Nouveau DPE : l’occasion d’une dose supplémentaire de vaccin contre la confusion DPE - audit


Par Bernard Sesolis - Expert Energie Environnement


La récente sortie du nouveau DPE (les 3 arrêtés du 31 Mars 2021, parus dans le J.O du 13 Avril 2021), mérite une explication de texte que XPair ne manque sûrement pas d’assurer.


diagnostic performance énergétique


Cette chronique sous forme d’humeur humoristique, quant à elle, propose quelques commentaires évidemment subjectifs par la voix des deux acolytes masqués Bio et Tanatho buvant leur café sur le trottoir, faute de mieux.


bio thanato


Enfin le nouveau DPE ! Dans moins de trois mois, nous disposerons d’une étiquette opposable, plus juste et surtout, les DPE vierges, c’est terminé !

Sur ce dernier point, je vous rejoins. On se demande encore après 15 ans d’application, comment l’administration a élaboré un « DPE logement » basé sur des factures !
Les experts de l’époque ont tenté d’expliquer que comparer une facture et un calcul conventionnel n’avait aucun sens. Et en plus, sans obligation de fournir des factures, pas de DPE !

Mais pourquoi ?

Parce que la méthode 3CL était jugée pénalisante ou trop approximative pour les bâtiments anciens. Donc, pour une construction résidentielle antérieure à 1948, le DPE était basé sur des factures. 

Une facture est plus proche de la réalité qu’un calcul approximatif, non ?

Oui ou non. Une chance sur deux ! Et fallait-il encore disposer de factures ... Je vous rappelle que l’objectif d’un DPE est de permettre de comparer les consommations d’énergie de deux logements occupés de la même manière. Comme le comportement de l’usager peut diviser ou multiplier les consommations jusqu’à 3 fois, la comparaison entre un calcul et une facture est illusoire. Même si la méthode 3CL était moins adaptée aux bâtiments anciens (elle avait d’ailleurs été affinée à cet effet), mieux aurait valu appliquer la même méthode quelle que soit l’année de construction. L’opposabilité aurait pu être instituée dès 2006.
 

OK. Mais maintenant que ce problème est réglé, on ne peut que se réjouir de cette actualisation. La nouvelle méthode prend en compte les 5 postes de consommations réglementaires de la RT ou de la RE en intégrant aux 3 postes habituels, chauffage, ECS et auxiliaires, celles liées à l’éclairage et la climatisation. On a enfin une cohérence entre les DPE habitat et non résidentiel. Par ailleurs, les hypothèses ont été nécessairement actualisées comme les données climatiques et les rendements des systèmes qui ont évolué depuis 20 ans. On peut aussi saluer l’abandon de l’idée fantaisiste qui circulait en 2020 d’étiquettes exprimées en énergie finale.

N’avez-vous rien oublié ?

L’étiquette a aussi changé. Elle intègre enfin le carbone et les seuils ont été modifiés. Je ne pensais pas que nous allions rentrer dans ces détails !

Des détails alors que l’essentiel est là ? Faut-il vous rappeler qu’avec les changements des seuils et, pour l’électricité, les modifications importantes de l’équivalence énergie/émissions de GES et de la conversion énergie finale/énergie primaire de 2,58 à 2,3, on obtient une bascule impressionnante : selon le ministère, avec ce nouveau DPE, le nombre de passoires thermiques (classes F et G) sera toujours égal à 4.8 millions de logements. Mais parmi ceux-ci, 600 000 logements chauffés à l’électricité et 200 000 au bois se retrouveront en classe E, et ces ex-passoires seront remplacées par 600 000 logements chauffés au fioul et 200 000 au gaz qui passeront de la classe E aux classes F ou G.

 

classe énergie

D’accord. Le nouveau DPE est beaucoup plus favorable pour l’électricité. Mais, est-ce choquant compte-tenu de notre mix électrique peu carboné ? Et puis, vous avez vu que la filière gaz critique les niveaux des classes, notamment A et B qui, selon elle, deviennent plus laxistes et ne vont pas dans le bon sens (par exemple, pour la classe A, on passe de < 50 kWhep/m².an à < 70) en omettant de préciser que dorénavant, on comptabilise aussi l’éclairage et la climatisation. J’espère que votre pointillisme a bien repéré ce subterfuge.

Certes. La polémique entre producteur d’énergie est habituelle et fait partie du paysage ... Cela dit, vous allez vite en besogne avec le mix électrique. Cette filière a réalisé un travail de lobbying tel qu’on va bientôt pouvoir se tirer une balle dans le pied si on ne construit pas de nouveaux EPR (est-ce le but de la manip ?).

