectives positives » pour la climatisation). D’une façon générale, l’activité dans le neuf reprend, mais faiblement, tandis que la rénovation est toujours en attente d’une reprise durable, analyse l’étude.

On constate pour 2016 une progression des achats des grossistes en thermostats « connectés » et en chauffe-eau thermodynamiques et une baisse en régulateurs « traditionnels », tandis que, en ventilation, l’évolution des achats enregistre un transfert de l’autoréglable vers l’hygroréglable. On remarque aussi, en ce qui concerne la répartition des achats par familles de produits, des croissances de 1,7 point en climatisation et de 1,2 point en chaudière murale gaz à condensation, par rapport à 2015, tandis que, par contre, la chaudière murale gaz « traditionnelle » perd 0,7 point ; et les pompes et circulateurs, 1,8 point. Les tubes cuivre, quant à eux, perdent 2,5 points, « soit trois fois plus qu’en 2015 », note-t-on à l’ONTSBTP.

 

Voici les montants et évolutions par rapport à 2015 des principaux achats des grossistes en génie climatique et plomberie en 2016 :

Ventilation : 82 millions d’euros (+1,4%),
Pompe, circulateur, accélérateur : 92 millions d’euros (-26,6%),
Régulation de chauffage : 90 millions d’euros (-9,3%),
Pièces détachées de chauffage : 76 millions d’euros (+6,1%),
Robinetterie de chauffage, expansion, cuves fioul, assainissement : 74 millions d’euros (+0,6%),
Fumisterie : 77 millions d’euros (+0,4%),
Corps de chauffe, chauffage divisé : 126 millions d’euros (-5%),
Plancher chauffant : 67 millions d’euros (-5,4%),
Chaudière murale gaz classique : 93 millions d’euros (-12,2%),
Chaudière murale gaz condensation : 190 millions d’euros (+13,4%),
Chaudière sol gaz/fioul classique : 41 millions d’euros (-7,2%),
Chaudière sol gaz/fioul condensation : 109 millions d’euros (+7,5%),
Climatisation : 223 millions d’euros (+16,4%),
PAC (aérothermie/géothermie) : 151 millions d’euros (+6,2%),
Chauffe-eau thermodynamique : 67 millions d’euros (+6,8%),
Chauffe-eau électrique (y compris groupe de sécurité) : 170 millions d’euros (+2,4%),
Tubes cuivre : 99 millions d’euros (-15,8%),
Raccords cuivre et laiton : 56 millions d’euros (+4,2%),
Tubes et raccords PER : 49 millions d’euros (+1,3%),
Tubes et raccords «multicouche» : 46 millions d’euros (+5,1%),
Robinetterie bâtiment et industrielle : 98 millions d’euros (+1,2%)

 

- EN BREF - Renforcer « les actions vers des modes de chauffage peu polluants », baisser la teneur en soufre du fioul domestique, et renouveler les équipements de chauffage peu performants par des aides publiques cofinancées par l’Etat et les collectivités. Tels sont quelques-uns des objectifs du «plan national de réduction des émissions de polluants atmosphériques» qui vient d’être publié.



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Exemple d'un numéro de ThermPresse : ThermPresse du 6 Mars 2017



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