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Quelle énergie de chauffage après une grosse rénovation énergétique ?

Quelle énergie de chauffage après une grosse rénovation énergétique ?

D’une récente étude de l’Observatoire des bâtiments à basse consommation énergétique, étude portant sur des logements certifiés ou en cours de certification BBC-Effinergie rénovation ou Effinergie rénovation, il ressort que, en secteur diffus, après travaux de rénovation globale, 84% des maisons chauffées initialement au fioul ont remplacé leur système de chauffage par une solution gaz ou thermodynamique, tandis que 53% des maisons qui étaient chauffées à l’électricité, ont installé des chaudières gaz à condensation (dans une proportion de 33%) ou des poêles à bois (20%). Dans les autres cas, les bâtiments ont bénéficié d’une solution thermodynamique ou ont conservé leur système de chauffage initial, indique l’étude, qui précise que, après travaux, 36% des maisons chauffées initialement au bois ont opté pour un changement d’énergie (essentiellement vers le gaz), le taux n’étant que de 19% quand le logement était initialement chauffé au gaz.

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Quant aux logements groupés, ils sont, après travaux, chauffés au gaz dans une proportion de 90%. Les projets initialement chauffés au gaz bénéficient d’une amélioration de leurs systèmes de génération et d’émission, mais n’optent pas pour un changement d’énergie, poursuit l’étude. A contrario, plus de 2/3 des logements chauffés initialement à l’électricité modifient leur énergie de chauffage. Cette tendance est similaire en logements collectifs où entre 74% des projets (quand l’énergie initiale était le fioul) et 87% (quand c’était l’électricité) changent d’énergie de chauffage. Mais le taux est beaucoup plus faible pour les bâtiments raccordés initialement à un réseau de chaleur urbain (seulement 2,2%) ou chauffés au gaz (8%).


« En France, les HFO et les hydrocarbures remplacent progressivement les HFC »

« Principalement » à cause de la réglementation F-Gaz, la mise de gaz fluorés sur le marché français a « nettement » diminué en 2016, à 10 600 tonnes, dont 9 000 tonnes de fluides bruts et 1 600 tonnes de fluides contenus dans des équipements. C’est ce qui ressort d’une récente étude de Deloitte Développement Durable pour l’Ademe. Cette diminution en 2016 a concerné tous les types de gaz fluorés, hormis le R410A. Le R134a est resté le principal gaz à effet de serre mis sur le marché, mais avec un « net » recul des volumes sur 2015. Après un mouvement de bascule des HFC à fort PRG (type R134a ou R404A) vers des HFC à PRG plus faible (type R407) les années passées, on observe désormais une diminution de la mise sur le marché également de ces gaz de substitution, poursuit l’étude. En climatisation, les HFO ou les hydrocarbures sont de plus en plus utilisés et semblent remplacer progressivement les HFC (y compris ceux à faible PRG), ou être couplés aux HFC dans des systèmes CO2/HFC ou HFO/HFC.

L’étude indique, par ailleurs, que 9 000 tonnes de fluides fluorés bruts ont été mis sur le marché français en 2016, 1 000 tonnes étant exportées, soit une mise sur le marché nette de 8 000 tonnes. Les installateurs et les fabricants ayant déclaré avoir chargé en 2016 l’équivalent de 8 500 tonnes dans des équipements, la différence de 500 tonnes correspondrait, selon l’étude, à un recyclage de fluides. L’étude ajoute que, si la charge en mise en service d’équipements s’est maintenu à un niveau stable entre 2015 et 2016, la charge de fluides en maintenance, elle, est passée de 6 106 tonnes en 2015 à 5 278 tonnes, soit -13,5%. La météo pourrait expliquer cette diminution, ajoute l’étude, qui indique, d’autre part, que, en 2016, 600 tonnes de gaz fluorés ont été régénérées, soit une forte hausse sur un an. Cette hausse a été portée par les HFC, dont le volume envoyé en régénération est passé de 227 tonnes en 2015 à 407 tonnes en 2016. Quant aux activités de destruction de gaz fluorés, elles ont été stables en 2016, à 400 tonnes, dont une moitié de HFC. Le ratio entre volumes détruits et volumes mis sur le marché a été de l’ordre de 4 %, précise l’étude.

- EN BREF - Le marché français des « smart grids » (électricité, gaz, eau) a totalisé près de 1,2 milliard d’euros en 2017 (+50%) et devrait « atteindre son pic d’activité autour de 1,5 milliard en 2018 et 2019 », avec le déploiement de Linky et de Gazpar, puis s’élever à 1,4 milliard en 2022. C’est ce que prévoit une récente étude de Xerfi qui pronostique que, à partir de 2020, la conduite « intelligente » des réseaux prendra le relais du « smart metering » et deviendra «le principal moteur» du marché. L’étude signale que deux ruptures vont bouleverser le marché : la blockchain, qui permet de sécuriser les échanges de données, et le big data qui, multipliant les données (voltage, flux de gaz, qualité de l’eau, ventilation de la consommation par heure, etc.), permet, en particulier, d’anticiper les pannes et les coupures. L’étude observe que les fournisseurs d’outils numériques (IBM, Atos, SAP, etc.), « forts d’une expertise dans l’exploitation de données en masse et de capacités d’investissement énormes, sont en position de force et cherchent à faire main basse » sur le marché. L’exploitation du « big data » donne aux géants du digital la possibilité de s’approprier une part significative de la valeur, poursuit l’étude. L’externalisation de l’essentiel des compétences numériques à ces spécialistes de l’IT peut conduire à une perte de contrôle de la propriété des données et, à terme, de la maîtrise de la relation client, prévient l’étude.

- EN BREF - Au quatrième trimestre 2017, selon la dernière enquête trimestrielle de conjoncture de la Capeb qui vient de paraître, la croissance du chiffre d’affaires des entreprises artisanales de chauffage/plomberie/couverture et d’électricité s’est « intensifiée ».

- EN BREF -   22% des Français sont « préoccupés » par la perspective de rénover leur chauffage, selon une récente enquête YouGov pour PAP.

- EN BREF - En cogénération, le marché des piles à combustible de type SOFC progressera de 18% en moyenne annuelle d’ici 2020, à 550 millions de dollars (contre 240 millions en 2015), selon une récente étude de la société américaine BCC Research. Ces piles sont bien parties pour devenir un marché de masse en résidentiel, estime l’étude. La cogénération va représenter une grande partie du chiffre d’affaires et de la progression du marché des piles SOFC.

 

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Exemple d'un numéro de ThermPresse : ThermPresse du 19 Juin 2017


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