Attendez, là je ne vous suis plus.

Eh bien, avec ces coefficients très favorables à l’électricité, il pourrait être envisagé des situations ubuesques. Par exemple, par la voix d’un représentant d’EDF (1), « abaisser le coefficient d’énergie primaire va permettre de réduire le niveau d’isolation des bâtiments chauffés à l’électricité ». En extrapolant ce curieux raisonnement, cela aboutirait au maintien, voire au développement du chauffage électrique dans les rénovations, autant avec des convecteurs (pas chers) qu’avec des PAC réversibles (la clim en « cadeau ») avec des besoins de chauffage bien trop importants. Compte-tenu du développement des usages de l’électricité (mobilités, équipements, communications), ces logements contribueront à amplifier les pointes d’hiver et même à créer des pointes d’été !

Vous êtes en train de dire que EDF pousse au chauffage électrique pour justifier la construction des EPR et ainsi de bloquer la sortie progressive du nucléaire prévue dans le PPE de 2018 ?
 

Oui.

C’est un peu schématique.

Oui, mais ce n’est pas une raison pour dire que c’est faux.

Quoiqu’il en soit, avec le nouveau DPE, nous aurons une image énergétique plus complète du parc de logements et un bon outil pour faire disparaître progressivement les passoires thermiques.
 

A condition que sur le terrain, on ne confonde pas DPE et audit énergétique.

On connait la chanson. Croyez-vous vraiment que cette confusion existe encore et serait même cultivée ?

Oui. Vous avez remarqué, je réponds toujours « oui » à vos questions ... Ecoutez par exemple Stéphane Prouzeau, vice-président de la FIDI (2) déclarait que la nouvelle méthode 3CL et le nouveau cadre du DPE permettraient aux diagnostiqueurs de devenir les prescripteurs des travaux de rénovation énergétique. Les diagnostiqueurs comprennent très bien la différence qui existe entre un audit énergétique et un DPE. Mais, ils raisonnent en part de marché et font semblant d’être sourds devant cette « subtilité ».
 

Quand même, la méthode a été actualisée, affinée et en plus, le DPE renseigne le futur acquéreur ou locataire sur les effets de son comportement sur la facture finale. En quoi le DPE ne serait pas suffisant pour prescrire des bouquets de travaux pertinents ? En outre, l’opposabilité augmentera la responsabilité des diagnostiqueurs car elle peut les exposer à d’éventuels litiges au cas où le DPE serait contesté.

Certes (pour ne pas encore dire « oui »). Mais il faut le répéter : le DPE détermine conventionnellement la performance énergétique et en émission de GES des logements sur une échelle commune, permettant ainsi d’effectuer des comparaisons selon un mode d’habiter identique. Passer d’un niveau à l’autre après travaux traduit l’effort réalisé sur cette échelle.
Un audit consiste à analyser un bâtiment pour trouver les voies les plus pertinentes pour le rénover. Cela suppose une connaissance poussée de la thermique du bâtiment, une relative maîtrise des échanges hygrothermiques dans les parois, notamment au sein des anciens systèmes constructifs, la capacité d’établir les conséquences des travaux sur la qualité de l’air, sur l’acoustique, sur le confort d’été, sur la pérennité du bâtiment, …

N’en jetez plus ! Je comprends bien que la compétence d’un diagnostiqueur en thermique n’est pas celle d’un bureau d’études. Cependant, comment imaginer faire appel à chaque fois à un bureau d’études, voire un architecte pour des rénovations de petites maisons individuelles, le secteur le plus important à rénover ? Les conditions financières correspondent mal à ces situations. Et puis, les BET seraient-ils suffisamment nombreux et disponibles pour cette multitude de petites missions ?

Bonnes questions Monsieur Bio. Il faudrait pour les maisons mettre au point une démarche d’audit « light » permettant de réaliser une analyse suffisamment précise sans tomber dans le calcul purement conventionnel du DPE et ainsi, prescrire de manière pertinente au cas par cas. Il faut citer l’idée du rapport Sichel (3) consistant à créer un nouvel acteur terrain : l’« accompagnateur travaux » (4). Son profil pourrait être celui d’un thermicien ou encore, celui d’un architecte, le maître d’œuvre multidisciplinaire apte à bien gérer les interactions précitées.
 

Il semblerait que l’Ordre des Architectes soit assez critique.
 

