Chargement...

Bâtiments contributeurs actifs des réseaux avec Ready2Grids (R2G) et GoFlex



Le 18 Décembre 2018

Par Grégoire Noble - Journaliste scientifique

 

Smart City - A l'occasion du salon SIMI, la SBA (Smart Building Alliance), le certificateur Certivéa et le syndicat Gimélec ont lancé une déclinaison du label Ready2Services et un indice de flexibilité énergétique pour les bâtiments. Deux outils qui contribueront à les rendre plus réactifs au sein des réseaux électriques intelligents. Détails ...


Le bâtiment, logement et tertiaire, représente 45% de la consommation énergétique française et 20% des émissions de gaz à effet de serre. Le secteur qui se réunissait à l'occasion du Salon de l'immobilier d'entreprise (Simi), souhaite que les opérations s'inscrivent dans des démarches ambitieuses en matière de réduction des consommations et de flexibilité aux heures de pointe, afin de contribuer à la chasse au gaspi. Trois acteurs, Certivéa, la Smart Buildings Alliance (SBA) et Gimélec, ont entrepris de lancer des outils dédiés : Ready2Grids, première déclinaison de Ready2Services, et GoFlex, un indicateur de flexibilité énergétique.



smart-grid-reseau-electrique.jpg

Smart grid ou réseau électrique intelligent : pour des bâtiments connectés plus confortables et économes


1 - Ready2Grids (R2G) : première déclinaison de Ready2Services

Comme le rappellent Certivéa et la SBA, la loi Brottes de 2013 contenait déjà des notions d'effacement de la consommation électrique et de gestion dynamique des réseaux à l'aide de modèles de programmation transférant des informations de gestion en temps réel. Les "smart grids" ne peuvent en effet fonctionner que si les bâtiments qu'ils relient sont capables d'interagir de façon intelligente. D'où l'idée d'un socle technique, Ready2Grids (R2G), permettant à une construction de s'ouvrir vers l'extérieur et communiquer des données concernant le système énergétique, s'adaptant également aux informations reçues. Le bâtiment préconisé pour R2G est donc avant tout communicant à l'intérieur et l'extérieur de ses murs. "Cela demande un réseau de capteurs et un système de pilotage qui permettent d'établir précisément la consommation d'énergie au temps T (avec quelle source d'énergie), les prévisions de charge tous usages confondus, la capacité à délester, à stocker et à produire", notent les concepteurs. Des transferts qui nécessitent un protocole ouvert mais sécurisé, apte à soutenir des transactions. Le bâtiment R2G pourra également s'engager sur un prévisionnel et de le tenir, sans le dépasser : "il saura quel est le potentiel d'effacement, sa durée, le temps de mise en œuvre …". Des connaissances cruciales pour optimiser les approvisionnements et participer au smart grid. Techniquement, il faudra que prévisions et GTB soient parfaitement efficaces. La flexibilité du bâtiment R2G résultera par exemple du décalage entre production de chaleur et baisse de la température (grâce à son inertie thermique) ou du recours à des solutions de stockage (batteries, gaz, …). " On atteint alors l'excellence de l'intelligence du bâtiment ", assurent Certivéa et SBA.



2 - Encourager à consommer mieux, auto-consommer ou stocker l'énergie

Concernant la flexibilité justement, ce sont les adhérents du Gimélec qui ont planché sur un indice dédié au potentiel d'agilité énergétique du bâtiment ou d'un parc de bâtiments. La méthode de calcul évalue et valorise la possibilité d'effacement au moment le plus approprié. Thierry Djahel, membre du comité de marché Bâtiment Connecté, souligne : " La flexibilité thermique et électrique est un enjeu essentiel car elle prépare le bâtiment à devenir une brique active du réseau. [Elle] encourage à « consommer mieux » sur l'ensemble des usages, à auto-consommer et/ou à stocker l'énergie lorsqu'elle est moins chère et plus verte ". Selon lui, cela permettra de piloter les immeubles selon des signaux de prix ou d'ordres rémunérateurs, pour stimuler les consommations lors de pointes de production de renouvelables et d'effacer à d'autres moments. D'où l'idée d'un index simple permettant aux opérateurs d'évaluer rapidement le potentiel des constructions. Concrètement, GoFlex combine trois données : la classe du système de pilotage (A, B, C ou D), la durée du préavis de la demande de flexibilité (>24 h, >3 h ou sans préavis) et la puissance modulable exprimée en kW, pour l'été et l'hiver. Il offre dont une visibilité sur les capacités de l'édifice. La généralisation de GoFlex à toutes les parties prenantes (propriétaires, maîtres d'ouvrage, maîtres d'œuvre, exploitants, opérateurs, énergéticiens, agrégateurs) pourrait permettre une meilleure compréhension et contribuer à déployer la gestion active, intégrer davantage les EnR et optimiser les réseaux.

Les trois partenaires concluent : "Certivéa, le Gimélec et la SBA travaillent de concert afin d'accompagner le secteur du bâtiment dans sa démarche active de transition énergétique. Ils sont convaincus que la mise en œuvre de cette première déclinaison Services dédiée à l'énergie d'une part, et que l'usage de ce nouvel indice de flexibilité d'autre part, doivent permettre au secteur de se positionner en acteur majeur de la Smart City".


Commentaires

Aucun commentaire actuellement, soyez le premier à participer !

LAISSER UN COMMENTAIRE

ABONNEZ-VOUS !
Ce site respecte strictement la réglementation RGPD sur les données personnelles. Pour connaitre et exercer vos droits, vous pouvez consulter notre politique de confidentialité
Reférencement gratuit

Référencez gratuitement votre société dans l'annuaire