Chargement...

« Le chauffage doit redevenir une priorité pour la France »



« Le chauffage doit redevenir une priorité pour la France »

« Le chauffage, fortement émetteur de CO2, doit redevenir une priorité » pour la France. C’est ce que recommande une récente étude de l'Institut Montaigne, célèbre laboratoire d'idées français. S’opposant à la RT 2012, cette étude juge qu’il serait « plus pertinent que la réglementation s’appuie sur les émissions de GES des différentes solutions de chauffage, en retenant une méthodologie qui s’appuie sur le contenu CO2 moyen des différents usages de l’électricité ». Cela « permettrait d’identifier les solutions ayant le meilleur bilan carbone », souligne l’étude, qui souhaite que la réglementation prévue pour 2018 intègre une telle mesure des émissions de GES. L’étude juge aussi que «vouloir à tout prix passer à des bâtiments à énergie positive n’est sans doute pas pertinent».



Par ailleurs, elle propose de « flécher » une partie du produit de la fiscalité carbone, notamment, vers les EnR, les réseaux de chaleur et l’isolation des bâtiments. D’autre part, elle estime que, en matière de chauffage, le gaz naturel « doit s’ancrer dans la durée ». Elle ajoute que, « là où le développement des réseaux de chaleur n’est pas possible », le recours au gaz naturel plutôt qu’au fioul doit être « privilégié », en particulier avec des chaudières à condensation. Toujours en matière de chauffage, l’étude recommande de privilégier également, à plus long terme, le développement du biogaz, mais « en veillant à ce que le prix de la tonne de CO2 évitée reste raisonnable ». Par ailleurs, elle souligne que, « si le chauffage électrique constitue une aberration énergétique dans les bâtiments mal isolés, tel n’est pas le cas dans des bâtiments neufs ou rénovés BBC ». Dans ces logements, le chauffage électrique, éventuellement couplé à des PAC pour les pavillons ou le petit collectif, retrouve une certaine pertinence, car il présente un coût d’investissement initial limité et une grande flexibilité d’utilisation, en particulier grâce au pilotage de la « maison connectée », poursuit l’étude.

D’autre part, elle souhaite une « accentuation » de la politique de soutien au développement des réseaux de chaleur, qu’elle qualifie de « solution la plus efficace pour décarboner le chauffage dans les centres urbains et y introduire des EnR ». Mais elle insiste aussi, là encore, sur la nécessité, en termes d’aides publiques, de « rester vigilant au prix de la tonne de CO2 évitée ».


« Stocker la chaleur pour équilibrer le réseau d’électricité »

Parce qu’ils permettent une meilleure adaptation à l’évolution de la demande et de l’offre d'électricité, de chaleur ou de froid, les stockages d'énergie provenant d’EnR thermiques ou électriques - et, en particulier, les stockages des systèmes de chauffage ou de climatisation connectés à des installations de production d’électricité renouvelable variable - doivent devenir des instruments de flexibilité et d'équilibrage pour les réseaux d’électricité. C’est ce que vient d’estimer une étude de la Commission européenne. L’étude souligne aussi que les bâtiments « intelligents », quand ils sont connectés à des « smart grids » électriques et équipés de systèmes également « intelligents » de chauffage et de climatisation, peuvent fournir une demande additionnelle d’électricité, par exemple au moyen de stockage d'énergie. L’étude ajoute que les PAC installées dans ces bâtiments pourraient être « une technique clé » pour absorber les excédents de production d’EnR. L’étude souligne également que des réseaux urbains « intelligents » de chaleur ou de froid pourraient mettre en relation les secteurs de l'électricité et du chauffage, à la fois au moyen d’installations de stockage thermique et par une récupération des pertes de chaleur du système d’électricité, et ce par exemple grâce à la cogénération.


Quel marché pour les capteurs solaires PV-T ?

Quel avenir pour les panneaux solaires hybrides PV-T (photovoltaïques-thermiques) en résidentiel et petit tertiaire ? C’est à cette question que s’efforce de répondre une récente étude britannique réalisée par le « National Solar Centre » du groupe BRE et par Delta-ee. Cette étude voit un avenir pour la technologie PV-T tout particulièrement dans des bâtiments neufs à haute efficacité énergétique, auxquels elle peut apporter « une contribution significative » en matière de chauffage et de production d’ECS. L’étude observe à ce propos que la technologie PV-T pourrait devenir encore « plus pertinente » avec la future directive européenne sur la performance énergétique des bâtiments. Elle estime que, lorsque cette technologie est intégrée à un système thermique comportant un stockage de chaleur et, par exemple, une PAC, elle peut répondre, en maison individuelle à haute efficacité énergétique, à la moitié de la demande d'électricité et à plus d'un tiers de la demande d'eau chaude. Un des principaux segments de marché où, selon l’étude, la technologie PV-T pourrait se développer dans les années qui viennent, est celui des maisons ne possédant que d’une petite surface de toit orientée au sud, ayant un fort besoin d’eau chaude (par exemple, pour une piscine), disposant d’un stockage de chaleur inter-saisonnier et dont on souhaite maximiser la production énergétique à faible émission de carbone. La technologie PV-T pourrait également bien convenir, selon l’étude, là où il y a à la fois une demande de chaleur à longueur d'année et suffisamment de place pour installer, par exemple, un réservoir d'eau chaude et un stockage de chaleur : l’étude cite, par exemple, les centres de loisirs, les installations sportives et les maisons de repos ainsi que les petits sites industriels ayant besoin d'eau préchauffée.


- EN BREF - En 2016, le chiffre d’affaires des artisans en plomberie/chauffage/sanitaire a enregistré une baisse « pour la troisième année consécutive » : -2,6% (après -1,5% en 2015 et -7,4% en 2014), à  172 000 euros en moyenne. C’est ce qui ressort d’une récente étude des Centres de Gestion Agréés, membres du réseau FCGA et Anprecega. Les entreprises les plus touchées par la mauvaise conjoncture sont celles dont le volume d’activité est le plus faible, précise l’étude. Les plus importantes en taille tirent leur épingle du jeu, plus de la moitié d’entre elles enregistrant une hausse de leur chiffre d’affaires. Pour 2017, l’étude table sur un recul de chiffre d’affaires de seulement 0,9%.



Pour s'abonner à l'édition complète de ThermPresse - 630 € TTC/an : Cliquez ici


Exemple d'un numéro de ThermPresse : ThermPresse du 6 Mars 2017

Commentaires

Aucun commentaire actuellement, soyez le premier à participer !

LAISSER UN COMMENTAIRE

ABONNEZ-VOUS !
Ce site respecte strictement la réglementation RGPD sur les données personnelles. Pour connaitre et exercer vos droits, vous pouvez consulter notre politique de confidentialité