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Faut-il refondre notre informatique ?

26 Avril 2011

   Telle est la question à laquelle l’auteur de cette lettre a dû récemment répondre. Il est, certes, très difficile de prévoir avec sûreté, mais des différents éléments permettent d’y voir clair. En fait la question est  la suivante : comment peuvent évoluer notre parc et nos usages informatiques actuels.

Vaste question …

   En fait deux questions auxquelles je répondrai, d’abord dans cette lettre, puis dans la lettre suivante la semaine prochaine. Première question : comment placer nos applications et nos outils informatiques actuels. En fait, hors des problèmes de gestion tout peut paraître se limiter aux logiciels que j’appelle « intégrés », ceux qui permettent de mener à bien un projet ou une application réglementaire (diagnostic ou autre). Si nous nous limitions à ces applications je pense que nous simplifierions un peu dangereusement le problème.

Que voulez-vous dire ?

   Reprenons un peu nos activités dans un ordre logique : au début il y a la formation. Dans certains pays, en particulier les USA, la formation Web a, dans nos métiers, un assez grand succès. Chez nous la formation initiale (lycées techniques, etc.) et les stages de formation continue constituent la solution centrale. Cela tient à nos structures existantes et à nos habitudes : je ne pense pas que la formation Web puisse s’y substituer, du moins dans les dix ou quinze prochaines années.
   La situation est toute différente pour l’information. En général cette dernière est assurée par les livres, dont le catalogue CFP fournit le meilleur exemple. Il y a quarante ans les livres de génie climatique, par exemple, se vendaient considérablement. Depuis lors cette vente est devenue en France – sauf cas exceptionnel – relativement faible. Et les livres ne constituent manifestement pas le véhicule normal d’information, mais ils sont plus ou moins remplacés par la formation continue.
   Reste l’actualité réglementaire et normative, assez fortement instable. Elle est, tant bien que mal, couverte par des initiatives bien connues : le RETA au COSTIC ou le CD-REEF au CSTB. Malheureusement les références réglementaires évoluent de plus en plus vite, avec des volumes qui ont considérablement crû depuis une quinzaine d’années. Cependant que les références normatives couvrent aussi bien des normes peu valables (ou non valables) que des traductions françaises très imparfaites. Il est manifeste qu’en matière d’information les demandes sont trop souvent médiocrement satisfaites. En particulier parce que prime le classement chronologique, alors que nos besoins se moquent plus ou moins des dates.

Peut-on y faire véritablement quelque chose ?

   Pour y voir clair je pense qu’il faut classer nos besoins de la manière suivante.
   La première catégorie est celle de nos activités que j’ai appelée « intégrées » : projets ou opérations assimilables. Comme je l’ai indiqué plus haut les solutions existent, utilisant des logiciels fonctionnant sous Windows. Sans doute devront-ils, chacun évoluer, mais ça me paraît la source d’un développement informatique qui n’aurait rien d’original.
   Reste – c’est la deuxième catégorie – celle des besoins « ponctuels » : à un moment donné nous avons besoin de savoir quelles sont les données à utiliser, ne serait-ce que les normes ou règlements aujourd’hui en vigueur. Il y a là, me semble-t-il, une source d’évolutions informatiques appréciables.

De quelles évolutions voulez-vous parler ?

   Des évolutions fortement marquées par les choix matériels : aujourd’hui, schématiquement, nous avons quatre solutions à notre portée : les PC (fixes ou mobiles), les miniportables, les tablettes et les smartphones.  Je ne commenterai pas la première catégorie (les PC), solution classique, au moins pour les besoins intégrés. Je me bornerai aux trois autres catégories, en les examinant à l’envers.
   Avec les smartphones – les téléphones mobiles à capacité de calcul – nous avons peut-être le support le plus adéquat pour les interventions sur l’existant (auscultations diverses). Mais c’est surtout un domaine où je regrette le retard – au moins apparent – de nos industriels sur le développement de ces smartphones pour les commandes et examens directs de nos installations. C’est un sujet sur lequel je reviendrai un jour ou l’autre, en prévoyant une implantation des smartphones dans le pilotage de nos installations … et non pas dans les bureaux.
   Reste maintenant deux familles : les tablettes et les miniportables, nous y reviendrons la semaine prochaine.

Roger CADIERGUES


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