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Un slogan qu’il faut sans doute refondre …

4 Octobre 2010

   Actuellement, quel que soit le texte que vous consultiez ou l’émission de télévision que vous regardiez, un seul thème envahit quasiment tous les discours : économisez l’énergie. Sous-entendu «utilisez-en le moins possible», le miracle attendu étant «l’énergie zéro». Face à cet avenir qu’on vous conseille je vais poser la question peu orthodoxe suivante : est-ce une décision adéquate que celle qui consiste à vous proposer un monde futur en régression organisée. Je sais bien que de poser une telle question relève aujourd’hui de l’hérésie, mais je vous demande un peu de patience pour m’expliquer.

Le moins qu’on puisse dire c’est que votre position est surprenante …

   J’en conviens volontiers … mais nous allons maintenant nous expliquer. Voici ma position : le véritable progrès n’est pas d’économiser l’énergie, quoi qu’il arrive, le progrès est que nous puissions fournir à chacun l’énergie (raisonnable) dont il peut avoir besoin … Et non pas l’énergie  zéro, mais sous deux réserves :
. que la solution adoptée ne détériore pas l’atmosphère,
. qu’elle sauvegarde le mieux possible les ressources minérales et biologiques.
Nous nous limiterons ici au premier point : l’atmosphère. Dans ce cas, et pour l’essentiel, il s’agit, dès aujourd’hui :
. de maintenir l’effet de serre à un niveau acceptable,
. d’éviter tout ce qui peut détériorer la couche d’ozone.
Sur le deuxième point (la couche d’ozone) les informations sont claires et disponibles, par exemple pour ce qui concerne les caractéristiques des fluides dangereux (surtout frigorigènes), en fait leurs indices de destruction de la couche d’ozone (odp). Nous connaissons ces indices pour tous les fluides intéressés, même si leur évaluation est parfois délicate. Grâce au confinement des frigorigènes dans les règles professionnelles existantes - combinées aux dispositions réglementaires – la protection de la couche d’ozone est, pour l’essentiel, assurée.
   Reste donc, pour la protection de l’atmosphère, l’examen d’un problème crucial (considéré hélas comme un peu trop classique et simple) : celui des gaz à effet de serre.

Pourquoi dites-vous « hélas un peu trop classique » ?

   Parce que le sujet est souvent présenté sous une forme très réductrice, avec des oublis gênants. Les querelles sur la taxe carbone étant maintenant plus ou moins dépassées il est possible de revenir sur ce bilan carbone sans sombrer dans les querelles inutiles. Et c’est ce que nous allons faire. Pour deux raisons :
 . d’abord pour faire (rapidement) le point sur la « taxe » elle-même,
 . ensuite pour examiner les problèmes posés par le bilan carbone.
Disons, en premier lieu, que les discussions sur la taxe elle-même sont, ou ont été généralement « enfantines ».

N’est-ce pas un peu sévère ?

   La taxe carbone n’est pas une nouveauté : comme je l’ai déjà signalé, nous en discutions déjà à la fin des années 80. J’avais alors souligné les difficultés du thème, je n’ai pas changé. J’ai beaucoup de sympathie pour Nicolas Hulot, mais en lisant le chapitre sur la taxe carbone de son dernier livre (Le syndrome du Titanic 2) j’ai, hélas, mesuré à quel point il n’avait qu’une connaissance superficielle du sujet. Il n’est d’ailleurs pas le seul, loin de là, le Premier Ministre tout comme le Président de la République ayant louvoyé quand ils ont été questionnés sur certains aspects (l’électricité) du projet de taxe. Quel que soit le document français que vous lisiez actuellement, on vous annoncera qu’il s’agit là d’un problème simple : il suffit de calculer le CO2 dégagé par les combustions. Or c’est, presque toujours, bien plus compliqué que cela.

Rejoindriez-vous là les critiques de Claude Allègre ? ?

   Absolument pas, il ne s’agit pas ici de rejoindre ou de rejeter les positions de Claude Allègre (L’imposture climatique). Dans son dernier livre, comme toujours - même s’il y a inflexion progressive au fur et à mesure des publications de l’auteur - l’objectif de Claude Allègre est tout autre. En restant d’ailleurs extrêmement superficiel sur le sujet qui nous intéresse maintenant, celui des bilans carbone. En la matière il faut dépasser les présentations sommaires qui ont lieu actuellement en France, théories de Claude Allègre comprises. 

Que voulez-vous dire, finalement ?

   Le bilan carbone vaut un examen indépendant mais complet, ce à quoi nous allons maintenant nous attaquer. Et, pour cela, nous allons choisir des exemples. Pour des raisons pratiques nous ne les examinerons que la semaine prochaine, le premier exemple étant d’ailleurs presque un gadget.

Roger CADIERGUES


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