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L’Etat veut relancer le solaire thermique



L’Etat veut relancer le solaire thermique

Avec une volonté d’« accélérer le développement du solaire », le ministère de la Transition écologique et solidaire vient de lancer la « démarche Place Au Soleil » qui se présente comme une « mobilisation générale », notamment en faveur du solaire thermique (ST). En habitat individuel, plusieurs mesures ont été annoncées : augmentation du soutien de l’État au CESI et au SSC dans le cadre du recentrage du CITE ; « préparation » de l’obligation d’un taux minimum en chaleur renouvelable dans tous les bâtiments neufs (résidentiel individuel ou collectif, tertiaire) dès 2020, « en mobilisant rapidement l’Ademe, le CSTB et les parties prenantes » ; meilleure valorisation du ST dans la future RE 2020 en s’appuyant sur un retour d’expérience du moteur de calcul RT 2012 et sur l’expérimentation E+C- ; développement d’un kit de communication pour les Espaces Info Energies.


solaire-thermique-habitat-individuel

Toujours en ST, mais pour les bâtiments tertiaires et industriels, il a été également décidé de : lister le solaire parmi les EnR thermiques permettant aux réseaux de chaleur de bénéficier d’une TVA à taux réduit ; prolonger l’appel à projets du Fonds Chaleur pour les grandes surfaces ST et revoir les critères d’évaluation des projets ; permettre des aides du Fonds Chaleur à la réhabilitation d’installations ST défaillantes (en particulier, audit de dimensionnement, instrumentation des performances, montée en compétence des exploitants) ; simplifier et uniformiser l’attribution des aides du Fonds Chaleur pour le ST dans le neuf ; intégrer dans les audits énergétiques des grandes et moyennes entreprises une évaluation technico-économique de la production de chaleur solaire ; diversifier le rôle des animateurs bois-énergie vers d’autres EnR, dont le ST. Par ailleurs, le gouvernement entend développer une communication sur l’intérêt du ST vers le milieu agricole.

 

« Belles perspectives 2018 » pour le centre technique Cetiat

Le Cetiat, centre technique de l’industrie française des matériels de génie climatique, mettra en service à la fin de l’année une plate-forme d’essais de centrales de traitement d’air (jusqu’à 20 000 m3/h), un investissement de 500 000 euros. Par ailleurs, il a contacté dernièrement « sept ou huit » de ses homologues européens en vue de constituer, en climatisation et PAC, une structure de discussion et de réflexion (notamment sur l’évolution des référentiels d’essais d’équipements). Nous n’avons pas encore eu de réponse formelle, a dit Bernard Brandon, directeur général du Cetiat, lors d’une conférence de presse la semaine dernière. La structure envisagée - qui ne « fera pas de business » - sera mise en place sur le modèle de l’Inive et du Labnet, organismes spécialisés respectivement dans la ventilation et la combustion. D’autre part, le tout nouveau laboratoire du Cetiat en mesure de la puissance électrique - qui, présentement, se consacre uniquement à la réalisation d’études pour le compte de l’industrie du génie climatique - commencera, l’an prochain, à proposer des prestations d’étalonnage. Par ailleurs, le Cetiat vient de récupérer - « à la demande » de l’industrie CVC - deux bancs d’essais de capteurs solaires thermiques et de Cesi provenant du défunt centre d’essais de Belenos (Gard).

Au premier semestre 2018, le Cetiat a enregistré un important volume de commandes. D’une façon générale, il juge « belles » ses perspectives d’activité pour cette année, et ce après une remarquable reprise d’activité à la fin de l’année dernière, en particulier dans le secteur du bâtiment, un des principaux clients du Cetiat. De « nombreuses » prestations d’études ont ainsi été signées au second semestre 2017, particulièrement en génie climatique (où «d’importants contrats ont été remportés»), et ce après un premier semestre morose. Nos prises de commandes sont reparties sur les chapeaux de roue au second semestre, a déclaré Bernard Brandon. Au total, le chiffre d’affaires du Cetiat devrait renouer avec la croissance en 2018, après un exercice 2017 en recul de 3% (soit -7% par rapport à l’objectif que s’était fixé le Cetiat), à 12,6 millions d’euros, dont 37% en CVC, 36% en « actions collectives » (au service de toute l’industrie CVC) et 64% en « accompagnement individualisé » d’industriels. 36,3% des prestations réalisées par le Cetiat ont concerné en 2017 l’étalonnage, 26,9% les essais d’équipements, 4,3% la formation de professionnels du génie climatique, tandis que l’international était à 17%. L’an passé, les prestations d’études ont « légèrement » baissé, alors que celles de métrologie progressaient de « 2 à 3% », tandis que celles d’essais et de certification d’équipements diminuaient (parce que « les industriels ont développé moins de nouveaux produits en 2017 afin de se concentrer sur leur activité de production pour répondre à la reprise de la demande », explique-t-on au Cetiat). A propos de son « contrat de performance » 2016-2019, le Cetiat a signalé « un démarrage plus rapide que prévu » de la nouvelle thématique sur « les systèmes et réseaux pour appareils et systèmes hybrides, multifonctions et intégrés dans des réseaux d’énergie ou de données », alors que la thématique « qualité des environnements intérieurs » décevait : L’an passé, a regretté Bernard Brandon, nous n’avons eu en la matière aucune activité marchande dans le secteur du bâtiment. Signalons enfin que, l’année dernière, le Cetiat a investi l’équivalent de près de 10% de son chiffre d’affaires, à 1,3 million d’euros, dont 77% en matériels d’essais et de mesure.


- EN BREF - L’Ademe et GRDF viennent de lancer un programme de démonstration de 50 piles à combustible au gaz naturel en habitat individuel, d’ici à 2020. Les sites seront sélectionnés prochainement. Pour l’Ademe, la pile à combustible, « l’une des solutions optimales de valorisation du biogaz », est une technologie qui sera installée « en masse dans quelques années ». Chez GRDF, on estime que la pile à combustible « tirera parti de l’arrivée du biométhane pour devenir la première source de production locale d’électricité verte ».

- EN BREF - Laurent Michel, directeur général de l’Energie et du Climat au ministère, vient d’estimer, lors d’une réunion d’ Énergies & Avenir, qu’il fallait «trouver un équilibre» entre chaleur renouvelable, électricité et gaz décarboné. A propos des bâtiments neufs, il a dit qu’ils devaient être « optimisés avec des systèmes de chauffage décarbonés ».


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Exemple d'un numéro de ThermPresse : ThermPresse du 5 Février 2018



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