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«Cloud computing» ou «encyclopédie locale» ?

9 Mai 2011

Dans la dernière lettre  j’ai tenté de faire le point sur les tablettes, l’outil informatique à la mode. Or on peut  utiliser – pour les mêmes services – des miniportables. Nous y reviendrons mais il est maintenant temps de faire un point plus général sur nos outils informatiques. Car vous allez probablement découvrir de nouvelles méthodes de travail dans les deux à cinq ans à venir.

A quelles nouvelles méthodes voulez-vous faire allusion ?

   Revenons aux usages bureautiques, où le problème sera de plus en plus le suivant : faudra-t-il abandonner  l’organisation actuelle basée sur l’usage de l’ordinateur « chez soi », isolé ou en petit réseau local. Ou faudra-t-il passer au « cloud computing », c'est-à-dire utiliser exclusivement Internet, les logiciels et vos archives résidant alors dans des maxi-serveurs à distance. C’est une technique qui a connu, et qui connaît une croissance assez forte. Le risque aujourd’hui le plus sérieux, en cloud computing, est de voir le système galvaudé par des opérations dangereuses. Si vous acceptez, par exemple, de vous voir abrité par des sites tels que Google, ne vous étonnez pas ensuite d’être ou bien le support de publicité, ou bien le lieu de piratages. Il me semble que la voie s’ouvre par ailleurs à d’autres techniques, qui sont plus sûres.

Lesquelles ?

   Par exemple celle que j’appellerai de « l’encyclopédie locale », où j’ai eu la chance de participer aux premières mises au point. La solution est la suivante : vous vous équipez (à prix relativement très modeste : l’essentiel existe déjà) d’une unité de disque dur indépendante de vos ordinateurs. Vous y installez tous vos supports de travail, qu’il s’agisse de logiciels au sens stricts, de documentation technique ou autre, et de tous les archivages de vos activités. Vous reliez cette unité à tous les postes classiques que vous voulez, ordinateurs, téléphones portables, smartphones ou tablettes – ou même appareils photo ou caméra - par des cordons analogues aux liaisons USB actuelles, mais à des vitesses de transfert 100 fois plus élevées que celles de l’USB 2 actuel. Et ce grâce aux techniques photoniques. En fait il ne s’agit pas de lignes électroniques mais de mini-générateurs laser qui codent les données et les transmettent par fibre optique miniature, que nous dirons « optroniques ».

N’est-ce pas financièrement prohibitif ?

   Pour que le système soit économiquement viable il fallait résoudre ce problème économique : Intel devrait livrer ces fibres optroniques avec leurs structures terminales dans moins de deux ans, et ce à un coût relativement réduit. Vous récupérerez alors une très grande liberté, les appareils de toutes sortes (et vos installations elles-mêmes) pouvant alors se connecter localement avec une très grande facilité. Et des changements plus ou moins complets d’habitudes, dont voici un exemple. Je veux ausculter (sur le plan énergétique) un bâtiment collectif d’habitation : par voie optronique je charge l’outil logiciel de l’encyclopédie sur le smartphone que je vais utiliser sur le terrain. Une fois l’auscultation terminée, je charge le rapport établi sur smartphone (y compris les photographies) sur l’encyclopédie, et j’imprime tous les résultats souhaitables, y compris le détail des travaux d’amélioration à effectuer. Tous ces chargements et déchargements se faisant par fibre optronique.

Roger CADIERGUES


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