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Techniques en rénovation énergétique, mutations en génie climatique

Climatique : quelles techniques en rénovation énergétique ?

49% des entreprises du second œuvre technique (plombiers-chauffagistes en tête, climaticiens, électriciens) étaient engagées, en 2007-2008, dans la “recherche d’efficience” et 5% seulement dans l’étanchéification du bâti. C’est ce qui ressort d’une enquête auprès d’entreprises de travaux d’amélioration de la performance énergétique, enquête que vient de publier le Commissariat général au développement durable (CGDD).
17,5% des entreprises interrogées avaient une compétence technique ou avaient réalisé en propre une prestation faisant appel à des technologies de ventilation, exclusivement “classiques” et non pas “récentes”. En chauffage au bois, 7% étaient également dans ce cas (contre 5,1% pour les produits récents). Les pourcentages en produits récents s’élevaient à 7% en solaire thermique et à 13,7% en “chauffage PAC”. En chaudières traditionnelles (hors condensation), ils étaient de 15,2% en prestations “classiques” et de 13,7% en technologies récentes. 82% des entreprises ayant mis en œuvre au moins une technologie récente exerçaient dans le second œuvre technique et, parmi elles, 37% installaient principalement (par ordre décroissant) : chaudières à condensation (34%), PAC (30%), chauffe-eau et capteurs solaires, chaudières bois de classe 3, SSC, GTB, comptage d’énergie, chauffage biomasse, cogénération.

En matériel de climatique, 32 entreprises font la course en tête

"Le marché français du matériel pour les installations de chauffage et de ventilation laisse transparaître des signes de redressement, mais cette nouvelle encourageante n’est due qu’au succès de 32 entreprises parmi les 100 premières de ce secteur." C’est ce qu’explique une nouvelle étude du cabinet Plimsoll Publishing. Ces cent premières sociétés représentent environ 83% du marché, chiffre en augmentation depuis quatre ans, marché qu’elles “influencent de plus en plus”, ajoute l’étude. Mais seules 32 de ces entreprises sont “responsables de cette domination accrue” et “ont véritablement pris les rênes du marché”, poursuit Plimsoll. Sur les quatre derniers exercices, les ventes de ces “32” ont augmenté de 35%, leurs bénéfices de 84% et le nombre de leurs salariés de 10%. L’étude prévoit que  ces “32” sont “destinées à une période de croissance”, leurs futures parts de marché se situant “bien au-dessus de leur performance actuelle”.

Réseaux de chaleur ou de froid : + 4,5% en 2011 (+ 2% en 2010)

Le chiffre d’affaires des producteurs et distributeurs d’air conditionné et de vapeur progressera de 4,5% en 2011 (contre + 2% en 2010), à quelque 6 milliards d’euros, et ce particulièrement sous l’effet d’une hausse des cours du pétrole. Notamment grâce à de nouvelles hausses attendues, ce chiffre d’affaires “continuera de progresser au cours des prochaines années”. C’est ce qui ressort d’une étude que vient de publier Xerfi. L’étude prévoit une augmentation du nombre de clients de ces réseaux de chaleur ou de froid en 2011. Même si la concurrence avec les autres modes de chauffage restera “prégnante”, notamment avec les radiateurs électriques, écrit Xerfi, “l’environnement restera porteur” pour ces réseaux et leurs exploitants, avec une réglementation qui, d’ores et déjà, leur est “très favorable”.

Sur le marché de la climatique, quelles mutations à venir ?

Aujourd’hui, la multidisciplinarité est de mise et l’avenir appartient aux offres multiénergies, ainsi qu’aux approches “transversales”, aux “combinaisons intelligentes”. Telles sont quelques-unes des conclusions de “Mutations énergétiques”, un livre que viennent de publier aux Editions Alternatives le directeur général de Primagaz, Myriam Maestroni, et l’économiste Jean-Marie Chevalier. Dans ce livre de 128 pages, présenté à la presse la semaine dernière, Dominique-Geneviève Rougier, qui dirige la banque Solfea, explique que “la motivation prépondérante des clients reste la recherche d’une économie sur la facture d’énergie, mais que ce n’est plus le seul mobile”. "Auparavant, l’argument écologique n’était que rarement avancé : aujourd’hui, il émerge", ajoute Mme Rougier. De son côté, Jean-Marie Carton (Capeb), interrogé dans le livre sur un possible risque de “fin des métiers du chauffage”, répond : "Non, si nous nous adaptons une fois encore, mais maintenant il faut le faire à la vitesse grand V." M. Carton confie par ailleurs : "La pompe à chaleur, conçue pour tenir dix ans, une durée anormalement courte par rapport à son coût, ne me convainc pas."

EN BREF
Est actuellement soumis à enquête publique, jusqu’au 31 janvier 2011, un projet de norme PR NF EN 13203-4 relatif aux systèmes ECS/cogénération domestiques gaz.


EN BREF
Jean-Louis Bal (Ademe) vient d’être élu président du syndicat des EnR.

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Exemple d'un numéro de ThermPresse : ThermPresse du 28 juin 2010

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