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Chauffage au bois : mobilisation des pouvoirs publics pour la qualité de l’air


Chauffage au bois : mobilisation des pouvoirs publics pour la qualité de l’air

Particulièrement en matière de chauffage au bois, le ministère de la Transition écologique et solidaire vient de rendre publiques des « feuilles de route » sur la pollution de l’air concernant plusieurs zones géographiques. Ces feuilles de route ont vocation à être renforcées jusqu’à atteindre nos objectifs, souligne-t-on au ministère. Pour accompagner la mise en œuvre de ces mesures locales, de nouvelles actions seront présentées prochainement pour améliorer la qualité de l’air partout en France. Des mesures sont à l’étude, notamment, pour réduire les émissions liées au chauffage au bois. Dans la vallée de l’Arve (Haute-Savoie), sont envisagés en résidentiel le développement d’un « fonds air bois énergie », l’intégration de la qualité de l’air dans les documents d’urbanisme, la « suppression » des foyers ouverts et des appareils de chauffage au bois et l’interdiction ou au moins l’évitement des foyers ouverts dans les nouvelles constructions. Dans l’agglomération grenobloise, toujours en chauffage au bois individuel, il est question, notamment, de développer une démarche de contrôle de l’entretien des appareils de chauffage et des conduits d’évacuation des fumées, tandis que, dans l’agglomération lyonnaise, il est envisagé d’accompagner le grand public pour le remplacement des appareils non performants de chauffage aux bûches, et ce avec des actions de communication auprès des collectivités, du grand public, des installateurs, des revendeurs et des ramoneurs.


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Dans l’agglomération de Saint Etienne, est prévu un « programme global de limitation des consommations d’énergie pour le chauffage », avec accompagnement technique et financier de projets de rénovation et substitution d’énergie polluantes par d’autres énergies. Doivent notamment être réalisées 53 installations d’EnR thermiques en trois ans. Il est question également de développer « à grande échelle » des chaufferies collectives et des réseaux de chaleur EnR, en substitution de chauffages au fuel ou au bois non performants. En Ile-de-France, doit être mis en place un fonds pour le remplacement des chauffages au bois anciens et polluants par des appareils « propres et plus performants », tandis que, dans la capitale, est prévue une « incitation » au remplacement des chauffages collectifs fioul par des équipements de chauffage fonctionnant à la géothermie ou à la biomasse. Dans l’agglomération de Strasbourg, sera mise en place une aide aux particuliers pour le remplacement de cheminées à foyer ouvert et d’appareils de chauffage anciens. Dans l’agglomération rémoise, doit être lancée pour certains quartiers une offre de remplacement de chaudières individuelles gaz ou fioul anciennes par des chaudières gaz à condensation, et ce sous la responsabilité de GRDF, tandis que, dans les Bouches-du-Rhône, sera mis place un fonds d’aide au renouvellement des appareils individuels de chauffage non performants.


Forte hausse des embauches de chauffagistes en 2018

Pour 2018, les employeurs français ont l’intention de recruter précisément 9 923 chauffagistes et plombiers (contre 6 577 en 2017). C’est ce qui ressort d’une enquête de Pôle Emploi publiée la semaine dernière. L’enquête dénombre 2 124 projets d’embauche en Ile-de-France (contre 1 350 en 2017), 1 349 en Auvergne Rhône-Alpes (809), 1 085 en Nouvelle Aquitaine (611), 799 dans le Grand Est (519), 771 en Paca (605), 719 dans les Hauts-de-France (493), 675 en Occitanie (494), 558 dans les Pays de la Loire (428), 452 en Bretagne (310), 443 en Normandie (201), 432 en Centre Val de Loire (185), 268 en Bourgogne Franche-Comté (219), 132 à La Réunion (152), 35 en Corse (39), 29 en Guadeloupe (88), 18 à la Martinique (31), 17 à Mayotte (12), 17 en Guyane (31).

9 008 projets d’embauche sont destinés au secteur de la construction (contre 5 971 en 2017), dont 75,6% qualifiés de difficiles (contre 60,1%) et 5,9% d’emplois saisonniers (contre 10,8%). Par ailleurs, sont prévus 313 projets de recrutement pour le secteur des services aux entreprises (contre 287), 331 pour le secteur industriel (contre 176), 88 pour les services aux particuliers (contre 76) et 181 pour le secteur du commerce (contre 68). 74,9% du total des projets (contre 60,6% en 2017) sont qualifiés de difficiles par les employeurs, le record régional étant détenu par la Bretagne avec un taux de 87,7%. La part de recrutements saisonniers est en moyenne de 6,1% (contre 10,5% en 2017), à précisément 610 projets (contre 694), mais le pourcentage monte à 18,7% à La Réunion. Le nombre de projets difficiles non saisonniers est de 7 084 (contre 3 548).


- EN BREF - Notamment sur le segment du chauffage, « le marché français de la robinetterie de bâtiment sera globalement bien orienté en 2018, dans un contexte de bonne conjoncture de la construction et de bonne tenue de l’activité sur le marché de l’entretien-rénovation ». C’est ce que prévoit une récente étude de Xerfi, qui craint toutefois que l’activité en valeur des fabricants français, «pénalisés par leur manque de compétitivité», soit limitée par la perte de parts de marché au profit de producteurs étrangers. En effet, les importations françaises de robinetterie progresseront de nouveau plus rapidement que le marché domestique en 2018, estime l’étude, qui pronostique que, au total, le chiffre d’affaires des fabricants français ne devrait progresser que de 1% cette année.

- EN BREF - L’UNA CPC de la Capeb va consulter ses délégués, lors des prochaines « Journées Professionnelles » de la Capeb, sur la meilleure stratégie à mettre en œuvre pour doter les plombiers chauffagistes d’outils concurrentiels face aux offres packagées d’installation et entretien de chaudières proposées par certains « grands acteurs », offres qui, estime-t-on à la Capeb, sont « susceptibles de fragiliser les entreprises artisanales ». Par ailleurs, la Capeb demande à l’Etat d’exiger des fabricants d’équipements de « garantir une disponibilité des pièces détachées en vue de réparation sur une durée correspondant à une durée de vie raisonnable » de ces équipements.


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Exemple d'un numéro de ThermPresse : ThermPresse du 5 Février 2018



 

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