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Comment les Français gèrent-ils le chauffage de leur logement ?



Comment les Français gèrent-ils le chauffage de leur logement ?

Confort thermique ou économie monétaire : que privilégient les ménages français à leur domicile ? D’après une étude que vient de publier le ministère en charge de l’énergie, c’est plutôt le confort pour le chauffage (à 54,9% des ménages interrogés) et pour l’ECS (à 56,4%) qui est privilégié par les particuliers, alors que, s’agissant des autres consommations énergétiques (éclairage, électroménager, etc.), la balance penche plutôt pour l’économie (à 56,7%). L’étude précise toutefois que 37,2% des ménages à bas revenus et 38,8% des personnes au chômage ne mettent jamais en avant le confort thermique. Elle indique également que les ménages à hauts revenus ont beaucoup plus souvent la possibilité de régler la température du logement que les bas revenus : 83,7% contre 61,6%.
À la question de savoir s’ils ont, en hiver, l'habitude de baisser la température ou même d'éteindre le chauffage, 26,8% des ménages répondent : oui, à la fois le jour et la nuit ; 11,9%, uniquement en journée ; 4,6%, la nuit seulement. Par contre, 56,8% n’interviennent pas sur leur chauffage, dont 25% tout simplement parce qu’ils ne le peuvent pas. L’étude observe aussi que les plus jeunes sont ceux qui, le plus souvent, baissent ou éteignent leur chauffage. Et que, par ailleurs, 60,8% des ménages dont le chauffage est collectif, ne baissent jamais le chauffage (alors même qu’ils ont la possibilité de régler la température), contre 40,5% des ménages équipés d’un chauffage individuel. Autre enseignement de l’enquête : lorsque le mode de chauffage est individuel, la proportion de ménages chauffant à la température recommandée (c’est-à-dire 19°C ou moins) est plus importante (35,8%) que lorsque le chauffage est collectif (24,8%).

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Il en va de même pour les ménages résidant dans des logements datant d’avant 1919, dans une proportion de 39,9%. L’étude constate par ailleurs que, quand il est impossible de régler la température du logement, « aérer est plus systématique (64,9%) que quand ce réglage est possible (55,5%) ». Elle signale, d’autre part, que aérer son logement et pouvoir régler la température rendent « vigilant » pour éteindre le chauffage ou, du moins, le baisser, plutôt que de le laisser toujours à la même température.



Nouveaux acteurs sur le marché français du génie climatique

Le monde du bâtiment, et notamment le secteur du génie climatique, vont être confrontés de plus en plus, du fait de la transition énergétique, à la concurrence de nouveaux acteurs, prévoit une récente étude de Xerfi-Precepta. Des professionnels issus d’horizons divers se bousculent aux portes du marché de la transition énergétique pour avoir leur part du gâteau, ajoute l’étude, qui observe en particulier que « les acteurs de l’énergie, pour compenser la baisse de la consommation d’énergie de leurs clients, sont toujours plus nombreux à se redéployer dans l’exploitation ou encore la maintenance des bâtiments ». L’étude observe aussi que « de plus en plus de start-up se positionnent dans les services d’audit, de conseil, de financement ou encore de pilotage de la performance énergétique ». Les fabricants de nouveaux matériels ne sont pas non plus en reste, poursuit l’étude. Positionnés sur des équipements d’avenir (notamment chaudières à condensation), ils poussent également les acteurs situés en amont de la filière à innover pour rester dans la course. Quant aux géants du numérique Apple, Google et Amazon, « ils pourraient bien intégrer, à terme, la fourniture d’énergie et de solutions d’efficacité énergétique dans le cadre d’offres globales de domotique ou de GTB », pronostique l’étude. Avec l’essor des outils technologiques, les entreprises de services du numérique, les éditeurs de logiciels ou encore les spécialistes du Big Data devraient également monter en puissance, poursuit l’étude.



Quels chauffages pour le futur « smart grid » ?