Peut-être que les architectes n’ont pas été consultés ...

Affaire à suivre de près. Tiens ! Nos cafés sont froids.



Laissons là nos deux amis. Effectivement, il faudra revenir sur le sujet au regard de ses très importants enjeux.



Références …

  1. Olivier Grignon-Massé, chef de mission au département Solutions innovantes et usages bas carbone – EDF, lors d’une conférence de presse le 5 Février 2020 - Citation de Olivier Sidler dans sa note « La réforme cachée du DPE et ses conséquences » - 30 Octobre 2010.
  2. FIDI : Fédération Interprofessionnelle du Diagnostic Immobilier.
  3. « Rapport pour une réhabilitation énergétique massive, simple et inclusive des logements privés » - Olivier Sichel - directeur général délégué de la Caisse des Dépôts et Consignations - document préparé à la demande du Logement - Emmanuelle Wargon - Mars 2021.
  4. Ou, selon Barbara Pompili, ministre de la Transition Ecologique dans une interview dans Le Parisien, fin Mars 2021,  l’« accompagnateur Rénov ».



Pour info, les textes réglementaires du nouveau DPE


Le nouveau DPE, dossier du Ministère de la Transition écologique - Février 2021 

Décret n° 2020-1609 du 17 Décembre 2020 relatif au diagnostic de performance énergétique et à l'affichage des informations relatives à la consommation d'énergie

Arrêté du 31 Mars 2021 relatif au diagnostic de performance énergétique pour les bâtiments ou parties de bâtiments à usage d'habitation en France métropolitaine

Arrêté du 31 Mars 2021 relatif aux méthodes et procédures applicables au diagnostic de performance énergétique et aux logiciels l'établissant

Arrêté du 31 Mars 2021 modifiant diverses dispositions relatives au diagnostic de performance énergétique



 


Commentaires

  • jean
    0
    25/06/2021

    J'ai deux maisons strictement identiques que j'ai fait construire sur le même plan: l'une à Nice et l'autre dans les Yvelines. Elles sont toutes deux chauffées par une chaudière à gaz à condensation ; même isolation, même surface, etc. Dans les Yvelines elle est classée C (énergie) et D (GES). A Nice, elle est classée A (énergie) et B (GES). Ce sont les MÊMES maisons.
    Pour améliorer le score de la maison des Yvelines, j'ai décidé de remplacer ma chaudière a gaz à condensation (pourtant toute neuve!) par une pompe à chaleur.
    Désormais chauffée à l'électricité, la maison est classée B (énergie) et A (GES). Mais il m'en a coûté la modeste somme de 20000 euros (ma maison est grande).
    Conclusion : il y a une grande injustice dans tout cela. Un tel diagnostic essentiellement inégalitaire (le DPE dépend d'abord de la zone géographique et de la nature de l'énergie consommée, très accessoirement des modes de construction et de l'isolation) ne peut assurément pas servir de base à une politique publique équitable (conséquences inégalitaires sur les bailleurs, notamment). Et le nouveau DPE exacerbe ces inégalités en reposant désormais quasi exclusivement sur la nature de l'énergie consommée.

    • Bernard
      0
      05/07/2021

      Bonjour Jean
      Que 2 maisons identiques n'aient pas la même consommation énergétique quand elles sont dans des lieux différents (Nice et Yvelines), n'est ni injuste , ni faux. Pourquoi avoir dépenser autant pour qu'une maison située en Ile de France soit classée aussi bien que la même à Nice ? L'affichage du DPE est effectivement sur une échelle commune à tous les climats et il n'y a rien d'inégalitaire, à part le climat ! Il faut se rappeler l'intérêt du DPE : comparer 2 biens immobiliers.... a priori assez proches géographiquement, afin de choisir éventuellement celui qui est le mieux classé (à climat égal). Personne décidera de choisir parmi deux biens celui qui est le mieux classé s'ils sont, l'un dans le nord, l'autre dans le sud. Dans ce cas, il s'agit d'un choix de climat, et non celui d'une maison.


  • claude
    0
    12/05/2021

    Et ce n’est pas une des moindres incohérences ! Je souscris à l’observation de Daniel ; pour le consommateur seul l’énergie finale compte ! Dans le neuf elle correspond plus directement au Bbio qui exprime un niveau de besoin en énergie finale ! Dans l’existant c’est celle qui est mesurée et facturée .
    Certains vous diront que cela permet de tenir compte de la différence de prix entre le kWh elec et le kWh gaz tout en oubliant de vous dire que cette différence ne se retrouve pas au niveau du coût complet de la solution énergétique choisie.
    Le passage par l’énergie primaire répond à des logiques qui n’ont rien à voir avec la performance environnementale des bâtiments ! Fort à parier que si le mix électrique était 100% EnR on ne parlerait que d’énergies finales . Il n’y aurait plus de débats !

