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Géothermie : dynamique favorable. Les réseaux de froid, …

Dynamique favorable pour la géothermie

"Pour le développement de la géothermie, le contexte n’a jamais été aussi favorable en France qu’aujourd’hui", s’est réjoui Philippe Laplaige, spécialiste de la géothermie à l’Ademe, lors d’un récent colloque franco-allemand sur la géothermie. En PAC géothermiques individuelles, a-t-il ajouté, le marché commence à repartir en 2011 après quelques années de crise et on peut prévoir une croissance modérée de ce marché en construction neuve dans les années qui viennent. En géothermie collective, a-t-il poursuivi, les perspectives sont également favorables, tout particulièrement en PAC sur aquifères superficiels, PAC promises à un “fort développement” dans les années qui viennent. M. Laplaige s’attend aussi à “un décollage relativement intéressant” en matière de champs de sondes géothermiques. Enfin, à la suite de l’expérimentation de géothermie très profonde de Soultz sous Forêts (Bas-Rhin), le représentant de l’Ademe table sur la réalisation de plusieurs projets de ce type en France au cours des prochaines années, particulièrement en Alsace.

Lors de ce même colloque, Alain Desplan, directeur adjoint du département géothermie du BRGM, a indiqué que, en géothermie, une plate-forme technique pour la formation et la recherche allait être mise en place très prochainement à l’Université d’Orléans et plus précisément à l’IUT. Cette plate-forme comprendra différents types de capteurs géothermiques.

Bonnes perspectives de croissance pour les réseaux de froid

"Il y a aujourd’hui quatorze réseaux de climatisation urbaine en France, auxquels vont s’ajouter plusieurs autres dans les années qui viennent, alors que, voilà dix ans, il n’y en avait pratiquement pas", se réjouit François Dupoux, président de la fédération professionnelle française Fedene, dont fait partie le SNCU, le syndicat national des réseaux de chaleur et de froid. Lors d’un entretien exclusif avec ThermPresse, M. Dupoux a souligné que la France est aujourd’hui n° 1 en Europe tant par le nombre de réseaux de climatisation urbaine que par la puissance installée. Ce leadership devrait être conforté, dans les prochaines années, par les projets de réseaux actuellement à l’étude notamment à Nice, Lyon, Marseille, Levallois (Hauts-de-Seine), La Réunion et Bordeaux. Par ailleurs, la puissance installée du réseau parisien de Climespace s’accroît, annuellement, de 15 à 20 MW depuis déjà une petite dizaine d’années, et ce principalement pour desservir des bâtiments neufs, signale M. Dupoux. "Alors que, jusqu’à présent, les réseaux français de climatisation urbaine s’étaient développés par eux-mêmes, sans aucun soutien public, nous avons l’espoir d’obtenir enfin, peut-être cette année, quelques premières aides du Fonds Chaleur, notamment pour les réseaux de Paris et de La Réunion", poursuit le président de la Fedene. Au SNCU, on regrette toutefois que les responsables politiques n’aient pas encore pleinement pris conscience des potentialités des réseaux de climatisation urbaine, tout en se félicitant d’une “évolution des états d’esprit”.

Canalisations : une année 2010 contrastée

Le marché français des tubes et raccords en cuivre a reculé de 5% en 2010, à environ 29 000 tonnes. C’est ce que vient d’’indiquer Jean-Pierre Trautmann, vice-président de la fédération de grossistes Fnas chargé des canalisations. Il a toutefois ajouté qu’une amélioration s’était fait sentir sur le dernier quadrimestre 2010, avec un redressement des volumes commercialisés. "Le tube cuivre pré-isolé est en hausse constante et représente plus de 10% des volumes, a poursuivi M. Trautmann. Le milieu hospitalier est de plus en plus réceptif à l’argumentaire cuivre pour la prévention des maladies nosocomiales." M. Trautmann a expliqué par ailleurs que, en 2010, le marché des tubes acier de canalisation a reculé en volume d’environ 12% en tubes soudés et de 4% en tubes sans soudure (- 1,4% au premier trimestre 2011), contre une progression de 10% en tubes énergie (avec même + 46% au premier trimestre de cette année). Quant au marché des tubes et raccords Inox soudés, il a diminué de 3% l’an passé. M. Trautmann a indiqué d’autre part que, l’année dernière, le marché des PCR (planchers chauffants rafraîchissants) avait progressé de 5%, à 7 millions de m2, et celui des canalisations multicouches de 50%, alors que celui des canalisations PEX reculait de 5%. Il a ajouté qu’un label de qualité pour les PCR allait être lancé prochainement dans le cadre d’un partenariat entre les syndicats Fnas et Cochebat et que, par ailleurs, “un projet d’action est en vue auprès des compagnies d’assurances pour l’utilisation de produits RTS certifiés sur les chantiers de génie climatique”. Evoquant les achats plomberie des grossistes chauffage/sanitaire en 2010, M. Trautmann a annoncé un chiffre d’affaires total de 700 millions d’euros, dont 24% en tubes cuivre (+ 5 points), 8% en raccords cuivre et laiton (- 1), 4,5% en tubes et raccords PER (- 0,5), 4,5% en tubes et raccords multicouches (+ 0,5) et 2,5% en robinetterie gaz (- 0,5).

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Exemple d'un numéro de ThermPresse : ThermPresse du 29 novembre 2010

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