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Le Synasav « révolutionne » sa qualification Qualisav


Le Synasav « révolutionne » sa qualification Qualisav

Le syndicat Synasav des entreprises d’entretien d’appareils de génie climatique vient de « révolutionner », selon lui, sa qualification Qualisav, qui, créée par lui en 1985, avait été « laissée un peu à l’abandon » et manquait de crédibilité, reconnaît Patrick Carré, président du Synasav, lors d’une interview exclusive à ThermPresse. Jusqu’alors, seuls des techniciens des adhérents du syndicat étaient titulaires de la qualification, même si celle-ci est officiellement ouverte à des entreprises non adhérentes. Dorénavant, pour obtenir la qualification Qualisav, un technicien devra suivre une formation « obligatoire » de sept heures, par e-learning, et étudier pas moins de 400 questions à caractère technique, et ce avant de pouvoir passer un examen de test de connaissances. Cet examen porte sur 25 de ces 400 questions, le tout étant géré par Coprotec pour le compte du Synasav. Qualisav, qui ne concerne présentement que les appareils domestiques de chauffage et de production d’ECS au gaz ou au fioul, devrait s’ouvrir vers 2019 à la PAC, à la chaudière hybride et à la VMC, avec également une durée de formation de sept heures, nous a confié Patrick Carré.


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GRDF veut accélérer le changement de chaudière dans les Hauts-de-France

GRDF veut profiter de la fin des livraisons de gaz provenant de la région de Groningue (Pays-Bas) dans quelques années, pour encourager la pose d’appareils gaz de nouvelle génération chez le 1,3 million de clients français alimentés par ce gaz, essentiellement dans une grande partie des Hauts-de-France. C’est ce qu’a déclaré Édouard Sauvage, directeur général de GRDF, lors d’une conférence de presse la semaine dernière. Les travaux en vue de ce changement de gaz sont en train de commencer par une « phase pilote » qui, d’ici 2020, portera sur 5 500 clients dans un premier temps, puis sur 84 000 autres, le gros des clients étant traités par la suite entre 2021 et 2029. On estime chez GRDF que, en raison de cette conversion à un nouveau gaz, la plupart des équipements (chauffe-eau, chaudières, …) ne nécessiteront aucune adaptation et que c’est seulement chez certains clients qu’un réglage ou une modification de l’installation pourra s’avérer nécessaire. GRDF compte proposer, avant ou lors du changement de gaz, des remplacements d’appareils chez les clients. Et des aides financières sont envisagées. Pour ces travaux d’adaptation chez les clients, GRDF a prévu un budget total de 600 millions d’euros.

Édouard Sauvage a annoncé, par ailleurs, que, l’an passé, avait été enregistré un solde de plus de 22 000 clients supplémentaires raccordés au réseau exploité par GRDF (contre +16 500 en 2016). Ces nouveaux clients de 2017 ont surtout concerné le chauffage, alors que les désabonnements concernaient beaucoup plus la cuisson que le chauffage, a précisé Édouard Sauvage, qui a ajouté que GRDF espérait un total de 11 millions de clients en France vers 2020, contre 10,8 millions actuellement.



Le BIM en vedette à la Convention EEB 2018

Lors de sa 15ème Convention Efficience Environnementale du Bâtiment, la semaine dernière, au sein du salon Passi'bat, Christian Cardonnel a souligné que les EnR seraient « incontournables » pour les futurs bâtiments à faible empreinte carbone. A propos du label E+C-, il a souhaité un positionnement différent des niveaux E1 et E2 qui, selon lui, sont trop proches. Il a souhaité aussi une « simplification » des réseaux de distribution de chaleur dans les bâtiments. C’est encore un nœud gordien, a-t-il dit. Lors de cette même convention, Bertrand Delcambre, président du PTNB (Plan transition numérique dans le bâtiment), a indiqué que serait disponible à la fin de l’année une bibliothèque de quelque 200 premiers objets BIM génériques, intégrables dans des maquettes numériques, et notamment un certain nombre d’équipements.

De son côté, Gilles Charbonnel, président de l’association ADN Construction de promotion du numérique dans le bâtiment, association née l’an passé et dont font partie les grandes organisations professionnelles du secteur (en particulier, Capeb, FFB et FIEEC), a expliqué que son association allait élaborer des cahiers des charges types et des guides, et créer une « observation du BIM », tout en travaillant par ailleurs dans les domaines de la formation et de la normalisation.

De son côté, Julien Garnier (Cardonnel Ingénierie) a regretté que les outils BIM ne soient pas encore très performants et que, par ailleurs, la France soit «très en retard» en matière de réseaux de transmission de données BIM à distance. Pour sa part, Hugo Durou (de la société toulousaine EHTech), président de l’association ValorEU, qui regroupe des fabricants (dont Solaronics Chauffage, Evolsys et Gaïa Green) spécialisés dans les systèmes de récupération de la chaleur des eaux usées domestiques, a estimé que 2 000 de ces systèmes avaient été vendus en France l’an passé. La croissance du marché est forte, et il y a un nouvel industriel qui arrive chaque année sur le marché, a-t-il dit, tout en regrettant par ailleurs le « retard » du marché français sur ceux, par exemple, du Royaume-Uni ou des Pays-Bas.


- EN BREF - Grâce à l’intelligence artificielle utilisée en exploitation des bâtiments, il devient possible d’exploiter, traiter, « rendre intelligentes », d’innombrables données recueillies, notamment, par les objets « connectés ». C’est ce que vient de souligner une récente « note » du Plan Bâtiment Durable. Avec l’intelligence artificielle et cette exploitation des données, dont l’IA se nourrit par apprentissage profond (ce dernier permettant aux machines d’apprendre par elles-mêmes sans avoir été explicitement programmées pour cela), « le champ des possibilités va s’élargir », ajoute la « note » : Ainsi, pour obtenir le réglage des systèmes de manière à assurer de façon optimale le confort souhaité, il est aujourd’hui envisageable de rapprocher : données météorologiques, coût de l’énergie, caractéristiques des équipements (chauffage, ventilation, ECS), horaires de présence, habitudes de confort ... Tout cela permettrait, de façon automatisée, d’anticiper les usages et proposer de nouveaux réglages.


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Exemple d'un numéro de ThermPresse : ThermPresse du 5 Février 2018



 

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