    • Bernard
      0
      17/05/2021

      Bonjour Claude,
      Quelques commentaires sur votre réaction (et merci d’avoir réagi) : pour le consommateur, ce n’est ni l’énergie primaire ou l’énergie finale qui compte, c’est sa facture. Là au moins, on peut additionner des euros à d’autres euros et c’est tangible. On ne peut pas faire sérieusement directement l’addition 1kWh élec + 1kWh énergie fossile on 1 kWh bois.
      Quant au Bbio, il exprime tout sauf une énergie finale….c’est un mélange de calories, de frigories et de lux. Comment sont-ils produits ? Ce n’est pas question. Il ne faut pas confondre « besoins » et « consommations ».
      Enfin, si le mix électrique parvenait à 100% en EnR (ce serait une excellente idée), on ne parlerait plus d’énergie du tout, mais d’impacts carbone en différenciant le kWh élec produit par du PV, du H2, un barrage hydroélectrique ou une éolienne


  • Alain PC
    0
    28/04/2021

    Critiquer le DPE d'un immeuble avec chauffage collectif basé sur ses factures gaz est étonnant ; comment suspecter un biais validé par tous ses 50 occupants pendant des années ? on ne peut pas faire plus sûr !!
    Quelle fiabilité accorder à un audit (5000 €) bâclé par un BE qui annonce un gain d'énergie sur la production d'eau chaude collective (40% de l'énergie totale) par chaudière à condensation alors que la température minimale contre les légionnelles ( 60 °C) ne permet pas la condensation des fumées, ou qui minimise de moitié le coût de remplacer les fenêtres ?
    un calcul thermique basé sur des données de construction non disponibles a conduit à installer 200 kw de puissance quand l'analyse des consommations f( delta T) indique un besoin maximal de 140 kw pour la météo de référence ?
    comment imposer 15% de gain d'énergie pour la rentabilité de répartiteurs de frais de chauffage si la chaufferie est neuve et bien exploitée, et que les occupants ne veulent pas baisser la consigne pour gagner 15€ par an de gaz, somme égale au loyer d'exploitation des capteurs par Techem ou ses concurrents Ocea etc = gain nul et opacité accrue dans la répartition des coûts
    4 exemples concrets vécus pour tempérer la satisfaction de ces écologistes qui pondent des lois de plus en plus con(mplexe)s pour le seul profit des prestataires peu compétents sur ces marchés.
    par contre la publication par l' ALEC de Grenoble de fiches résumant les caractéristiques, gains et coûts réels des chantiers de rénovation est très utile pour caler les enjeux, du CONCRET FIABLE.
    On pourrait surement bâtir des abaques reliant les caractéristiques majeures ( zone climatique, surfaces au sol et de vitrages, âge bâtiment, factures par énergie et date, ratios kwh finale et primaire..) qui seraient aussi précis ( disons 10%) que ces études bidons du fait des données non disponibles. qu'en pensez-vous ?

