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RT 2012 et Climatisation …, PAC et retournement du marché …

RT 2012 : par quoi remplacer la climatisation traditionnelle ?

Avec la RT 2012, en tertiaire, les architectes et les BE “se détournent de plus en plus de la climatisation classique”, constate une étude récente de LH2 pour GDF Suez. Mais, d’un autre côté, cette étude constate également une “demande insistante des maîtres d’ouvrage des régions méridionales qui exigent la climatisation”. Commentant l’étude lors d’un entretien exclusif avec ThermPresse, Hervé Mayer, chef de marché Tertiaire et Industrie à la direction de la stratégie de GDF Suez, indique que GDF Suez compte bien reconquérir, au moins en partie, les nombreuses parts du marché tertiaire perdues par le gaz naturel au cours des cinq dernières années avec la précédente RT, et ce en misant, en tertiaire climatisé, sur les PAC à absorption (dans les petits bâtiments), sur celles à moteur gaz (surtout dans les bâtiments de haut de gamme) et, pour tous les autres bâtiments, sur des systèmes “hybrides” de climatisation et de chauffage associant, dans un ensemble monobloc, une chaudière gaz et une PAC électrique. Le prix de ces systèmes “hybrides”, dont le lancement officiel interviendra lors du prochain salon Interclima, sera “équivalent” à celui d’une climatisation réversible, promet M. Mayer.
L’étude de LH2 révèle que, en tertiaire neuf, à l’heure actuelle, les architectes et les BE “étudient activement” les solutions alternatives à la climatisation traditionnelle. L’étude parle, ainsi, d’un “enthousiasme” de ces prescripteurs pour les systèmes de rafraîchissement d’air, le free cooling et la  sur-ventilation nocturne. Elle signale par ailleurs que les BE “intensifient leurs recommandations du gaz, de PAC (électricité notamment) et de chaudières à condensation”. L’étude constate aussi que, toujours avec la RT 2012, les maîtres d’ouvrage s’intéressent de plus en plus aux coûts de fonctionnement des solutions énergétiques qui leur sont proposées.

PAC : les fabricants parient sur un retournement du marché

Bien que les PAC, dont la part dans la production de chaleur verte a atteint “près de 10%” en 2012, “gagnent du terrain et ont su s’imposer dans les foyers des Français”, leur marché fait face présentement à “un véritable coup de froid”. C’est ce que constate une étude récente de Xerfi, selon laquelle un tel scénario est, en fait, “inévitable au regard des freins qui pèsent sur le marché”, et en particulier un contexte réglementaire “moins favorable”. L’étude souligne également que le repli des autorisations et mises en chantier de logements et le recul des travaux de rénovation dans le résidentiel ont pénalisé les ventes en 2012. L’étude pense, toutefois, que la RT 2012 devrait être “favorable” à la PAC à moyen terme. Face au durcissement des contraintes réglementaires et au repli des ventes, poursuit l’étude, les fabricants de PAC multiplient les initiatives, parmi lesquelles l’augmentation des dépenses de R&D afin d’améliorer les performances des équipements et de se différencier. L’intégration visuelle et acoustique, le contrôle à distance et la simplification d’installation sont notamment des axes d’innovation privilégiés. L’étude observe également, chez les fabricants, le développement d’offres multi-énergies et multi-technologies, avec par exemple des PAC gaz, des chauffe-eau thermodynamiques ou encore des chaudières hybrides. Autre évolution constatée par Xerfi : une diversification des industriels, au-delà de la PAC domestique, vers le tertiaire et les services. Par ailleurs, poursuit Xerfi, “la mise en place de normes et de certifications, ainsi que le développement de réseaux d’installateurs certifiés et de centres de formation sont au cœur des stratégies commerciales des fabricants”.

Chauffage : concurrence croissante entre fournisseurs d’énergie

Entre les fournisseurs d’énergie de chauffage en France, selon une récente étude d’Eurostaf (groupe “Les Echos”), la concurrence se joue à la fois entre énergies (Chaque fournisseur cherche à imposer son énergie en misant sur des relations étroites avec les promoteurs, les installateurs, etc …) et entre fournisseurs d’une même énergie. Dans ce dernier cas, analyse l’étude d’Eurostaf, le prix est le premier argument de vente, mais les fournisseurs cherchent à différencier leurs offres. Ceux de gaz et d’électricité élargissent leurs gammes de services, les GPListes multiplient les innovations commerciales, alors que les fioulistes améliorent la qualité de leurs produits. L’étude ajoute que la concurrence entre fournisseurs d’énergie se joue également sur les CEE, et ce d’une façon “de plus en plus vive”, renforcée par “le comportement agressif de la grande distribution (Auchan et Leclerc en tête)”. L’étude observe, par ailleurs, que le propane est aujourd’hui l’énergie la plus chère et que “le niveau très haut des cours du pétrole a fortement pénalisé la compétitivité prix du fioul et du gaz naturel”. Le prix des énergies de chauffage progresse beaucoup plus vite que l’inflation, à l’exception de l’électricité, poursuit l’étude. En théorie, les prix de l’électricité devraient fortement augmenter dans les années à venir, mais, au final, il est peu probable que le gouvernement applique réellement les règles du jeu, tant les tarifs de l’électricité sont une donnée sensible sur les plans économique, social et politique.

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Exemple d'un numéro de ThermPresse : ThermPresse du 30 janvier 2012

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