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L’électricité française face à ses défis …

25 Mai 2010

Les deux lettres précédentes ont largement porté sur les techniques de production d’électricité. Reste l’aspect, moins technique mais essentiel, celui de l’organisation de la production électrique française.

Pourquoi agiter ce sujet ?

Parce qu’en France l’organisation est assez complexe.

  1. Il y a d’abord une structure de coordination d’ensemble : la commission de régulation de l’énergie (CRE).
  2. Il y a, ensuite, le réseau de transport de l’électricité (RTE) remplissant des fonctions de service public et travaillant sous le contrôle de la commission de régulation de l’énergie, la RTE étant essentiellement chargée d’assurer en permanence l’équilibre des flux, ainsi que la sécurité et la sûreté du réseau.
  3. Mais ce n’est pas tout … et il y a bien d’autres structures que CRE ou RTE.
  4. Quoi encore ?

    Une troisième structure, ERDF (Electricité Réseau Distribution France), est chargée d’exploiter le réseau de distribution d’électricité. C’est une filiale à 100% d’EDF. EDF étant par ailleurs l’un des multiples producteurs d’électricité exigés par l’Europe tout en bénéficiant de certains monopoles qui ne vont pas sans problème. C’est ainsi qu’EDF est propriétaire des centrales nucléaires … mais obligé de revendre de l’électricité nucléaire) aux autres producteurs (comment reconnaît-on cette électricité : c’est évidemment absurde). En réalité EDF joue finalement un rôle central, la nomination récente de son nouveau PDG (Henri Proglio) ayant inévitablement agité la presse de tous bords. Heureusement, à mon avis, il y a moyen d’y voir maintenant un peu plus clair.

    Que voulez-vous dire par là ?

    Pour y voir clair je pense qu’on peut s’appuyer sur une intervention récente d’Henri Proglio devant une matinée organisée avec les anciens élèves des Arts et Métiers. Une matinée au cours de laquelle le PDG d’EDF a pu s’expliquer sur ses intentions, qui me paraissent majeures en matière de gestion nationale de la production électrique. En particulier pour ce qui concerne la « nouvelle organisation du marché de l’électricité » (Nome) qui doit être présentée au conseil des ministres, avec des conséquences inévitables sur les interventions parlementaires qui en découleront. Dans les déclarations d’Henri Proglio je laisserai de côté les aspects humains, bien qu’ils ne soient pas négligeables (voir la mauvaise gestion de notre parc nucléaire). Je me limiterai donc aux aspects strictement techniques.

    Quels sont donc ces aspects dont vous voulez parler ?

    Le premier est assez essentiel et rejoint nos considérations précédentes sur les réseaux intelligents. La position est clairement traduite par les paroles mêmes d’Henri Proglio : « Penser l’articulation entre une infrastructure de réseaux centralisée et le développement d’une production de plus en plus décentralisée est un vrai métier dont les perspectives sont sans limites. C’est un énorme chantier que nous devons conceptualiser, formaliser et structurer ». Bien qu’Henri Proglio pense souvent, et d’abord (à juste raison à mon avis) à l’hydroélectricité, il n’exclut pas les énergies éoliennes et photovoltaïques, tout en renonçant à en faire l’unique avenir de la production électrique. Une position finalement assez réservée. Surtout face aux protagonistes de l’éolien qui crient au scandale.

    De quel scandale voulez-vous parler ?

    De certaines refontes parlementaires et financières que nous examinerons Lundi prochain.

    Roger CADIERGUES


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