    • Bernard
      0
      29/04/2021

      Bonjour Alain,
      Tout d'abord, merci pour l'intérêt que vous portez sur cette "humeur". Je vais tenter de vous répondre point par point, non pas pour exprimer un désaccord, mais pour nous faire réfléchir :
      - DPE en collectif : bien sûr, les factures gaz, surtout si elles sont bien accompagnées des données climatiques de la période et que l'occupation des lieux soit habituelle, représentent un indicateur fiable. Mon propos concernait le DPE, pas la "réalité". Le DPE n'est pas sensé représenter la réalité mais une estimation à usage et comportement identiques et pour une même météo afin de pouvoir comparer 2 logements ou 2 bâtiments sur une même échelle. Les factures gaz dans cette situation décrivent une situation réelle mais trop particulière pour être comparée à un autre bâtiment. En revanche, les factures sont ici très précieuses pour réaliser un audit sur ce même bâtiment avec les mêmes occupants pour trouver, via un audit sérieux, et si besoin, les meilleurs bouquets de travaux.
      - fiabilité de l'audit : ce n'est pas l'audit qu'il faut mettre en cause, mais le BE qui le fait. S'il bâcle le travail, ce n'est pas de la faute du travail à faire. Comment se passer d'un audit permettant de modéliser un bâtiment avant et après travaux pour estimer l'impact technico-économiques de travaux envisagés ? Mais vous avez raison : c'est une méthodologie qui demande à être appliquée avec sérieux. Les exemples que vous avez cités sont malheureusement observables sur le terrain, mais toutefois et heureusement non généralisables. Les répartiteurs dans un bâtiment où les consommations de chauffage sont faibles, ou encore les surpuissances préconisées sont des classiques de préconisations à côté de la plaque .
      - abaques : j'ai utilisé longtemps des abaques quand l'informatique était encore balbutiante. Mais aujourd'hui, les outils de STD disponibles, la compétence et l'expérience des jeunes générations en informatique, permettent d'avancer que les outils actuels et leurs utilisateurs ont un grand potentiel de pertinence dans l'analyse du comportement d'un bâtiment pour prescrire à bon escient par rapport aux consommations, mais également par rapport au confort (surtout en période chaude).
      - écologistes pondeurs de lois : ce que je crois savoir, c'est que les "lois" (RE2020 , décret tertiaire, nouveau DPE, etc...) que vous évoquées sont souvent le fruit d'une large concertation avec les acteurs de terrain et qu'elles sont souvent l'image de ce que nous sommes collectivement capables d'exprimer comme contraintes. L'administration a le dernier mot et elle n'est pas composée, loin s'en faut, d'écologistes....
      - enfin, sur les documents de l'ALEC et toutes remontées de terrain analysées, je ne peux qu'être d'accord avec vous : mesurer les effets réels des travaux réalisés reste un moyen privilégié pour améliorer les méthodes, les outils, donc l'efficacité des professionnels.


  • Pierre
    0
    27/04/2021

    @Guillaume : 2000€ un audit vous y allez un peu fort! Il faut compter environ 500€ pour avoir un audit énergétique et thermique complet, de plus il est éligible à "Ma Prime Rénov"

    • Guillaume
      0
      29/04/2021

      Vous avez raison, je ne m'y connais pas assez en logement individuel et je n'ai pas connaissances des prix pratiqués dans ce secteur.
      2000 € est surestimé mais c'est que je ne vois pas comment faire une visite, un rapport avec état des lieux et améliorations, simuler le bâtiment en RT ou Note de calcul, analyser les échanges hygrothermiques des parois en cas de rénovation, de faire du spécifique au logement et pas du copier coller peut être possible en moins de 2 jours hommes à minimum 600€ jours / homme donc disons plutôt 1200 €. Après, c'est vrai que c'est souvent la même chose....donc on revient au DPE simplifié/amélioré ?


  • Guillaume
    0
    22/04/2021

    Merci pour ce dialogue instructif malgré qu'il soit un peu orienté.
    Je ne suis pas d'accord sur deux points, non ce n'est pas fantaisiste de parler en énergie finale, c'est bien cette énergie que l'utilisateur paie à la fin et c'est bien cette énergie qu'il est intéressant de réduire au minimum d'un point de vue du consommateur.
    Concernant les audits énergétiques, réaliser une démarche d'audits lights serait très proche des DPE améliorés. Je vois mal quels particuliers seront prêt à débourser disons 2000 € pour un audit quand on leur vend des DPE à 50 €
    Cordialement

    • Bernard
      0
      26/04/2021

      Bonjour Guillaume,
      Merci pour ce retour et l'intérêt que vous portez à cette humeur.
      Pour votre premier commentaire sur l'énergie finale, vous avez raison dans le principe, mais....comment peut-on sérieusement additionner des kWh de natures différentes ? 1 kWh elec + 1 kWh gaz, ça se calcule comment ? Par ailleurs, le DPE donne une fourchette des dépenses en euros selon les comportements, donc, inutile de faire un calcul impossible.
      Pour votre seconde remarque, j'avoue que la notion d'audit "light" n'est pas évidente à définir, coincée qu'elle est, entre un audit classique et un DPE. Cela dit, entre 50 € et 2000 €, il y a de la marge. La difficulté sera de trouver une méthodologie avec un calcul à peine plus complexe que celle du DPE mais visant à analyser un peu plus sérieusement le fonctionnement de la maison pour prescrire des travaux pertinents.


  • Daniel
    0
    22/04/2021

    DPE en énergie primaire
    Décret tertiaire en énergie finale
    Cela me semble pas cohérent ?


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