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Quel génie climatique après rénovation en maison individuelle à haute performance ?


Quel génie climatique après rénovation en maison individuelle à haute performance ?

D’une récente étude du Cerema et d’EDF sur des maisons individuelles dernièrement rénovées au niveau « basse consommation », en Alsace, il ressort que, après ces rénovations, le gaz est devenu majoritaire (à 44%), devant l’électricité (25%), le bois (13%) et le fioul (14%). Les trois énergies en forte croissance sont l’électricité (+11%), le gaz (+10%) et le bois (+7%), au détriment du fioul (-23%), commente l’étude. Les couplages solaire thermique/autre énergie, quant à eux, ne progressent que de 2%. En chauffage principal, les chaudières gaz à condensation progressent de 27% - « en absorbant a priori en partie les installations fioul, mais également en renouvelant les anciennes générations de chaudières gaz (-17%) », observe l’étude. L’électricité progresse grâce à l’installation de PAC eau/eau (+7%), de PAC air/eau (+6%) et de chaudières électriques (+3%), alors que les radiateurs électriques reculent de 7%. Les poêles à bois, quant à eux, sont en augmentation de 4%, les chaudières à bois de 3%, tandis que la croissance des SSC se situe entre +0,3 et +1%. Après rénovation, la production d’ECS, dans la majorité des cas, est effectuée par le système de chauffage principal, tandis que les ballons électriques reculent de 13%, alors que les ballons thermodynamiques, eux, croissent de 13%. Pour sa part, la solution CESI+appoint électrique progresse de 7%. Toujours en production d’ECS, l’électricité est en croissance, au total, de 11%, le gaz de 3%, le bois de 2%, au détriment du fioul (-20%), l’électricité devenant majoritaire (à 40%), suivie du gaz (34%) et du couplage solaire thermique/électricité (8%).

 

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Toujours après travaux, les logements étudiés ont été, dans leur ensemble, équipés en ventilation mécanique : simple flux hygroréglable B dans 61% des cas), double flux (35%), simple flux hygroréglable A (moins de 1% - et l’étude ajoute qu’il s’agissait de dérogations accordées pour des chantiers équipés de poêles à bois). L’étude ajoute qu’une grosse moitié des logements a été jugée « non conforme » en matière de ventilation, surtout pour cause de débits ou pressions insuffisants. En VMC simple flux hygroréglables, il a été constaté que des entrées d’air ou des bouches d’extraction n’étaient pas hygroréglables et que des entrées d’air ou des bouches d’extraction manquaient dans certaines pièces. En VMC double flux, ont été observés : des bouches mal placées, un remplacement des filtres à une fréquence insuffisante, des débits inversés entre extraction et insufflation, une VMC fonctionnant sur minuterie. En ce qui concerne les réseaux aérauliques, l’étude a mis en évidence des problèmes de raccordement, des étranglements de gaine, de mauvais calorifugeages, une mauvaise étanchéité des raccordements et un entretien insuffisant. Autre enseignement de l’étude : l’utilisation de chauffages d’appoint est passée de 10% avant travaux à 19%. Cette évolution réside dans l’utilisation du bois comme appoint, précise l’étude. L’usage de l’électricité comme appoint reste stable. L’appoint bois est utilisé principalement avec les énergies de chauffage électrique (100%), gaz (95%) et fioul (90%). À l’inverse, l’appoint électrique est utilisé dans le cas d’un chauffage principal électrique (71%). 


Les Français sont très satisfaits des nouveaux appareils chauffage/ECS électriques

D’une enquête de l’Institut Toluna auprès de propriétaires occupants de logements avec chauffage et production d’ECS électriques,  enquête que la Commission Thermique du syndicat de fabricants Gifam vient de présenter à la presse, il ressort que respectivement 58% et 41% des personnes interrogées « aimeraient » s’équiper d’un système de chauffage « connecté » ou d’un système « connecté » de pilotage de l’ECS. 91% des seuls propriétaires ayant renouvelé leurs appareils électriques de chauffage depuis cinq ans estiment que leur confort thermique a été amélioré, dont 62% «fortement ou très fortement». L’effet positif sur le confort est le plus notable lorsque le remplacement s’est fait par des appareils programmables ou « intelligents » : respectivement 25% et 27% de perception d’une très forte amélioration, contre seulement 3% pour des appareils non pilotables, précise-t-on au Gifam. En production d’ECS, l’amélioration a été également perçue, mais dans une moindre mesure : seulement 66%, en effet, signalent une amélioration, dont 39% « fortement ou très fortement », avec un effet positif quand le remplacement s’est fait par des chauffe-eau thermodynamiques ou des appareils disposant d’une fonction d’apprentissage du comportement de l’usager : respectivement 35% et 20% de perception d’une très forte amélioration.

En matière d’économie d’énergie, le renouvellement d’appareils électriques apparaît également positif, puisque 72% disent avoir fait des économies de chauffage, dont 26% « significativement », là encore principalement au moyen d’appareils programmables ou « intelligents », tandis que 85% indiquent que, grâce à leur nouveau chauffe-eau, leur consommation d’énergie est restée stable ou a diminué (dont 16% de façon « significative », surtout là encore grâce des appareils avec fonction d’apprentissage ou des chauffe-eau thermodynamiques). 100% des personnes les plus satisfaites sont équipés d’appareils programmables ou « connectés », souligne-t-on au Gifam. Autre enseignement de l’enquête, les bénéfices que, en chauffage et ECS, la maison « connectée » devrait, d’après les propriétaires interrogés, prioritairement apporter, sont d’abord la réalisation d’économies d’énergie, puis l’amélioration du confort.


- EN BREF - Le syndicat SNCU et l’association Amorce viennent d’exprimer de vives inquiétudes au sujet de l’avenir des réseaux de chaleur. « Au lieu de son doublement annoncé par le président de la République », la diminution de l’« indispensable » Fonds Chaleur en 2017, alors qu’il est déjà « largement sous-dimensionné », concourt à une baisse du nombre de projets de réseaux subventionnés, et le rythme de croissance du portefeuille de projets en cours ne permettra pas d'atteindre l'objectif fixé en 2023 par la PPE, a-t-il été indiqué. En faveur des réseaux de chaleur, sont demandées des aides publiques au fonctionnement. Par ailleurs, selon Amorce, les projets déjà retenus par le Fonds Chaleur devraient finalement recevoir en 2018 les subventions promises. D’autre part, l’an prochain, pourrait être lancée une aide publique en faveur d’études de faisabilité de création de réseau de chaleur.



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Exemple d'un numéro de ThermPresse : ThermPresse du 19 Juin 2017

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