Par Antoine GUILHEM - Société SPIREC- avril 2009
La lutte contre le développement des légionelles est devenue une priorité dans la production d’eau chaude sanitaire, en particulier dans les établissements de soin, mais également de plus en plus pour toute production collective d’ECS (logements, ERP). Quelles sont les méthodes à utiliser ?
La stérilisation thermique et le traitement chimique (continus ou ponctuels):
Les moyens les plus utilisés pour lutter contre le développement des légionelles sont l’élévation de température (stérilisation thermique) et l’injection de produit en continu (chloration notamment). Ils se révèlent coûteux en investissement et/ou exploitation, et efficaces uniquement avec un réseau bien conçu et entretenu, pour les raisons suivantes :
Il apparaît que quelle que soit la méthode utilisée, il est impératif d’agir en préventif sur (circulaire DGS//493 du 28 octobre 2005):
En réalisant ces 3 conditions, et avec un réseau calorifugé, on pourra alors maintenir une température sur la boucle toujours supérieure à 50°C qui empêche la prolifération des légionelles. On limitera également, voire supprimera, la nécessité de méthodes curatives sur le réseau (choc thermique et choc chloré notamment).
L’apport des échangeurs SPIREC 3i
Les échangeurs SPIREC interviennent sur les 2 derniers points précédemment cités, la production d’ECS à 60°C et la limitation de leur entartrage.
Ces échangeurs sont constitués d’une seule plaque pliée et enroulée en spirale, puis soudée pour fermer le circuit ECS sans joint ni brasure. Dans les échangeurs 3i, l’eau chaude sanitaire circule uniformément dans un circuit monocanal générant de fortes turbulences (*) qui s’opposent à l’entartrage sur ses parois. Dans les échangeurs à plaques classiques constitués de plusieurs canaux les vitesses de circulation ne sont pas uniformes et ne peuvent éviter l’entartrage.
(*) voir également conditions de circulation préconisées dans le paragraphe ci-dessous.
Sur un réseau bien conçu et entretenu, les échangeurs SPIREC permettent donc d’éviter l’emploi de méthodes lourdes à mettre en œuvre, telle que la stérilisation thermique et le traitement chimique.
Préconisations de fonctionnement pour limiter l’entartrage des échangeurs
Les divers essais réalisés sur les échangeurs 3i avec différentes qualités d’eau et différentes températures de paroi, permettent de déterminer un débit minimum de recirculation pour ne pas entartrer.
Le tableau ci-dessous indique les préconisations de fonctionnement pour une température primaire jusqu’à 90°C et pour un départ ECS à 60°C :
| TH (°f) (1) | Préconisation de fonctionnement pour limiter l’entartrage des échangeurs 3i |
|---|---|
| TH<15 | Pas de risque d’entartrage sans précaution particulière |
| 15≤TH≤30 | Assurer un débit de 1,5 m³/h par échangeur 3i (2). Ce débit devra être fourni par le circulateur de boucle ou, le cas échéant, par le module de recyclage (MR) (3) |
| TH>30 | Assurer un débit permanent dans chaque échangeur d’au moins 2 m3/h Ou abaisser la température de production à 55°C et assurer un débit de 1,5 m³/h par échangeur 3i (2). Ce débit devra être fourni par le circulateur de boucle ou, le cas échéant, par le module de recyclage (MR) (3) Ou installer un traitement d’eau (obligatoire pour un TH de 50°f ou plus) |
(1) titre hydrotimétrique de l’eau (dureté) en degré français
(2) à multiplier par le nombre de 3i installés en modulaire
(3) en option avec la gamme SPI-i pour production instantanée. En production semi-instantanée, c’est le circulateur de charge inclus avec le préparateur qui assure ce débit.
L’offre SPIREC
SPIREC propose une gamme complète de préparateurs ECS SPI-i (production instantanée) et SPI-s (production semi-instantanée) construits à partir des échangeurs 3i.

