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Finalement, ne faisons-nous pas fausse route ?

17 Septembre 2012

Un aspect qui me parait essentiel ...

Que faire ?

Reformuler complètement nos décisions. Et ce en tenant compte des connaissances nouvelles. Et des défauts constatés dans les pratiques courantes. Tout ceci est valable, mais ne va pas sans risques : pour simplifier je dirai que deux remises en cause sont aujourd’hui indispensables.

Quelles sont ces remises en cause ?

    1. Il faut réexaminer notre politique énergétique, actuellement beaucoup trop contaminée par des idées du passé alors qu’il faudrait revoir simplement les objectifs.
    2. Il faut faire en sorte que les objectifs décidés soient simplement et clairement applicables, plus économiques (au sens large) et plus faciles à contrôler. Et ce sans être obligé de changer de règles tous les cinq ans.

Est-il vraiment nécessaire de revoir notre politique énergétique ?

Pour moi sans aucun doute. Le premier objectif serait, tout simplement, d’économiser les énergies non renouvelables, les combustibles pour l’essentiel, et de faire appel à ce que j’appellerai les « énergies positives ». Même si l’on peut faire appel au relais du gaz dit de schiste (par essence non renouvelable), stupidement condamné en France, l’objectif de ce que j’ai appelé le « positif » subsiste. Mais il se doit d’être intelligent et progressif. Je pense, en tous cas, qu’il faut avoir de plus en plus recours aux énergies positives.

Et par énergies positives j’entends :
  • l’énergie nucléaire correctement utilisée avec une gestion plus ferme des déchets,
  • les énergies renouvelables « aléatoires » (essentiellement le solaire et l’éolien), à utiliser intelligemment,
  • les énergies renouvelables non aléatoires, l’hydraulique et la biomasse pour l’essentiel, qui sont – à mon avis – les sources les plus sûres.
J’ai d’ailleurs examiné ces énergies renouvelables non aléatoires en Juillet dernier, mais je me dois – sur ce point - rectifier les indications que j’ai données.

Quelles rectifications voulez-vous faire ?

J’ai dit, dans le courrier précité, que « tout le potentiel hydraulique français, ou presque, me paraissait correctement utilisé ». Or, depuis lors, Véronique Lelièvre (de France-hydro-électricité) m’a gentiment, et justement, fait remarquer qu’il fallait corriger mon information. Elle m’a, pour cela,  renvoyé au site Internet « France-hydro-electricite.fr » reprenant une étude démontrant que le potentiel hydraulique était encore insuffisamment exploité, les ressources inutilisées atteignant 10,6 TWh. Je vous conseille de consulter cette étude pour en savoir plus, et faire le point : l’utilisation française de l’hydraulique reste encore à accroître. D’une façon générale d’ailleurs, en France, les énergies renouvelables sont encore trop peu exploitées. Si l’on s’y prenait mieux, les énergies positives pourraient, chez nous, devenir le potentiel énergétique essentiel, un potentiel facilement de plus aisément diffusable par l’électricité. Combien d’années faudra-t-il encore pour que l’énergétique française soit revue sous cet angle, l’objectif n’étant plus alors d’économiser l’énergie à tous prix, mais de l’utiliser de façon optimale. Et ce sans changer d’objectif tous les cinq ans. D’autant que les techniques peuvent évoluer.

Qu’entendez-vous par là ?

Par exemple que le caractère intermittent des énergies, que j’ai dites « aléatoires », peut connaître un retournement très significatif dans la mesure où le stockage d’énergie décentralisé pourra devenir courant.
Ce n’est pas forcément un leurre, car des gros efforts de développement sont en cours.

A mon sens de trois catégories :

  • pour un stockage de l’ordre des  heures avec les volants cinétiques,
  • pour le stockage de l’ordre des jours avec l’air comprimé ou les supercondensateurs,
  • pour le stockage de l’ordre des semaines la pile à hydrogène réversible,

sans compter les stockages de l’ordre de mois comme l’accumulateur lithium-ion.
Il est, aujourd’hui, impossible d’en prévoir l’avenir, mais ces indications suffisent à montrer que des évolutions technologiques peuvent encore perturber nos horizons actuels.

Roger CADIERGUES


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