Une récente étude de la Commission européenne souligne que, particulièrement dans la perspective des « smart grids », qui, selon elle, devront être multi-énergies (avec notamment intégration de PAC), la coopération entre les réseaux urbains de chaleur ou de froid et les entités gérant d'autres services énergétiques deviendra « de plus en plus importante », notamment dans des pays comme la France où les distributeurs nationaux d'électricité et de gaz sont totalement séparés des exploitants de réseaux de chaleur ou de froid. L’étude souligne aussi que le couplage des réseaux de distribution d'électricité et des réseaux de chaleur ou de froid peut contribuer à une gestion efficace, « à un coût abordable », du problème de l'intermittence de la production d’électricité éolienne ou photovoltaïque, et ce par une utilisation optimisée d'équipements thermoélectriques, comme par exemple les chaudières électriques et les petites installations de cogénération, ou encore par un recours à des stockages d’énergie thermique, centralisés ou décentralisés, tous équipements qui seraient intégrés à des réseaux de chaleur ou de froid, et ce en étroite association avec les infrastructures locales de production et distribution d’électricité.
Par ailleurs, l’étude préconise un plus fort soutien de la puissance publique en faveur des cogénérations et trigénérations. Elle estime aussi qu’une possibilité de non-raccordement aux réseaux de chaleur ou de froid devrait être offerte aux utilisateurs qui proposeraient des solutions plus compétitives, mais à condition, ajoute-t-elle toutefois, qu’une comparaison entre ces solutions et celle du raccordement tienne compte, également, des « avantages plus larges » des réseaux de chaleur ou de froid en termes d'efficacité énergétique ou d'émissions de CO2. L’étude recommande également de comparer de façon « juste et ouverte », et très en amont, les projets de nouveaux réseaux de chaleur et l’installation de systèmes indépendants de production de chaleur dans les bâtiments, et d’étudier une possible association de ces systèmes et de ces réseaux. Elle estime, d’autre part, que l'amélioration des performances énergétiques des bâtiments « ne nuit pas à la pertinence de développer ou densifier les réseaux de chaleur ou de froid », même si, ajoute-t-elle, ce n’est évidemment pas sans conséquence sur les modèles techniques et les tarifs de ces réseaux.



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Exemple d'un numéro de ThermPresse : ThermPresse du 6 Mars 2017



Commentaires

  • Willy
    11/05/2017

    Bonjour. 60 milliards sont dépensés annuellement, en France, pour acheter et brûler des énergies fossiles, afin de produire des calories, (ET DU CO2). Le soleil fournit et livre proprement et gratuitement, à domicile, des calories qu'il suffit de collecter et de stocker pour assurer, non seulement le chauffage des logements, mais également l'alimentation en eau chaude des lave-linge et lave-vaisselle, réduisant jusqu'à 80% leur consommation électrique, ainsi que pour fournir une Eau Chaude Sanitaire gratuite. En m’appuyant sur une expérience dans la construction de machines spéciales , j’ai breveté un habitat, FR.2999203(A1), capable d'assurer rapidement, outre la sécurité et le confort: - les fonctions, de captage, stockage et distribution des calories, tout en diminuant le coût de fabrication des habitats. - l'utilisation gratuite de la fraîcheur du sous-sol, afin de rafraîchir les logements, sans perturber leur atmosphère. Je recherche le partenaire avec lequel je pourrai: - construire une habitation prototype, démontrant son efficacité, mécanique et thermique; - breveter une solution de rénovation énergétique de tous les habitats, quelque soit leur mode constructif. - développer une industrie de fabrication d’éléments de construction d’habitats, disponibles pour tous les acteurs du Bâtiment. Industriellement, 30 personnes, sans formation particulière, fabriqueront en 1 heure, les éléments qu’1 équipe de 6 monteurs spécialisés, assemblera en 1 jour, réalisant ainsi des clos/couvert habitables immédiatement, qu’ils vaillent 20.000 ou 200.000€, respectueux: - de la sécurité - de la santé - du confort - de l’écologie et du porte-monnaie. www.maison-econome.forumpro.fr Willy FURTER 4 rue Henri Matisse 81600 Gaillac https://www.facebook.com/willyfurter 0695523072

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