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Chauffage individuel biomasse : mauvaise année 2016, mais espoir d’éclaircie



Chauffage individuel biomasse : mauvaise année 2016, mais espoir d’éclaircie

D’une récente étude d’Observ’ER sur le marché français 2016 des appareils domestiques biomasse (chaudières jusqu’à 36 kW, poêles, inserts, foyers fermés), il ressort que les ventes ont totalisé 250 990 poêles (-5,5%), 9 720 chaudières (-14,6%) et 80 700 foyers fermés et inserts (-17,6%). L’an passé, le taux de validation de commandes sur des devis réalisés a été bas, remarque l’étude. Beaucoup de consommateurs ont envisagé de changer le mode de chauffage, mais ont décidé de reporter leur achat au vu de la clémence des températures. L’étude espère qu’une hausse du prix des énergies fossiles dans les prochaines années pourrait améliorer les ventes, notamment sur le secteur des chaudières. Par ailleurs, elle relève que, en construction neuve, la RT 2012 profite aux équipements à granulés (avec en premier lieu les poêles), alors que les appareils manuels à bûches perdent « constamment » des parts de marché.

chauffage-biomasse

L’année dernière, les ventes de poêles manuels à bûches se sont élevées à 143 300 unités (-13%), celles de poêles automatiques à granulés à 105 350 (+7,5%), celles de poêles hydrauliques automatiques à granulés ou plaquettes à 1140, celles de poêles hydrauliques manuels à bûches à 300, et celles de poêles de masse à 1 200 (-11%). En moyenne, les poêles hydrauliques ont baissé de 11%. L’étude signale par ailleurs que, pour la troisième année consécutive, les poêles manuels ont reculé de plus de 10 %. Depuis 2013, ce segment a perdu plus de 100 000 unités, ajoute l’étude. La baisse de ces appareils manuels entraîne la baisse du marché des poêles dans son ensemble. Et c’est notamment grâce aux bonnes performances des appareils automatiques que l’ensemble du marché limite le recul des ventes. En 2016, les ventes de chaudières manuelles à bûches ont totalisé 5 085 unités (-14%), celles de chaudières automatiques à granulés 3 890 (-12%), celles de chaudières pouvant être couplées à une énergie fossile 440 (-27%), celles de chaudières automatiques à plaquettes 290 (-36%), et celles de chaudières automatiques à céréales 15 (-25%). C’est la troisième année consécutive de baisse pour le segment des chaudières biomasse qui s’est contracté de plus de 42% depuis 2013, observe l’étude. Cependant, le dernier trimestre de 2016 pourrait laisser entrevoir un rebond en 2017. D’autre part, les ventes de foyers fermés à bûches se sont élevées, l’an passé, à 44530 unités, celles d’inserts à bûches à 30 670, celles de foyers fermés à granulés à 2 700, et celles d’inserts à granulés à 2 800. Avec -19% pour les appareils à bûches et +1% pour ceux à granulés. Ce segment des foyers fermés et des inserts subit directement la concurrence des poêles, remarque l’étude.



Quels réfrigérants pour demain ?

Les normes relatives à l’utilisation de réfrigérants inflammables semblent être de sérieux obstacles à l’adoption de solutions de substitution aux HFC. C’est ce que souligne un récent rapport de la Commission européenne. Ce rapport cite uniquement le CO2, l’ammoniac, les hydrocarbures et les HFO comme solutions de substitution. A propos des réfrigérants inflammables (en particulier les hydrocarbures), le rapport juge que les normes européennes actuelles « limitent inutilement les capacités de charge et vont au-delà de ce qui est nécessaire pour garantir une utilisation sans risque des équipements ». Le rapport ajoute que « les limites de capacité de charge applicables aux systèmes de climatisation pour le confort des êtres humains semblent trop restrictives ». Le rapport observe également que « les approches de réduction des risques dans la conception et l’utilisation des systèmes ne sont pas suffisamment prises en compte pour définir une capacité de charge sûre pour tous les réfrigérants inflammables ». La Commission européenne entend demander aux organismes européens de normalisation de mettre à jour les normes, « en veillant à adopter une approche cohérente et neutre sur le plan technologique ». Il convient d’optimiser les capacités de charge sans compromettre la sécurité et de permettre une utilisation plus généralisée des approches de gestion des risques pour tous les réfrigérants insiste-t-on à la Commission.



Génie climatique : comment évolue le marché français ?

En génie climatique, voici quelle est l'évolution du marché français selon les toutes dernières statistiques de l'INSEE :

INDICES DE CHIFFRE D’AFFAIRES :
- Commerce de gros de fournitures pour plomberie et chauffage : 100,3 en février 2017 (99,3 en février 2016).
- Production et distribution de vapeur et d’air conditionné : 176,6 en février 2017 (142,8 en février 2016).
- Fabrication de radiateurs et chaudières pour le chauffage central : 80,1 en février 2017 (87,2 en février 2016).
- Fabrication d’équipements aérauliques et frigorifiques : 85,9 en février 2017 (92,4 en février 2016).
- Travaux d'installation d'équipements thermiques et de climatisation : 93,6 en février 2017 (98,5 en février 2016).

INDICES DE PRIX DE PRODUCTION POUR LE MARCHÉ FRANÇAIS :
- Radiateurs et chaudières pour le chauffage central : 92,1 en mars 2017 (93,9 en mars 2016).
- Equipements aérauliques et frigorifiques : 105,5 en février 2017 (108,1 en février 2016).

INDICES DE PRIX D’IMPORTATION :
- Radiateurs et chaudières pour le chauffage central : 111,8 en mars 2017 (108 en mars 2016).
- Equipements aérauliques et frigorifiques : 98,7 en mars 2017 (99 en mars 2016).

INDICES DE COÛTS :
- BT 40 (chauffage central) : 105 en janvier 2017 (103,2 en janvier 2016).
- BT 41 (ventilation et conditionnement d'air) : 108,4 en janvier 2017 (107,4 en janvier 2016).

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Exemple d'un numéro de ThermPresse : ThermPresse du 6 Mars 2017



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