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Mobilisation croissante des fabricants et des mainteneurs en faveur de la QAI



Mobilisation croissante des fabricants et des mainteneurs en faveur de la QAI

Le syndicat Synasav des entreprises de maintenance de génie climatique envisage d’étendre en 2019 sa qualification Qualisav aux systèmes de ventilation et aux PAC. Pour sa part, le syndicat de fabricants Uniclima vient de commencer à élaborer un label national des produits de ventilation qui, attribué par un certificateur indépendant et s’appuyant sur un « moteur » permettant d’« étalonner » et valoriser automatiquement les produits plus favorables à la QAI (qualité de l’air intérieur), pourrait voir le jour vers la fin de 2018 ou le début de 2019. Voilà ce que l’on a appris lors d’une conférence de presse organisée, la semaine dernière, par le Synasav, qui, à la suite d’un « séminaire interne de réflexion » en Septembre dernier, est en train de se mobiliser en faveur de la QAI.


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Dans cette perspective, le syndicat compte élaborer, d’une part, une fiche de mise en service des systèmes de ventilation et de chauffage, en partenariat avec les industriels, d’autre part, un contrat type d’entretien et de suivi de ces systèmes qui soit « respectueux » de la QAI tout en tenant compte également de la connectivité croissante des systèmes, et de la double nécessité de limiter les rejets polluants et d’économiser l’énergie. En attendant, le syndicat va lancer sur sa plateforme e-learning un module de formation sur la ventilation et, par ailleurs, il souhaite que, grâce à la connectivité, les entreprises de maintenance puissent être automatiquement alertées en cas de disfonctionnement. Il souhaite aussi une obligation de contrôle et d’entretien annuel, par un professionnel qualifié, des PAC et des systèmes de ventilation, ainsi que des obligations d’installation d’un détecteur de monoxyde de carbone « dans tous les logements », ainsi que de mise en service des systèmes de ventilation et de chauffage, là encore, par un professionnel qualifié. Regrettant que 95% des ventilations ne soient pas entretenues, ainsi que 70% des PAC et 20% des chaudières, Patrick Alibert, secrétaire général du Synasav, a signalé que les techniciens des adhérents de son syndicat remontaient « de plus en plus souvent » des plaintes de consommateurs relatives à la QAI, et ce non seulement dans l’existant, mais aussi - et même «beaucoup» - dans le neuf. Cela devient exponentiel, a-t-il dit.

Lors de la conférence de presse, Uniclima a exprimé le souhait que soit introduite dans la réglementation une obligation à la fois de contrôle des installations de ventilation au moment de la réception, par exemple lors du contrôle d’étanchéité, ou encore lors d’une inspection de chaudière. Le syndicat a souhaité aussi un « bonus » réglementaire afin d’encourager les ventes de systèmes de ventilation à double flux. Pour sa part, Isabelle Roussel, présidente d’honneur de l’APPA, association œuvrant pour une meilleure qualité de l’air, a déclaré que la première des actions à mener en matière de QAI était de veiller au maintien d’une bonne ventilation et au contrôle régulier des systèmes de chauffage. Elle a regretté une « dégradation » de la QAI, à l’heure actuelle, avec l’amélioration de l’étanchéité des bâtiments et de leur isolation thermique. Elle a dit aussi que les appareils de chauffage d’appoint fonctionnant au pétrole étaient « une catastrophe » et qu’ils devraient disparaître du marché.


Les Français sont peu tentés par le chauffage « smart »

68% des Français ne prévoient pas de passer à une solution de chauffage « intelligent » au cours des douze prochains mois. C’est ce qui ressort d’une récente enquête de OnePoll pour le distributeur domotique allemand Reichelt Elektronik. Selon cette enquête, « nombreux sont les Français qui retardent leurs investissements en matière de rénovation de chauffage à cause de coûts élevés d'installation (37%), ou de l'incertitude quant à savoir si ce serait un investissement rentable (11%), ou bien en raison d’un manque de connaissance ou de savoir-faire (18%), ou bien encore en raison de l’incompatibilité de leurs radiateurs actuels (18%) ». Thomas Kruse, chef de produit Smart Home chez Reichelt Elektronik, observe que « la majorité des Français ne connaît pas bien les diverses solutions de chauffage intelligent proposées et leurs avantages ». On constate toutefois chez Reichelt Elektronik que « la perspective d'économies sur les coûts de chauffage attire la majorité de ceux qui n'ont pas encore effectué la transition vers le chauffage intelligent: ainsi, 68% opteraient pour un chauffage intelligent s’ils avaient l’assurance d’un baisse des coûts ». Par ailleurs, 60% souhaitent une aide de l’Etat pour le passage à un chauffage « intelligent ». Toujours d’après l’enquête, 18% des Français utilisent déjà une solution « Smart Home » chez eux. Et 17% disposent de régulations pièce par pièce. L’enquête révèle aussi que les utilisateurs de chauffages « intelligents » en sont « pleinement satisfaits ». Ils ont pu réduire leurs coûts de chauffage (64%), rendre leur maison plus confortable (64% également) et améliorer leur qualité de vie à la maison (52%), observe-t-on chez Reichelt Elektronik.


- EN BREF - D’ici 2035, dans le résidentiel neuf, la micro-cogénération et les PAC gaz devraient « progressivement » remplacer les chaudières à condensation, tandis que, dans l’existant, des systèmes comme la micro-cogénération, la PAC gaz ou encore la chaudière hybride devraient devenir « la norme en chauffage ». C’est ce qui ressort d’une récente étude publiée par GRDF, GRTgaz, TIGF et SPEGNN. Cette étude pronostique que, à compter de 2020, dans l’habitat, ces systèmes gaz très performants pourraient constituer « la quasi-totalité » des systèmes gaz installés lors d’un renouvellement. Elle prévoit aussi à la fois une part de marché du gaz stable en résidentiel neuf « du fait d’une réglementation adossée à un mix équilibré en matière de chauffage », et des conversions fioul-gaz « soutenues » dans l’existant. En 2035, ajoute l’étude, la consommation unitaire de chauffage pourrait baisser de 30 à 40% par rapport à celle de 2016. Cette réduction est majoritairement imputable aux rénovations du bâti, mais aussi et surtout à l’utilisation de systèmes gaz plus performants. L’étude indique par ailleurs que, dans le tertiaire, malgré une croissance de 21% des surfaces chauffées entre 2016 et 2035, la consommation de gaz pourrait baisser de 18% sur cette période.



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Exemple d'un numéro de ThermPresse : ThermPresse du 19 Juin 2017

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