

En France, le bâtiment représente près de 45 % de la consommation finale d'énergie et constitue l'un des principaux postes d'émissions de gaz à effet de serre. Les consommations liées au chauffage, à la production d'eau chaude sanitaire et à la climatisation expliquent l'essentiel de cette empreinte carbone.
Cette situation place naturellement le secteur du bâtiment au cœur de la stratégie française et européenne de neutralité carbone. Les objectifs sont désormais clairement établis : diminuer fortement les consommations énergétiques tout en remplaçant progressivement les énergies fossiles par des solutions bas carbone.
L'électrification consiste à remplacer des équipements utilisant une énergie fossile (gaz, fioul, propane...) par des équipements fonctionnant à l'électricité.
Cette stratégie présente plusieurs avantages.
Une énergie très faiblement carbonée
Le mix électrique français est l'un des moins carbonés d'Europe.
Grâce à la production nucléaire complétée par les énergies renouvelables, 95 % de l'électricité produite en France est décarbonée, avec une intensité carbone d'environ 20 gCO₂/kWh, contre près de 180 gCO₂/kWh en moyenne européenne.
Cette caractéristique donne à l'électricité française un avantage déterminant pour atteindre les objectifs climatiques.


Une meilleure souveraineté énergétique
Contrairement au pétrole et au gaz largement importés et sensibles aux tensions géopolitiques, l'électricité est majoritairement produite sur le territoire national.
La France est même devenue exportatrice nette d'électricité.
Cette souveraineté constitue un atout économique autant qu'environnemental.
Une meilleure stabilité économique
Les crises énergétiques récentes ont démontré la forte volatilité des prix du gaz.
À l'inverse, les marchés de l'électricité français bénéficient d'une visibilité plus importante grâce à la structure du parc de production et à la possibilité de proposer des contrats à prix fixe sur plusieurs années.
Pour les maîtres d'ouvrage, cette stabilité facilite les investissements à long terme.
Aujourd'hui, quatre leviers complémentaires doivent être mobilisés simultanément :
- Améliorer l'efficacité énergétique des bâtiments ;
- Réduire les consommations grâce au pilotage et à la sobriété des usages ;
- Remplacer les systèmes utilisant des énergies fossiles ;
- Favoriser une énergie faiblement carbonée.