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Granulé de bois : « un marché français 2015 de 5 500 chaudières et de 95 000 poêles »


Bonnes perspectives pour le marché français des PAC

Lors d’Interclima+Elec, l’AFPAC a indiqué prévoir pour 2015 un marché de 83 000 PAC air-eau et géothermiques, en progression de 14%, contre une croissance de 25% en 2014. L’association table, pour la période 2014-2020, sur une croissance annuelle moyenne de 7% pour l’ensemble du marché des PAC gaz, air/eau, géothermiques et hybrides et des chauffe-eau thermodynamiques, avec une percée des PAC hybrides (à 20 000 unités vendues en 2020, contre « 3 à 4000 » en 2015), une sensible poussée des chauffe-eau thermodynamiques (106 000 unités vendues en 2015, +20%) et une relative stabilité des PAC air/eau, alors que les PAC gaz resteraient relativement marginales sur le marché et que les PAC géothermiques seraient plutôt stagnantes d’ici 2020. En PAC air/eau et géothermiques, l’AFPAC s’attend d’ici 2017 à une assez faible croissance en construction neuve et à une légère progression dans l’existant. A l’heure actuelle, on observe à l’AFPAC une certaine morosité sur ce marché de la rénovation, « en raison de l’attractivité de l’énergie fioul ». Dans le neuf, ajoute-t-on, le taux de pénétration des PAC est d’environ 20% dans l’habitat, mais avec 53% pour les seules maisons individuelles en diffus. A l’AFPAC, on espère que le parc français de PAC passera de quelque 6 millions d’unités à fin 2015 à une quinzaine de millions en 2030, avec une part de la PAC dans le total de la chaleur renouvelable produite qui atteindrait 25% en 2030. A l’AFPAC, on souligne que, grâce à la PAC, la France pourrait échapper, en 2030, à l’émission de plus de 19 millions de tonnes de CO2. Concernant les PAC hybrides « connectées », dont Thierry Nille, président de l’AFPAC, prévoit un « déploiement assez important » dans les prochaines années, Valérie Laplagne (Uniclima et AFPAC) a estimé que c’était « une technologie d’avenir ». Toutefois, on reconnaît à l’AFPAC que ces PAC devront, en rénovation, « convaincre pour exister ».


Granulé de bois : « un marché français 2015 de 5 500 chaudières et de 95 000 poêles »

En granulé de bois, le marché français des chaudières devrait totaliser 5 500 unités en 2015 (contre environ 6 000 l’an passé) et 7 à 8000 en 2020, tandis que celui des poêles devrait dépasser les 95 000 unités cette année (contre 91 000 en 2014) et atteindre 150 à 200000 pièces en 2020. C’est ce qu’a indiqué à ThermPresse Frédéric Saez (Dinak France), président de l’association Propellet France, lors d’Interclima+Elec. M. Saez considère que le marché des chaudières au granulé de bois repartira à la hausse dès que le prix du fioul domestique augmentera à nouveau. On souligne à Propellet France que, «malgré la baisse du prix du fioul, le prix du granulé de bois au kWh reste compétitif». La rénovation et le neuf représentent chacun à peu près la moitié du marché des chaudières au granulé de bois, alors que celui des poêles est surtout un marché de rénovation, analyse M. Saez. Il prévoit que le parc d’appareils de chauffage au granulé de bois s’élèvera à plus de 500 000 unités à fin 2015, dont environ 90% de poêles, contre plus de 450 000 à fin 2014 (dont plus de 400 000 poêles et 50 000 chaudières). Ce parc pourrait dépasser le million d’unités à fin 2020, pronostique M. Saez. Selon une récente étude réalisée pour Propellet France, il y avait, en 2013, 3 519 emplois directs (en équivalent temps plein) dans le domaine des poêles à granulé de bois, 674 en chaudières de petites et moyennes puissances et 28 en chaudières de grandes puissances.

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Selon cette étude, la croissance des emplois d’ici 2020 se concentrera tout particulièrement en distribution et installation de poêles. On estime à Propellet France que la consommation française de granulé de bois totalisera 1,2 million de tonnes en 2015 et plus de 1,4 million l’an prochain, contre 900 à 950 000 tonnes en 2014. Les 2 millions de tonnes pourraient être atteintes en 2020, pronostique l’association. M. Saez indique que les chaudières étaient surtout commercialisées par le négoce professionnel, ainsi que via des réseaux d’installateurs rattachés à des fabricants, alors que, en poêles, les réseaux d’installateurs et les âtriers représentent, les uns et les autres, à peu près 30% du marché, contre « 10 à 15% » pour les GSB et le solde pour le négoce professionnel. M. Saez précise que, en poêles, les GSB et les réseaux d’installateurs (notamment ceux liés à des fabricants) sont en train de prendre des parts de marché. En ce qui concerne le marché des chaudières au granulé de bois pour l’habitat collectif, le tertiaire et l’industrie, marché qui, en 2014, a totalisé quelques centaines d’unités d’une puissance pouvant aller jusqu’à 2 MW, M. Saez s’attend à une « forte » croissance des ventes dans les années qui viennent. Et une croissance qui s’annonce « plus régulière » qu’en habitat individuel. A propos de l’application de la directive européenne Ecodesign aux appareils au granulé de bois, M. Saez estime que la première échéance, en 2018, ne devrait pas poser de problème aux fabricants. Par contre, ces derniers souhaiteraient que l’étape suivante, en 2020, avec des exigences accrues, soit reportée à plus tard.

- EN BREF - Lors du Mondial du Bâtiment 2015, a été présentée une fiche de huit pages qui, destinée aux maîtres d’œuvre, traite du changement d’équipements lors d’une rénovation énergétique et qui insiste plus particulièrement sur les interactions entre le chauffage et l’enveloppe, entre la VMC et les menuiseries et entre la VMC et le chauffage, ainsi que sur l’interface entre les réseaux des équipements et l’enveloppe. La fiche a été élaborée, notamment, par l’Agence Qualité Construction, EDF et l’Ademe.

- EN BREF - Yves Fanton d’Andon, chargé de mission marketing stratégique au groupe Atlantic, a indiqué lors d’Interclima+Elec que, à fin Septembre 2015, le marché français avait, en solaire thermique, « poursuivi sa descente aux enfers » (avec un recul de 30%), tandis que, en générateurs à eau chaude, il progressait de « 3 à 3,5% », une croissance tirée surtout par les chaudières à condensation gaz, mais aussi fioul. Le fioul est en phase de redémarrage, a-t-il dit. En chaudières bois, c’est une baisse « significative » des ventes qui a été enregistrée et M. Fanton d’Andon s’attend à un marché 2015 de moins de 10000 unités. En PAC, il a annoncé une croissance du marché de 10%, tirée par la maison individuelle neuve. Mais il craint que la croissance 2016 ne soit pas du même niveau.

- EN BREF - Un calepin de chantier sur les PAC air extérieur/eau en habitat individuel a été lancé lors d’Interclima+Elec par le programme Pacte, qui, rappelons-le, a pour mission d’accompagner la montée en puissance des professionnels du bâtiment.


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Exemple d'un numéro de ThermPresse : ThermPresse du 16 Mars 2015

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