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Les opérateurs de télécoms arrivent sur le marché du chauffage



Les opérateurs de télécoms arrivent sur le marché du chauffage

C’est surtout par la régulation de chauffage qu’est en train de se développer « rapidement » le marché européen de la maison «connectée», dont cette régulation détient aujourd’hui plus de 80% (notamment grâce aux thermostats). C’est ce qu’observe une récente étude de Delta E&E, qui prévoit que ce marché de la maison « connectée » va continuer de croître à un rythme régulier au cours des prochaines années, pour atteindre près de 4 millions d’installations nouvelles en 2018 (contre un peu plus de 100 000 en 2015, dont plus de 40% en Allemagne). Ce marché attire les fournisseurs d’énergie - et l’étude cite, par exemple, le néerlandais Eneco qui commercialise une offre associant la vente à prix réduit d’un thermostat « connecté » et celle de contrats d’énergie, offre qui compte présentement quelque 225 000 clients trois ans après son lancement.

Autre exemple : British Gas, dont l’offre de thermostat «connecté» lancée en 2012 représente aujourd’hui un parc installé de près de 300000 unités et qui, en complément, vient de lancer une offre de diagnostic à distance de chaudière (pour un prix d’environ 3,8 euros par mois) à l’intention des 4 millions de consommateurs ayant signé un contrat d’entretien de chaudière avec British Gas. Mais, dans le domaine du chauffage, le marché de la maison « connectée » n’attire pas seulement les fournisseurs d’énergie, mais aussi des entreprises tout à fait extérieures au secteur de l’énergie et, notamment, des opérateurs de télécommunications pour lesquels, selon l’étude, s’ouvrent aujourd’hui « des opportunités de jouer un rôle majeur » sur ce marché. Mais bien comprendre les domaines de l'énergie et, en particulier, du chauffage sera un facteur clé de leur succès, prévient l’étude. Parmi les premiers à s’être ainsi lancés sur ce marché, l’étude cite les groupes O2 et Dixons Carphone au Royaume-Uni, Deutsche Telekom en Allemagne et Orange en France : Un de leurs premiers pas sur le marché a consisté à proposer des thermostats (O2, Orange) ou des robinets de radiateur (Deutsche Telekom) « connectés », constate l’étude. Mais la régulation de chauffage ne peut être qu’une première étape. Et ces nouveaux acteurs devront s’intéresser également, à terme, à toute une gamme d’autres produits et services de génie climatique : régulation de climatisation, capteurs d’ouverture de fenêtre ou de porte, capteurs de présence, diagnostic à distance d'appareils de chauffage, systèmes de gestion de sources de chaleur (chaudière, ballon ECS, PAC, solaire thermique, pile à combustible) et d'électricité (photovoltaïque, micro-cogénération, batteries).


maison-connectee


Comment évolue le marché français de la chaleur renouvelable ?

Une récente étude de l’Ademe constate que, en France, les nouvelles installations de systèmes de chauffage domestique «renouvelable» (PAC, appareils indépendants de chauffage au bois et solaire thermique) stagnent depuis 2011 (-1% en moyenne annuelle). En 2014, la reprise sur le marché des PAC a compensé tout juste les pertes enregistrées sur le solaire thermique individuel et les appareils de chauffage au bois, ajoute l’étude. Par contre, les investissements dans les EnR liés à la production de chaleur collective (chauffage collectif au bois, solaire thermique et géothermie) ont progressé dans leur ensemble de 4% entre 2013 et 2014, portés par le dynamisme de la filière du chauffage au bois collectif. Voici, toujours selon cette étude, pour 2014 (il s’agit d’estimations) et pour 2015 (ce ne sont encore que des prévisions), d’une part, le chiffre d’affaires total du marché intérieur (production intérieure + importations) et des exportations, d’autre part, le nombre d’emplois directs en équivalents temps plein :

Amélioration de l’efficacité énergétique en résidentiel :

- ventilation, régulation du chauffage : 460 millions d’euros en 2014, 470 en 2015, 3 890 emplois en 2014, 3 860 en 2015,
- chaudières condensation : 1 650 millions d’euros en 2014, 1 900 en 2015, 16 270 emplois en 2014, 18 990 en 2015,

EnR : équipement & installation :

- solaire thermique : 330 millions d’euros en 2014, 300 en 2015, 2 180 emplois en 2014, 1 990 en 2015,
- bois domestique : 1 010 millions d’euros en 2014, 1 060 en 2015, 8 230 emplois en 2014, 8 390 en 2015,
- bois collectif : 760 millions d’euros en 2014, 620 en 2015, 1 900 emplois en 2014, 1 540 en 2015,
- PAC : 2 080 millions d’euros en 2014, 2 280 en 2015, 13 730 emplois en 2014, 15 360 en 2015,
- géothermie : 90 millions d’euros en 2014, 110 en 2015, 460 emplois en 2014, 590 en 2015,
- réseaux de chaleur : 270 millions d’euros en 2014, 280 en 2015, 1 760 emplois en 2014, 18 40 en 2015,

EnR : ventes :

- solaire thermique (maintenance) : 70 millions d’euros en 2014, 80 en 2015, 740 emplois en 2014, 780 en 2015,
- bois domestique : 1 930 millions d’euros en 2014, 2 310 en 2015, 7 220 emplois en 2014, 8 080 en 2015,
- bois collectif : 910 millions d’euros en 2014, 1 140 en 2015, 4 860 emplois en 2014, 5 270 en 2015,
- PAC (maintenance) : 260 millions d’euros en 2014, 310 en 2015, 2 110 emplois en 2014, 2 520 en 2015,
- énergie d’origine géothermique : 100 millions d’euros en 2014, 110 en 2015, 840 emplois en 2014, 860 en 2015,
- réseaux de chaleur : 610 millions d’euros en 2014, 600 en 2015, 600 emplois en 2014, 600 en 2015.

 

- EN BREF - Le chiffre d’affaires des petites entreprises de plomberie-chauffage-sanitaire devrait reculer de 0,8% en 2016, contre une baisse de 1,5% en 2015 (avec -3,7 au premier trimestre, -0,6% au second, -2,4% au troisième et -5% au quatrième) et -7,4% en 2014. C’est ce qui ressort d’une récente étude des Centres de gestion agréés du réseau FCGA, qui relève toutefois que ces entreprises affichent la "meilleure" évolution par rapport aux autres TPE du bâtiment. Les plus petites structures sont beaucoup plus touchées par la mauvaise conjoncture, constate l’étude. Seules les plus importantes tirent leur épingle du jeu et affichent un chiffre d'affaires moyen en hausse. L’étude ajoute que, « dans les mois à venir, les marchés de la performance énergétique pourraient dynamiser l’activité des professionnels du secteur ».


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Exemple d'un numéro de ThermPresse : ThermPresse du 25 Janvier 2016


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